Le 8/9

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Sébastien Pocognoli quitte le Standard

Thibaut Roland revient sur l'actualité sportive du weekend... avec notamment le départ de Sébastien Pocognoli qui de commun accord avec le Standard ont décidé de mettre fin à leur collaboration.

On démarre l'année en rendant hommage à un joueur dont le parcours au Standard s'est terminé plus tôt que prévu.

Le Standard et Sébastien Pocognoli ont décidé de commun accord de mettre fin à leur collaboration. Le club liégeois l’a annoncé sur son site internet : "Le club remercie Sébastien pour tout ce qu’il a apporté au matricule 16 lors de ses différentes périodes chez les Rouches et lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière professionnelle."

Le Belge de 32 ans a connu plusieurs épisodes du côté de Sclessin. Un premier pendant sa formation, ensuite entre 2010 et 2013. Le joueur a également évolué à Genk, l’AZ Alkmaar, Hanovre mais aussi West Bromwich et Brighton. Il était revenu à Liège en 2017 et depuis il a disputé 40 matches, mais aucun cette saison. 

On a un peu oublié d'en parler entre la dinde et la bûche mais le Standard s'est séparé d'un grand monsieur, un grand serviteur de l'état.

Sébastien Pocognoli. C'est le joueur qui, au moment où il peut devenir capitaine de Brighton à l'été 2017, jouer en premier league, toucher le win for life et mettre sa famille dans la ouate jusqu'à la fin de sa vie... Dit "non je reviens au Standard parce que j'ai ce blason cousu dans mes tripes. 

We are family, we are family...

Sauf qu'il n'y aura bientôt plus grand-monde aux réunions de famille parce qu'entre-temps, Preud'homme est arrivé. Et je peux vous dire que son nom, il le signe à la pointe de l'épée. D'un P qui veut dire Preud'homme mais qui veut dire Patron...Michel Preud'homme qui est sans conteste un grand entraîneur, sans conteste un grand monsieur du foot mais qui a désormais toutes les clefs du Standard.

Celle du terrain, du bureau présidentiel, de la buvette, du  parking pour vélos. Même le local de madame pipi, c'est lui qui en a les clefs au point qu'on le surnomme Dieu dans les couloirs du Standard. Et Dieu veut choisir lui-même ses apôtres.

Le problème de Sébastien Pocognoli, de Réginal Goreux et demain sans doute de Jean-François Gilet, c'est qu'ils avaient été choisis par l'ancien directeur sportif, Olivier Renard, ennemi notoire de Preud'homme.

Alors, vous allez me dire: "c'est le football, c'est des choix, il faut un chef qui décide, il faut une ligne directrice". C'est vrai. Et personne ne peut reprocher à Preud'homme de choisir ses hommes et de façonner son équipe comme il le veut.

Par contre, le Standard avait fait une promesse à Sébastien Pocognoli. La promesse de le garder au club après sa carrière dans une autre fonction. Cette promesse était même écrite d'après mes infos et là, j'ai peur que certains au club aient fait des boulettes de papier avec cette promesse. J'espère me tromper!

Toujours est-il que, si je peux donner un petit conseil à une grosse partie des clubs belges de division 1: un Pocognoli gratuit au mercato de janvier. Foncez. C'est  les soldes et le black friday qui tombent le même jour. Je sais qu'il a déjà eu une proposition d'Angleterre et des Pays-Bas mais que pour la famille, il a envie de rester en Belgique.

Et quoi qu'il arrive, il faudra faire graver sur la page wikipédia de Poco le mot "respect". Respect pour tout ce qu'il a donné au Standard.

A l'inverse à Anderlecht, un enfant du club fait pour l'instant son grand retour

C'est un peu l'exact opposé du Standard. Les portes de la maison sont toujours ouvertes aux enfants du club et notamment Antthony Vanden Borre qui est parti en stage avec Anderlecht. Et vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis content pour lui parce qu'il faut le connaître un peu pour comprendre à quel point c'est un garçon en or qui a aujourd'hui la capacité d'encadrer des jeunes. Je l'ai croisé il y a quelques semaines. Physiquement, il est très affûté (je me suis permis de palper ses abdos en tout bien tout honneur). Quand je lui ai dit qu'il était prêt à être jeté dans le grand bain, c'est lui-même qui m'a calmé et qui m'a dit "patience". Mais là je crois que sur le Monopoly du foot, Anthony est tranquillement passé par les cases "patience", "prudence", "exigence" et que d'ici fin janvier...

On va peut-être le revoir sur un terrain de d1. Inch'Allah...

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