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Manon Lepomme sur les spectacles virtuels : "J'y ai pensé mais je n'y crois pas du tout"

Manon Lepomme était l'invitée confinée du 8/9 pour son one-woman-show Non, je n’irai pas chez le psy à découvrir sur la Deux ce jeudi 14 mai à 20h30.

Au lieu d’aller voir un psychologue, Manon Lepomme utilise la scène comme thérapie. Dans Non, je n’irai pas chez le psy, l'humoriste belge se confie sur sa vie : sa lutte contre une gourmandise maladive, l'Alzheimer de ses grands-parents, son ancien métier de prof...

Vous n'avez pas vu ce spectacle en salles ? Découvrez-le ce 14 mai à 20h30 sur la Deux.

"Je ne sais pas quand on pourra remonter sur scène"

Manon Lepomme, comme tous les autres artistes et humoristes est restée confinée chez elle pendant de longues semaines en cette crise sanitaire. L'humoriste en a profité pour aider un agriculteur en... vendant des fraises : "L'humour n'a pas de limite" s'amuse-t-elle. On l'a également retrouvée il y a plusieurs semaines aux côtés d'autres humoristes pour chanter Ça ira mieux demain, à l'initiative de Virginie Hock.

Elle qui assure ne pas aller chez le psy dans son spectacle reconnaît que cette période pénible pour la culture n'est pas facile à digérer. "Cela n'a pas été simple tous les jours sans vous mentir. Au début, j'étais un peu excitée, j'ai pensé : 'On vit un truc historique'. J'ai rangé des tas de trucs, j'ai retrouvé des papiers de la mutuelle de 2012. Je me suis dit : 'C'est bon maintenant je peux les jeter' (rires)" raconte-t-elle.

Elle poursuit : "Et puis après trois semaines j'ai trouvé cela long et puis là je n'en peux plus et je ne sais pas quand on pourra remonter sur scène. Mais cela va mieux. Il a fait bon, je vends des fraises, je mange à me faire crever".

L'humoriste confie également ne pas trouver l'inspiration pour écrire un nouveau spectacle : "J'ai essayé mais je n'y arrive pas du tout. Je suis très admirative de ceux qui y arrivent parce que moi c'est la panne d'inspiration complète. Mais depuis que je vais travailler dans les fraises, il y a quelques pépites que j'ai pu entendre et cela va m'aider".

Des tranches de vie mises en scène

En attendant un futur spectacle de Manon Lepomme, vous pourrez rire devant votre écran en regardant Non, je n'irai pas chez le psy.

Ce spectacle sert finalement de thérapie à l'humoriste : "Je ne suis pas sur un divan en train de raconter ma vie sur scène mais ce sont plein de tranches de vie que je raconte et au fur et à mesure du spectacle les gens réagissent. 'Mais enfin elle est un peu barrée, elle devrait consulter'. Et la réponse c'est : Non je n'irai pas chez le psy".

Elle rassure ses fans en précisant que la tournée continuera malgré l'arrêt causé par le coronavirus. "Mais on ne sait pas quand elle reprendra et comme elle ne reprendra pas avant septembre, c'est une bonne occasion de présenter le spectacle à la télé maintenant" se réjouit Manon.

"J'adapte beaucoup le spectacle"

Manon Lepomme jouait régulièrement en France aussi. Elle révèle qu'elle ne joue pas de la même manière en fonction du public, qu'il soit évidemment français ou belge mais aussi qu'elle soit sur scène à Liège, Charleroi, Mons ou Bruxelles. "Il y a des blagues qui marchent partout, des blagues qui ne marchent qu'en Belgique et d'autres qu'en France. Mais j'adapte beaucoup le spectacle. Je ris quand même beaucoup des Français parce qu'il faut un peu les remettre à leur place de temps en temps. J'étais à Avignon quand ils ont été champions du monde pour la deuxième fois" déclare-t-elle.

Si son texte et ses blagues s'adaptent au public, l'humoriste s'adapte aussi aux situations qu'elle rencontre. Elle se souvient d'avoir joué au Festival d'Avignon en 2017 alors qu'elle s'était fracturé le pied la veille de son départ : "J'ai fait le spectacle en chaise roulante et en béquille. C'était compliqué mais j'y suis arrivée".

Un spectacle doit se jouer dans une salle avec un public

Manon Lepomme devra par contre certainement adapter encore plus son spectacle pour respecter les normes de distanciation sociale et éviter toute propagation du virus. L'humoriste réfléchit donc à des alternatives. Elle écarte en tout cas la possibilité de proposer son spectacle en réalité virtuelle pour une bonne raison : "J'y ai pensé mais je n'y crois pas du tout. Je trouve que le spectacle vivant cela se joue dans une salle avec des gens qui se regardent, qui rigolent".

Elle ajoute : "On va devoir trouver des solutions parce que si on doit attendre qu'il y ait un vaccin ce n'est pas tout de suite que l'on recommencera à jouer mais je n'ai pas encore trouvé cette solution. En extérieur, cela peut être une idée mais cela demande des infrastructures plus importantes".

"Espérons que les gens soient prudents et qu'il n'y ait pas de deuxième vague et qu'on puisse envisager en septembre de recommencer sur scène avec un siège sur trois, une rangée sur deux" estime-t-elle.

Malgré la situation difficile pour le secteur culturel, on espère que vous garderez la pêche, comme l'a subtilement fait remarquer Cyril, en regardant Non, je n’irai pas chez le psy Manon Lepomme ce jeudi 14 mai à 20h30 sur la Deux.

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