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Fred De Loof et Anaël Snoek dans "Baraki", "une série qui représente les gens qu’on aime"

Anaël Snoek et Fred De Loof de la nouvelle série belge Baraki diffusée tous les dimanches dès 20h10 sur Tipik étaient les invités du 8/9. Cette comédie belge remplie d’humour, d’authenticité, de belgitude, d’émotions et de personnages hauts en couleur plaira à tout habitant ou amoureux du plat pays !

À Marsoux, tout le monde connaît la famille Berthet surnommée les "Baraki". Larissa Berthet héberge sa tribu sous son toit, et notamment Yvan, un orphelin du quartier qu’elle a recueilli et élevé comme son fils.

Lorsqu’Yvan apprend qu’il va devenir père, il fait tout pour devenir une meilleure version de lui-même. Malheureusement pour lui, un trafiquant de drogue local, un flic revanchard, une belle-mère machiavélique et un bourgmestre véreux en ont décidé autrement…

Un(e) baraki, qu’est-ce que c’est ?

Baraki, c’est la nouvelle série RTBF qui replongera le public belge dans ses racines régionales : tuning, coupes mulet, friterie, bière, accents, training-casquette,…

Ce belgicisme est d’ailleurs le point de départ de la série qui commence sur sa définition. Pour Fred De Loof, qui joue Rayan Terrier et est réalisateur du projet, un baraki se présente comme un ou une individu qui va au bout de ce qu’il souhaite. "Il ne va pas penser : 'Dans la conformité on est censé être comme cela'. Il se dit : 'J’ai envie d’être comme cela, j’y vais et je m’en fous du regard des autres'".


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La comédienne liégeoise Anaël Snoek, qui joue Cheyenne Terrier, rajoute qu’il y a donc différentes manières de rentrer dans cette description. "On est baraki comme on veut".

Une comédie dramatique

La force de cette série réside dans son caractère à la fois humoristique et attachant, d’autant plus qu’elle est hautement identifiable pour de nombreux Wallons.

C’est la raison pour laquelle l’histoire se déroule dans le village fictif de Marsoux pour que chaque téléspectateur puisse facilement se rattacher à l’univers et aux personnages. "Cela peut être du côté de Liège, Charleroi ou Mons. Cela peut être partout parce que des barakis heureusement il y en a partout. On voulait que tout le monde puisse s’identifier. Je crois que quand on voit la série on n’est pas choqué, on est flatté. On ne voulait pas flatter une région plus qu’une autre et que tout le monde soit content" affirme Fred De Loof.

La série se définit d’ailleurs comme une dramédie. "On passe de poser un jugement sur les personnages et de se foutre de leur tronche à la seconde d’après d’être tellement désolé et d’avoir tellement d’empathie pour eux" explique Anaël Snoek.

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© RTBF / VOO-BE TV / KOKO ARROSE LA CULTURE / 10.80

Entre le jeu et la réalité

Si la série est identifiable, c’est également grâce à l’authenticité que dégagent les personnages, malgré leurs frasques hilarantes.

"Le challenge sur une série est sur du long terme. L’idée était de ne pas faire non plus complètement un personnage de composition" déclare le réalisateur. "Chaque comédien a offert une partie de soi pour que ces personnages aient une certaine authenticité. On a évidemment rajouté quelques couches et poussé des curseurs, mais j’ai l’impression que chaque acteur a puisé quelque chose en lui pour que cela fonctionne".

Ainsi, tous les comédiens, qui viennent de régions différentes du plat pays, ont pu garder leur propre accent. "Ce n’est pas toujours le cas dans une série de pouvoir venir avec ce qu’on est, ses bagages, ses origines et cela, c’est cadeau" se réjouit Fred De Loof.

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Une série qui n’est pas dans la caricature

Pour entrer dans les comparaisons, Baraki, c’est le résultat d’un subtil mélange entre Striptease, Bienvenue chez les Ch’tis et Les Tuche.

Le côté Tuche ne se remarque vraiment cependant qu’au début de la série, puis le scénario s’en éloigne. "La famille Tuche part dans quelque chose d’un peu plus caricatural qui fonctionne très bien" souligne le réalisateur belge, mais ce n’était pas le but recherché pour cette nouvelle production RTBF.

Nous, nous avions envie de faire quelque chose qui soit plus honnête. On vient tous de milieux barakis et on avait envie que cela représente les gens qu’on aime, nos potes, nos familles et pas qu’ils pensent qu’on a fait une caricature d’eux.

"On a essayé d’aller vers une direction plus 'anglosaxonne' où on est dans un univers à la belge. On a essayé de faire quelque chose qui nous ressemble et c’est génial d’avoir eu cette opportunité" a-t-il ajouté. "Il y a énormément de fois où j’ai l’impression que l’on rit de situations dramatiques. Vu que le but n’était pas du tout de caricaturer les gens, on a essayé de les incarner de tout cœur" précise de son côté la comédienne originaire de Jupille.

Passez donc par toutes les émotions en regardant les mésaventures de la famille Berthet tous les dimanches soir dès 20h10 à partir du 12 septembre sur Tipik et déjà en intégralité sur Auvio.

Et il se murmure déjà que si la série fonctionne, une saison 2, en cours d’écriture, suivra sûrement confirme le réalisateur !

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Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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