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Retour sur la cérémonie des Golden Globes : le sauvetage après la polémique ?

Célébrant chaque année le meilleur du cinéma et des séries télé aux Etats-Unis, la cérémonie des Golden Globes s’est retrouvée dans la tourmente ces dernières semaines. Elle a finalement tenté de rattraper le coup avec des lauréats issus de la diversité.

Dans la nuit du 28 février au 1er mars se déroulait la traditionnelle cérémonie des Golden Globes. A cette occasion, Cathy Immelen est revenue sur le parfum de scandale qui a secoué l’organisation qui décerne les statuettes quelques semaines plus tôt.

Comme le souligne la chroniqueuse cinéma, les Golden Globes sont remis par la HFPA, la Hollywood Foreign Press Association, composée de journalistes étrangers, basés à Hollywood et couvrant l’actualité cinéma. Une organisation aux dessous finalement peu glamours…

Au cœur d’une enquête menée par le LA Times

L’enquête menée par le célèbre quotidien parle ainsi d’une organisation aux pratiques très opaques, voire mafieuses, au niveau financier dans laquelle se retrouvent de nombreux journalistes perméables aux pots-de-vin et autres lobbyings, arrosés de privilèges par les studios hollywoodiens.

"Pour le moment, il n’y a que 87 membres. Imaginez… 87 personnes pour délivrer les Golden Globes, c’est assez peu. Parmi ces 87 votants, il n’y a aucune personne de couleur, plus de la moitié des membres a plus de 60 ans et on estime aussi que plus de la moitié de ces votants a du mal à réunir les six articles nécessaires par an exigés par l’association", précise Cathy.

Après les nombreuses dénonciations de l’enquête, des questions se sont ensuite posées sur certaines nominations.

"Un exemple concret la série Emily In Paris. Très divertissante, légère, un bonbon girly, mais pas de très grande qualité et pourtant on voit qu’elle a récolté plusieurs nominations cette année", souligne la critique cinéma.

On apprendra plus tard que de nombreux membres de la HFPA ont été invités à Paris pour assister au tournage avec nuits d’hôtel de grand luxe et moults cadeaux à la clé… ou comme une impression que les votants ont été "achetés". "La série ne vaut pas les nominations, et heureusement, elle n’a pas remporté de prix", ajoute-t-elle.

Tentative de sauvetage

Pour tenter de faire oublier ces accusations, les Golden Globes ont tenté de rattraper le coup avec des lauréats issus de la diversité.

Ainsi, la statuette du film de l’année a été décernée à Nomadland, un long-métrage déjà primé au festival de Venise par un lion d’or. Emmené par Frances Mc Dormand, le film sortira en salles dès leur réouverture, assure la chroniqueuse.

"Le film est réalisé par une femme d’origine chinoise Chloé Zhao, c’est la 2e fois seulement qu’une femme remporte le Golden Globe de la meilleure réalisatrice. Le film est aussi le grand favori pour les Oscars. Il s’agit là d’une première ouverture d’esprit de la part des votants", continue-t-elle.


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Du côté des acteurs, même son de cloche puisque deux acteurs afro-américains ont été primés : meilleur second rôle pour Daniel Kaluuya dans la catégorie "film dramatique", ainsi qu’un prix posthume pour Chadwick Boseman, le héros de Black Panther, qui nous a quittés il y a quelques mois. Chez les femmes, on note aussi la statuette de la meilleure actrice pour la chanteuse Anda Day, qui incarne la légendaire Billie Holiday.

"La qualité a quand même été primée puisque les deux excellentes séries The Crown et Le jeu de la dame ont toutes deux été récompensées. La polémique aura en quelque sorte servi à quelque chose. On espère en tout cas que les Golden Globes vont se remettre en question, à l’image des Césars qui ont aussi été décriés pour un organigramme assez poussiéreux", conclut Cathy.

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