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Jacques Borlée : "Il faut mettre nos champions en avant"

Jacques Borlée se dévoile dans un livre écrit par Alain van den Abeele, "Jacques Borlée – L’irréductible". Son travail d’entraîneur avec ses enfants, les cheminements qui mènent au succès, la manière d’appréhender le sport en Belgique… L’entraîneur se confie sans langue de bois dans Le 8/9.

Mû par l’envie de "transmettre quelque chose auprès du public, auprès des sportifs", Jacques Borlée nous offre pour la première fois la possibilité de mieux le connaître dans un livre parut le 21 octobre, "Jacques Borlée – L’irréductible" signé Alain van den Abeele.

Bien qu’il y raconte sa vie, ce livre est avant tout une fenêtre pour expliquer "le cheminement qui fait qu’on n’attend pas la défaite, mais qu’on va de victoire en victoire." Soit, les clés du succès de la famille Borlée au palmarès impressionnant. Mais également ses combats.

"Le sportif au centre des préoccupations"

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Jonathan Borlee, Olivia Borlee, Dylan Borlee, Jacques Borlee et Kevin Borlee. © BELGA – JASPER JACOBS

Sur le plateau du 8/9, l’entraîneur souligne l’importance de l’indépendance dans le milieu sportif afin d’atteindre les sommets. Lorsqu’il débute l’entraînement avec sa fille Olivia Borlée pour les JO de Pékin en 2008, bien que "pétrifié", il "s’engage auprès d’elle et prend beaucoup d’indépendance en allant chercher quatre sponsors qui [les] suivent dans toute cette préparation". Cette année-là, Olivia Borlée, Hanna Marien, Elodie Ouedraogo et Kim Gevaert décrocheront une médaille d’argent, qui se transformera en or au 4x100m féminin. 

Sa définition d’indépendance : outre le financement, c'est "créer son propre mode de fonctionnement, et s’entourer de grands spécialistes" dans le but de mettre le sportif au centre. "Les systèmes en Belgique se mettent toujours au centre. Si vous voulez performer à très haut niveau, il faut mettre le sportif au centre des préoccupations" défend-il.

Une quête qui l’emmènera en Flandre pour comprendre ce qui fait le succès de Kim Gevaert et Tia Hellebaut, mais aussi aux Etats-Unis en compagnie de ses fils pour se rendre dans les meilleures universités du pays. "On a appris énormément sur tout que crée la sublimation, qui fait qu’on peut tout le temps aller vers cette gagne et comment ils considèrent les sportifs."

En Belgique, j’appelle ça le syndrome napoléonien, on attend la défaite.

Faut-il réformer la manière d’appréhender le sport en Wallonie ?

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© Belga Images

L’entraîneur dénonce un système sportif en Belgique où "tout est divisé, personne n’a de la puissance, et de ce fait-là il n’y a pas de vision. Il faut qu’on change notre vision, que l’on soit plus ambitieux."

Pour étayer ses propos, il prend l’exemple de la championne Nafi Thiam : "C’est une championne incroyable, il faut la mettre plus en avant. Il faut mettre nos champions en avant. Derrière cela, il faut appliquer une philosophie avec des valeurs."

"Je le répète depuis 3 ans, quand on va à Louvain-la-Neuve, un des plus beaux centres européens, il n’y a jamais une photo d’une championne alors qu’on en a plusieurs. Il y a zéro philosophie, il y a zéro valeur. Mettre les valeurs au mur c’est peut-être à un moment les mettre dans son cœur."

A côté de ses combats, le livre "Jacques Borlée – L’irréductible", truffé d’anecdotes, évoque aussi les stratégies d’entraînement qui ont fait le succès de la famille Borlée. Retrouvez l’interview complète du 8/9 dans l’extrait en haut d’article.

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