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Didier van Cauwelaert signe "L'inconnue du 17 mars", un nouveau roman sur le confinement

Didier van Cauwelaert était l'invité du 8/9 pour présenter son nouveau livre L'inconnue du 17 mars, un roman paru le 24 septembre qui prend comme point de départ le confinement mais le traitant avec un regard neuf, celui de l'ascension d'une personne qui a presque tout perdu avant celui-ci.

Le 17 mars 2020, alors qu'un virus est apparu sur terre, un sans-abri se retrouve confiné avec une créature de rêve.

Qui est cette femme ? Un souvenir de son passé ? Une perverse manipulatrice ? Une mythomane ? Et si le sort de l'humanité reposait sur la rencontre entre cette femme mystérieuse et cet ancien professeur de 38 ans ?

Dans ce conte philosophique, Didier van Cauwelaert nous plonge au cœur de l'actualité et nous confronte à notre peur, notre colère mais aussi à notre espoir !

Une rencontre qui bouleverse l'existence

C'était évidemment une inspiration attendue dans le chef des romanciers. Didier van Cauwelaert s'inspire de l'événement qui restera vraisemblablement le plus inédit de 2020 : le confinement face au covid-19. Mais l'auteur le traite uniquement d'après un certain point de vue, celui d'un sans-abris. Il décrit d'ailleurs Lucas, le héros de l'histoire : "Il n'est pas un SDF de souche, il a eu une vie avant, était prof de lettres, il a vécu une injustice épouvantable qui fait qu'il a claqué la porte, et il a choisi cette forme de suicide au long cours sur la voie publique, enfermé dans ses livres et sa bulle".

Mais avec le confinement, la vision des passants change sur lui : "Ils regardent tout à coup cet homme comme un privilégié parce qu'il n'a rien à perdre".

"Cela ne va rien changer de fondamental (pour lui), apparemment il a droit de rester confiné à l'air libre et il a toute son intelligence et observation en alerte et ce recul de l'humour de ceux qui n'ont rien à perdre" ajoute le romancier. Mais le premier jour du confinement, il est renversé en voiture par Audrey alors qu'il essayait d'échapper à une brigade de contrôle. "Quand il se réveille, la femme qui est au volant et qui l'emmène il ne sait où, bravant le couvre feu, semble-t-il, c'était son premier amour de 17 ans" révèle encore l'auteur. Elle le ramène dans le lieu où ils se sont connus, une propriété à l'abandon, afin de se confiner ensemble.

C'est ainsi que démarre L'inconnue du 17 mars.

Sauver l'humanité

Comment cette femme l'a-t-il retrouvé ? Quel sera son destin ? Dider van Cauwelaert expose l'intrigue de cette histoire rocambolesque : "On peut poser la question qui court en filigrane dans le livre : et si le sort de l'humanité dépendait d'un sans-abri ? Est-ce que cet homme n'a pas les moyens par rapport à la pandémie actuelle, d'apporter la solution ? C'est ce qu'on découvrira mais cette solution passe par la reconstruction intérieure, l'amour, l'empathie, la confiance, tout ce qui révèle en fait le système immunitaire".


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D'après Cyril, l'histoire est déroutante et inattendue du début à la fin. D'après l'auteur lui-même la plupart des lecteurs relisent le livre pour comprendre mieux toute l'histoire, une consécration pour son métier : "Beaucoup de gens qui l'ont terminé le relisent pour savoir comment j'ai fait. J'adore cela".

Sans vouloir trop en dévoiler, la fin du récit remettrait ainsi toute l'histoire en question, au point d'envisager une suite ? L'auteur ne sait pas encore le dire mais confirme une relecture différente sur les dernières phrases du livre. "Ce qui m'intéresse c'est de faire revenir le lecteur d'abord sur les a priori qu'il peut avoir sur telle situation, sur tel personnage, sur lui-même, que les gens fassent ce parcours avec ce personnage. Et la fin, on pense que c'est la solution mais... " dévoile-t-il.

Choisir le confinement comme introduction

Didier van Cauwelaert justifie également le choix de se baser sur le confinement, pour écrire son dernier roman. "C'était une nécessité vitale pour moi, parce qu'en fait je venais de terminer un roman qui sortira après, qui était prévu pour l'époque du confinement et a été reporté. Et je ne pouvais pas rester tout nu. Le confinement pour un auteur ce n'est pas dramatique en soi, on est habitué. Ce qui est terrible c'est la privation de libertés, ce que tout le monde a connu" affirme-t-il.

Les romanciers ont selon lui un privilège, celui de pouvoir combler cette période de creux par l'imaginaire et de transporter le lecteur dans une autre vision que celle donnée au quotidien dans les médias. "Il faut avoir les moyens de changer la réalité : le rêve, l'humour, l'empathie. J'ai la chance d'avoir cela donc allons-y et proposons aux gens autre chose et vivons nous-même autre chose dans notre regard sur la période pas uniquement attendre ce qui sera la nouvelle du jour aux infos. Réécrivez la réalité, influencez-la, c'est le message que l'on peut donner à tout le monde" lance-t-il.

Le plus gros démarrage d'un livre de van Cauwelaert

Didier van Cauwelaert confirme qu'une telle introduction, sur un événement qui a perturbé de nombreuses personnes, était malgré tout le bon choix : "Cela a été le plus grand démarrage de mes bouquins, 4000 le premier jour. Je pense qu'on m'attend. Le gens me connaissent un peu, on sait bien que je ne vais pas faire du dolorisme. C'est le côté universel qui m'intéresse et surtout dans quelque chose que tout le monde a mal vécu, le fait de raconter comment quelqu'un qui est tout en bas de l'échelle, au fond du gouffre, s'en servira comme un aspirateur vers la lumière, l'énergie, et la reconquête de soi dans l'intérêt du monde".

Cette énergie, Didier van Cauwelaert vous la transmet dans L'inconnue du 17 mars. Nul doute qu'une autre vision d'un tel événement devrait pouvoir mettre du baume au cœur chez les lecteurs malgré la crise sanitaire qui persiste.

Du lundi au vendredi, retrouvez l'invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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