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Michel Cymes et Farah Kesri décryptent la reproduction animale, parfois étonnante, pour petits et grands

Michel Cymes et la vétérinaire Farah Kesri étaient les invités du 8/9 pour présenter leur livre illustré pour enfants : Même pas bêtes ! La reproduction. Cet ouvrage aborde les différents stades de la reproduction animalière, pour répondre pédagogiquement aux questions des enfants sur la sexualité humaine.

Chaque parent se retrouve un jour confronté à la fameuse question : "Papa, Maman, comment on fait les bébés ?". Et si le bébé girafe posait lui aussi la question, que lui répondrait sa maman ? Et si le petit de la raie demandait comment son papa a séduit sa maman ? Combien de temps dure la gestation d’un éléphant ?

Dans cette BD, le docteur Michel Cymes et la vétérinaire Farah Kesri répondent à toutes ces questions sur la reproduction pour les enfants curieux de 6 à 10 ans.

Un livre qui intéressera toute la famille !

Une collaboration logique

Farah Kesri est chargée depuis des années des chroniques véto sur Le magazine de la santé présenté par Michel Cymes.

L’association entre les deux experts s’est donc naturellement prolongée dans les livres. La vétérinaire a eu cette idée de livres pour enfants sur la santé des animaux, dont le premier tome abordait la thématique des 5 sens, avant que l’animateur et médecin de 64 ans ne propose le sujet de la reproduction.

Le duo pense même déjà à une prochaine thématique à explorer via ce prisme animalier : "On est en train de réfléchir à la suite car le premier a très bien marché, le deuxième devrait intéresser pas mal de monde. J’aimerais que l’on travaille sur l’inné et l’acquis parce que quand vous lisez le livre, il y a par exemple le poisson-globe japonais, qui crée une rosace dans le fond de la mer, qui fait 20 fois sa taille (NDLR : il fait une dizaine de centimètres) pour séduire sa partenaire" révèle le célèbre médecin français. Cette technique lui sert à attirer de loin une prétendante qui pondra au milieu de la rosace si elle aime le dessin… et ce sera ensuite au mâle de garder les œufs !

L’inné et l’acquis

À travers cette découverte animalière, Michel Cymes et Farah Kesri abordent donc de nombreuses thématiques liées parfois à la sexualité humaine.

On en apprend plus par exemple sur le consentement, une notion aussi importante chez le porc-épic, grâce à… l’urine de son partenaire.

"L’urine va dégager des phéromones et c’est un message de communication. On se demande comment elle sait qu’en urinant sur elle il faut qu’elle lève les épines pour dégager la zone de reproduction ? C’est de l’inné" souligne la vétérinaire. "L’inné est inscrit dans le patrimoine génétique de toutes les espèces, mais s’il n’y a pas l’environnement, le facteur extérieur qui permettra au génétique de s’exprimer, cela ne s’exprimera pas. On peut aussi acquérir, c’est la culture animale : il y a des chimpanzés qui pourront laver des noix de coco ou d’autres aliments. Les autres les verront et cela se transmettra de génération en génération".

La voix est un moyen de séduction chez l’homme et l’animal. "La baleine est capable de chanter et d’être entendue à 100 parfois 500 km de distance pour séduire et attirer une femelle par les infrasons" informe Michel Cymes.

Autre question abordée, les animaux prennent-ils du plaisir ? Chez les mammifères oui ! "On observe des comportements qui n’aboutissent pas sur de la reproduction et des bébés" assure la vétérinaire. Les bonobos apaisent leurs conflits par des câlins, cétacés, éléphants, ou même le coq multiplient les relations sexuelles sans pour autant avoir d’enfant, la preuve qu’ils aiment ce moment intense, peu importe la durée.

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La grossesse, une étape bien différente selon l’espèce

Ces comparaisons se dressent toutefois sans tomber dans le piège de l’anthropomorphisme, à savoir la tendance à attribuer à des animaux des réactions humaines.

Pour la grossesse, la reproduction dans toutes ses phases, il faut comprendre qu’elle "est adaptée à l’environnement et aux contraintes de l’espèce animale en question" indique Farah Kesri. Les rythmes de gestation sont donc différents entre l’homme et l’animal et cela ne changera pas.

Un girafon tombe de 2 mètres de haut lors de la naissance et doit être capable de se mettre debout directement pour survivre, mais ses os sont déjà bien développés. "Chez l’enfant c’est du cartilage ou des os très mous : la grossesse s’arrête à un moment où la tête devient trop grosse pour passer le bassin de la femme et donc la croissance continuera après" observe Michel Cymes.

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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