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Plastic Bertrand sort son nouvel album : "C'est une espèce de déclaration d'amour à l'humanité"

Plastic Bertrand était l’invité du 8/9 pour son nouvel album L’Expérience humaine qui sort ce 23 octobre, un album aux sonorités électro mais empreint de mélodies.

Ce dixième album, Plastic Bertrand l’a enregistré en français et en anglais à Bruxelles aux côtés notamment d’Alec Mansion.

L’Expérience humaine est le premier single extrait de ce nouvel opus du même nom.

Un album moderne avec des compositions et arrangements électro-funk. Celui-ci est disponible dans les bacs dès ce 23 octobre.

Un retour 11 ans après le dernier album

L’album L’Expérience humaine de Plastic Bertrand sort ce 23 octobre mais a enregistré avant la pandémie mais la sortie a été postposée. "Je suis content qu’il sorte parce que c’est un album plein d’amour, une espèce de déclaration d’amour à l’humanité. Je pense que cela fait du bien aux gens d’entendre ce message : 'Je vous aime et vous êtes important pour moi'" affirme-t-il.


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Ce dixième album de Plastic est un réel retour car… 11 années le séparent de son dernier disque. Il défend ce long cheminement : "Un album cela prend plus ou moins quatre ans d’une vie, le temps de l’écrire, de l’enregistrer, de le tourner, de faire la promo. Et puis j’ai enchaîné (les concerts)".

Entre ces deux albums, l’artiste belge explique avoir eu besoin de se nourrir des retours du public : "Un artiste il a besoin de voir la vie réelle, de se nourrir des gens. (...) Ce qui est intéressant ce sont les gens et l’émotion qu’ils dégagent et ce que nous nous pouvons en faire en tant qu’artiste. J’ai eu besoin de ce temps-là".

De nombreuses influences

Un élément frappe sur ce nouvel album de Plastic Bertrand : une voix robotisée sur plusieurs titres, un réel hommage à certaines de ses influences. "Cet album c’est mon panthéon à moi avec du Bowie, du Daft Punk, du Bee Gees. Ce sont clairement des touches avouées, je voulais vraiment leur rendre hommage. Le son il est clairement Daft Punk mais c’est un son qui m’a toujours fasciné. J’aurais voulu être le troisième Daft Punk dans les années 2000" révèle-t-il.

Déjà dans Tout petit la planète début des années 80, ce son robotisé caractérisait déjà le chanteur belge. "L’électro c’est un truc qui me touche vraiment. Même avant cela, une de mes sources d’inspirations c’est aussi Kraftwerk dans les années 70".

Mais détrompez-vous, cet album est bien plus qu’un album robotisé. Plastic l’assure :

Au contraire c’est l’album le plus humain que je n’ai peut-être jamais fait.

"C’est un thème qui est récurrent dans tout ce que je fais (NDLR : comme son album Ultra Terrestre) c’est pour cela que j’avais besoin de me re-nourrir chez les gens avec eux pour leur redonner un tout ce qu’eux m’ont donné pendant toutes ces années" ajoute-t-il.

Un album à l’international

Une autre particularité de l’album est la suivante : il sort dans le monde entier.

Le single éponyme de l’album a même une version identique, mais en anglais, un choix bien réfléchi comme le dévoile Plastic Bertrand : "J’ai voulu rendre aussi hommage aux gens qui continuent à m’engager dans le monde entier grâce à Ça plane pour moi qui a été un tube vraiment mondial et qui revit à travers des pubs, des films et qui me permet à moi de continuer à travailler aux États-unis, en Australie, en Allemagne, en Italie et donc une version anglaise s’imposait vraiment".

Si L’Expérience humaine a mis du temps à émerger, c’est aussi parce que l’artiste punk voulait travailler avec deux personnalités bien précises : Dan Lacksman, "le pape de l’électro" et Alec Mansion, un "mélodiste fabuleux" comme le signale Plastic et ainsi obtenir un album très électro mais où la mélodie et les paroles revêtent leur importance.

"Heureux dans ce métier"

Plastic Bertrand ne s’est évidemment pas encore penché sur un prochain album mais estime qu’il sera vraisemblablement très différent et pour cause, c'est l'essence-même de son identité artistique. "Ce qui m’amuse le plus c’est de changer de style chaque fois. Si on regarde ma carrière, entre Sentimental moi, Slave To the Beat, Hula Hoop ou Ça plane pour moi, cela n’a absolument rien à voir. Le seul lien c’est moi" lance-t-il.

Si je suis toujours aussi heureux dans ce métier, c'est parce que je peux continuer à inventer. Je ne cherche pas le crédit ou un fil conducteur. Au contraire, j’essaie à tout prix de m’échapper d’une image que l’on veut me coller.

Et si Plastic Bertrand déborde toujours d’autant d’énergie à 66 ans et plus de 40 ans de carrière, c’est aussi grâce au public qui le suit encore : "Quand je sors de chez moi et que les gens klaxonnent et me font un pouce en l’air cela me booste à mort, je suis vraiment heureux de vivre cette vie".

Retrouvez Plastic Bertrand dans Label, une émission où Walid donne la parole aux artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce dimanche 25 octobre dès 20h10 sur la Une.

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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