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Olivier Bal offre un nouveau thriller haletant et oppressant avec "La Forêt des disparus"

L’écrivain Olivier Bal était l’invité du 8/9 pour présenter son nouveau roman La Forêt des disparus, une histoire palpitante qui questionne sur la promotion de la peur, avec le retour du héros de son précédent ouvrage.

Olivier Bal fait partie des nouveaux auteurs de polars qui se classent en tête des ventes à chaque sortie.

La Forêt des disparus nous emmène dans l’Oregon. Il est toujours possible de vous engouffrer dans les bois de Redwoods pour une petite balade mais… sachez que vous prenez aussi le risque de ne jamais en sortir !

Dans cette forêt maudite aux murs d’arbres géants, un homme vit seul. On le surnomme l’Étranger. Il s’appelle Paul Green et est un ancien journaliste.

Un soir, Paul reçoit la visite de Charlie, une jeune adolescente. Paniquée et blessée, elle affirme à Paul que lui seul peut la sauver. Pourquoi Paul est-il son seul espoir ?

Une histoire haletante

Prenez garde, ce nouveau roman d’Olivier Bal, vous risquez… de le dévorer en un rien de temps ! La Forêt des disparus compte plusieurs centaines de pages mais l’histoire est très rythmée, à l’aide notamment d’une construction en petits chapitres qui s’enchaînent.


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"C’était l’envie que j’avais, de créer un thriller haletant, et d’avoir un rapport carrément viscéral à la lecture, quasiment addictif, vous entraîner dans cette aventure, que vous soyez aux premières loges avec les personnages" confirme l’auteur français de 42 ans. "Le récit se passe à la première personne, on vit avec les héros et on découvre avec eux ce qu’il va se passer. Je voulais qu’on ait un maximum d’empathie pour ces personnages, qu’on ne puisse plus lâcher ce livre et qu’on veuille absolument découvrir le mystère de la Forêt des disparus".

Le retour du héros Paul Green

Les lecteurs et lectrices d’Olivier Bal apprécieront particulièrement le retour plutôt inattendu d’un ancien personnage, Paul Green, journaliste d’une cinquantaine d’années, héros du précédent thriller, L’affaire Clara Miller.

Il explique les trois raisons qui l’ont poussé à l’impliquer dans cette histoire. "Mon éditeur XO a dit : 'On aime bien Paul ce serait bien de reprendre de ses nouvelles'. Plus largement, c’est le retour des lecteurs sur L’affaire Clara Miller et Paul : il y avait une empathie pour ce personnage qu’ils ont aimé. À ma petite échelle enfin, souvent quand je termine un bouquin, je repense à mes personnages avec nostalgie comme on pense à ce qu’ont pu devenir des vieux potes".

Paul mène une vie ascétique dans la Forêt de Redwoods, une forêt inspirée de celles des séquoias géants en Californie, jouxtant une ville imaginaire. Suite à L’affaire Clara Miller, Paul erre comme une âme en peine au point de sculpter sa propre pierre tombale. "Il pense que tout ce qu’il a essayé de faire pour changer les choses a fait plus de peine et de malheur qu’autre chose. Cela fait donc 5 ans qu’il vit en ermite" précise l’écrivain. "Dans le village on l’appelle l’étranger. Il ne s’est jamais intégré, les gamins viennent se faire peur en s’approchant de son cabanon en essayant de frapper à sa porte […] il vit tout seul avec son vieux chien Flash et écoute sa musique des années 70", jusqu’à sa rencontre avec Charlie.

La communauté de la peur

Le nom de la forêt de Redwoods n’est en effet pas anodin. Elle possède le sinistre record de la ville qui compte le plus grand nombre de disparus chaque année aux USA. "Tous les ans, des randonneurs disparaissent dans la forêt et on ne les retrouve jamais" résume Olivier Bal au point que les habitants en sont habitués. L’écrivain voulait d’ailleurs mettre en avant "une communauté un peu refermée sur elle-même, qui tolère l’intolérable" : les habitants ne sont pas touchés par ces disparitions, uniquement les étrangers. Ils en font un argument marketing, vendent des produits liés à cette Forêt des disparus et les gens viennent se promener dans cet endroit mystique pour des moments de frissons.

Deux personnes de Redwoods n’acceptent pas ces disparitions, l’adjointe Lauren en charge de l’enquête, et Paul qui découvre à sa porte Charlie, couverte de sang et terrorisée car elle aurait croisé 'l’homme rouge' dans la forêt.

Il n’est déjà pas impossible de voir encore Paul dans une suite ou dans une adaptation en série et pour cause, le lecteur s’identifie à lui. "J’aime beaucoup les thrillers classiques avec le flic implacable, buriné, qui a toujours un coup d’avance sur le tueur, mais j’avais envie d’arriver à quelque chose de différent : Paul est quelqu’un de fragile, faillible, qui se trompe et a peur, il n’est pas foutu de tenir un flingue. Son seul atout est qu’il est un bulldog, dès qu’il s’accroche, il ne lâche plus, et plus on le frappe, plus il mord".

Sa passion du thriller

Olivier Bal a le don de donner des sueurs froides à ses lecteurs, mais il rassure, ses idées posées par écrit ne font pas de lui un dangereux psychopathe. "On est souvent l’inverse de ce qu’on écrit" rassure-t-il. "Dans la vie je suis un blagueur, souvent au grand dam de ma mère qui me dit : 'Tu aimes tellement rigoler pourquoi tu n’écris pas des comédies', mais c’est dans le thriller que je m’émancipe le plus. Ce qui m’intéresse avec le thriller, c’est que tout est possible à raconter. On dit souvent que c’est un genre mais ce que j’aime c’est qu’il est complètement décloisonné, il y a autant d’histoires que d’auteurs et on va gratter un peu la nature humaine".

Et nul doute que La Forêt des disparus, ne vous laissera pas indemne malgré le sujet d’une forêt angoissante déjà développé par de nombreux autres auteurs : plaisir et frissons garantis !

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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