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Thibaut Roland sur le retour de Kim Clijsters : "Croyons-y bordel!"

Thibaut Roland, revient évidemment ce 17 février sur le second come-back de Kim Clijsters après sept ans d'absence sur les courts. Malgré divers commentaires pessimistes sur son retour, il y croit et nous explique pourquoi.

Kim Clijsters a rejoué officiellement en compétition au tennis ce 17 février à 16h00 à Dubaï contre l'espagnole Garbiñe Muguruza, actuelle 16ème joueuse mondiale et s'est inclinée 6-2 / 7-6. Thibaut Roland avait donc placé son regard sport de la semaine sur le come-back de la limbourgeoise avant ce premier match. 

"On ne s'y attendait pas à son retour très honnêtement, même dans les milieux autorisés cela ne bruissait pas. Pourquoi ? Parce que Kim Clijsters était l'exemple même d'une reconversion réussie : une vie de famille joyeuse et bien remplie, une académie à son nom ouverte depuis 2014 qui tournait bien" pointe ainsi le chroniqueur.

Il ajoute : "Et puis surtout, elle avait évité toutes les embuscades et les entourloupes de l'après-carrière: la déprime, l'alcool, les médocs, les questions existentielles : qui suis-je, d'où viens-je, où vais-je ?" Thibaut Roland affirme d'ailleurs qu'il proposera un jour un sujet sur les hôpitaux psychiatriques remplis de sportifs retraités "parce que c'est très difficile de gérer une après-carrière" déplore-t-il.

Deux opinions sur son retour

"Depuis quelques jours vous sentez deux camps qui s'opposent : un clan qui nous dit "elle va mettre tout le monde au tapis, elle va revenir et écraser la concurrence" et un autre clan qui nous dit "elle va se prendre les pieds dans le tapis" et chacun y va de son petit exemple" lance ainsi Thibaut.

Dans l'équipe des pessimistes, on prend l'exemple de la française Marion Bartoli. Thibaut détaille : "Elle avait amorcé un retour qu'elle n'a jamais complètement validé. Il faut dire que Marion revenait d'une maladie grave et que peut-être le simple projet de son retour l'a aidée à guérir et en ça c'était déjà un come-back réussi". Par ailleurs, "sa maladie l'avait beaucoup affaiblie, raison de plus" ajoute-t-il.

Dans l'équipe des optimistes, on cite les retours des américaines Jennifer Capriati ou de Monica Seles. Capriati avait de fait gagné trois tournois du Grand Chelem entre 2001 et 2002 (dont l'un face à... Kim Clijsters à Roland Garros) après une interruption entre 1993 et 1996 alors que Seles remporte une quatrième fois l'Australian Open en 1996 après avoir arrêté la compétition entre 1993 et 1995.

Les raisons d'y croire et de ne pas y croire

Thibaut Roland propose plutôt de se baser sur trois arguments les plus objectifs possibles pour spéculer sur la réussite ou non du come-back de Kim Clijsters.

Le chroniqueur certifie :

Argument numéro un, est-ce que le circuit féminin a changé ? Oui il est devenu plus physique qu'avant.

Il commente : "Cela me fait du mal de le dire mais cette évolution ne joue pas en sa faveur car sa force physique et son service étaient sa valeur ajoutée or le circuit s'est développé dans ce sens-là. Elle a donc perdu de sa valeur ajoutée".

Autre argument qu'utilise Thibaut, celui de l'âge de la joueuse. Certains pensent en effet qu'à 36 ans, il lui sera impossible de revenir dans le coup. "Or quand vous regardez dans tous les sports aujourd'hui il y a des sportifs d'un certain âge qui jouent encore à un très bon niveau : Roger Federer a 38 ans, Philippe Gilbert a 37 ans, Cristiano Ronaldo a 35 ans. On a toujours ces rois du monde qui vivent au sommet" souligne-t-il. L'âge n'est donc pas un facteur à prendre en compte pour déterminer la réussite ou l'échec du come-back, ou en tout cas, il est de moins en moins déterminant.

Troisième et dernier facteur influant sur ses performances, la durée de son interruption de carrière. Pour certains, sept ans sans jouer au tennis au haut niveau, c'est trop. Thibaut Roland nuance : "Pendant sept ans, elle a préservé la machine, elle a épargné son corps, elle a évité des blessures car contrairement à ce qu'on croit parfois, les sportifs de haut niveau n'ont pas une santé exceptionnelle. Ils poussent leur corps dans leurs derniers retranchements et l'abîment. Kim l'a préservé d'une certaine façon. Elle a gagné sept ans d'espérance de carrière si on voit les choses d'une autre façon".

Fais-nous vibrer Kim !

Thibaut Roland conclut : "Une fois qu'on a analysé tout ces arguments, on a le droit de dire au diable, les analystes, les zozos de la science". Il argumente :

Finalement, c'est l'émotion qui doit prendre le dessous et croyons-y à son retour bordel, aimons-la bordel car c'est peut-être ça aussi la clef du succès.

Un mot donc selon le chroniqueur : confiance. Si Kim croit en ses capacités et que nous y croyons, peut-être évitera-t-elle un sérieux revers dans ce come-back. Car c'est bien connu, au tennis, le mental redouble d'importance.

Thibaut confie pourquoi il se montre positif face à ce retour : "Je n'aime pas trop ce pessimisme ambiant typiquement belge : on a toujours envie de se voir plus petit qu'on ne l'est dans la réalité".

Alors est-ce que Kim nous fera à nouveau vibrer ? Rappelez-vous, lors de son premier come-back, elle avait remporté l'US Open avec une wild card, un retour qui avait marqué l'histoire du tennis féminin, mais c'était... en 2009, il y a près de 11 ans déjà. Elle avait ensuite gagné le même tournoi l'année suivante suivi de l'Australian Open. La Limbourgeoise l'a donc déjà fait, alors pourquoi pas recommencer ?

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