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Michel Bussi : "D'un roman à l'autre, je fais un virage à 180 degrés"

L'écrivain Michel Bussi était l'invité, par téléphone, du "8/9" ce 17 février. L'auteur vient de sortir son nouveau livre "Au soleil redouté", décrivant une histoire en Polynésie et avec divers clins d'œil à la Belgique.

Au cœur des Marquises, cinq lectrices participent à un atelier d'écriture organisé par un célèbre auteur de best-sellers.

L'archipel est propice pour passer un séjour au calme. Une zénitude interrompue par une disparition inquiétante…

Yann est flic et c'est lui qui est en charge de l'affaire. Avec Maïma, une ado, il doit démasquer l'hôte de la pension Au soleil redouté qui s'est transformé en meurtrier !

Des romans très différents

Les livres de Michel Bussi se vendent toujours extrêmement bien, avec un million de ventes par ouvrage environ. Au soleil redouté, le nouveau roman de l'auteur français, est en tout cas bien parti pour être un best seller puisqu'il est déjà quatrième dans le classement des meilleures ventes actuelles.

Michel Bussi confie toutefois qu'il ne cherche pas à plaire à ses lecteurs lorsqu'il écrit : "Je crois que j'écris pour me faire plaisir. En tout cas j'essaie d'écrire des choses très différentes à chaque fois et donc on n'a jamais la certitude que cela plaira au lecteur. C'est vrai que d'un roman à l'autre, je fais un virage à 180 degrés".

Pour ce nouveau roman, Michel Bussi a décidé de planter l'histoire dans les îles Marquises. L'auteur a donc profité de coupler vacances et travail en s'y rendant en famille pour s'imprégner de l'ambiance. "J'avais mon histoire en tête, je voulais faire cela sur une île très lointaine, très isolée. J'ai annoncé à ma famille : "Pourquoi on n'irait pas en Polynésie cet été ? J'ai un roman à écrire là-bas". Tout le monde a été d'accord" affirme-t-il.

S'imprégner de l'ambiance

L'auteur explique d'ailleurs que c'est en vacances que germent ses premières idées de roman : "Je n'arrive pas à ne rien faire en vacances donc souvent en vacances, j'invente mes histoires. Cela me permet d'être tranquille et je pense à mes histoires pendant la journée, je prends des notes le soir et après je les écris dans l'année".

Michel Bussi démontre aussi une forte importance à décrire le décors dans lequel les personnages se trouvent. Cette sensibilité témoigne de sa fibre de géographe, lui qui était anciennement professeur à l'université de Rouen. Pour donner la meilleur ambiance possible, l'écrivain utiliser donc deux méthodes : "Il y a déjà le fait d'aller sur place pour sentir l'atmosphère, prendre des photos, parler aux gens. Ensuite j'avais environ une vingtaine de livres sur les Marquises comme documentation et lecture pour être le plus précis possible. Enfin il y a le fantasme, l'écriture. Les Marquises se prêtent beaucoup au fantasme avec évidemment Jacques Brel (NDLR : qui y a vécu à la fin de sa vie, a écrit sa chanson Les Marquises et est inhumé là-bas), mais aussi le cannibalisme, les tatouages".

Il poursuit : "Du coup il y a une partie réelle et une pratiquement inventée qui est tout ce qu'on imagine qui pouvait être les Marquises à l'époque. C'est un peu comme les Incas, les Aztèques ou l'île de Pâques, il y a beaucoup de mystères autour de cette civilisation quasiment disparue dont on ne sait pas grand chose".

Des clins d'oeil à la Belgique

Dans Au soleil redouté, les lecteurs retrouveront différents clins d'œil glissés par l'auteur, notamment à la Belgique, pas étonnant pour des îles où repose Jacques Brel. Un des personnages s'appelle Van Gal, un nom loin d'être anodin pour Michel Bussi"C'est à la fois parce que j'aime beaucoup Jean Van Hamme et puis il y a Thorgal derrière".

Autre clin d'œil empreint de belgitude, celui d'une question posée à l'un des personnages, "avant de mourir j'aimerais...". Celle-ci aimerait... que la Belgique gagne la Coupe du Monde de football. "C'est un manière de reconnaître que vous la gagnerez un jour" s'amuse Michel Bussi.

Du roman à l'écran

Le romancier a démarré sa carrière dans le livre quand il était encore professeur à l'université, une activité professionnelle qu'il a abandonnée pour se consacrer à plein temps à ce nouveau métier. Il justifie : "Cette situation me permet d'écrire déjà au moins un roman par an et de faire plein d'autres choses : des adaptations de télé, de BD aussi beaucoup" Il ajoute : "Et puis en ce moment on est en train de préparer une saga pour ados qui va sortir à la rentrée. Donc cela permet de faire et un roman et d'autres choses autour".

Michel Bussi a écrit de nombreux best-sellers. Certains, comme Le temps est assassin ou Un avion sans elle ont fait l'objet d'une adaptation en série télé.

Pourtant, l'écrivain assure ne pas chercher à tout prix l'adaptation dans son écriture, rendant même celle-ci parfois difficile à interpréter à l'écran : "Ceux qui liront Au soleil redouté, c'est quasiment inadaptable tel quel parce qu'il y a une grosse manipulation qui fait qu'une fois en image on se demanderait comment cette adaptation peut tenir en image. Après c'est aussi un challenge. Je pense que les réalisateurs aiment bien mes romans parce qu'il y a toujours un petit challenge, un peu comme dans les Agatha Christie pour maintenir le suspens, alors qu'à l'écran ou à l'image c'est plus compliqué parce que j'essaie de jouer sur tout ce que la littérature permet comme suggestion".

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