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Didier van Cauwelaert expose "Le Pouvoir des animaux", capable de sauver l’humanité

Didier van Cauwelaert était l’invité du 8/9 pour présenter son nouveau livre Le Pouvoir des animaux. Ce roman sur fond d’histoire d’amour et de rivalité scientifique l’auteur nous démontre comment les animaux conditionnent la survie de la race humaine.

Wendy, une jeune biologiste, vit avec un chat surdoué, une chienne d’assistance, un perroquet amoureux et un cheval thérapeute.

Si Wendy aime autant les animaux c’est parce qu’elle est persuadée que seul le pouvoir des animaux peut sauver l’humanité.

Frank, lui est explorateur des glaces et généticien. Professionnellement, il tente de réintroduire le mammouth en Sibérie pour empêcher le dégel du sol.

Et si la survie de la planète et de ses habitants dépendait de l’union de ces deux passionnés de science que tout oppose ?

Des faits scientifiques réels

Difficile de faire la différence entre réel et fiction dans ce nouveau roman de Didier van Cauwelaert, car presque tous les éléments scientifiques relatés sont véridiques.

L’histoire aborde notamment le Pleistoscene Park, un lieu créé en 1977 en Russie "où des scientifiques ont réintroduit les animaux qui étaient là à l’âge de glace, de manière à empêcher le dégel du permafrost qui serait une extraordinaire catastrophe" décrit l’auteur français. Ce dégel entraînerait la libération de milliards de tonnes de gaz carbonique et méthane dans l’atmosphère. "En entièreté, c’est l’équivalent de 5 fois les incendies de toutes les zones boisées de la terre" précise-t-il.

Cette catastrophe qui peut arriver dans 50 ans serait pourtant évitable, si on réintroduit les animaux disparus de cette forêt de Sibérie. "Cette forêt est morte : la neige n’est plus remuée par les animaux donc elle agit comme une couche d’isolant thermique qui empêche le sol d’être gelé en profondeur" explique encore l’écrivain. Depuis 20 ans, le Pleistoscene Park amène des descendants des animaux de l’âge de glace comme des bisons et bœufs musqués qui remuent la terre, ce qui a fait baisser la température du sol de 19 degrés. "Il n’y a qu’à faire cela partout et on échappe à cette catastrophe terrible, donc oui, le Pouvoir des animaux, c’est celui de nous sauver".

La rencontre de deux animaux et deux chercheurs

Dans Le pouvoir des animaux, ce ne sont pas les deux scientifiques, qui nous parlent mais les animaux qu’ils étudient respectivement : le tardigrade et le mammouth.

Pour introduire son histoire, Didier Van Cauwelaert, s’inspire du scientifique Janot Lamberton, descendu en 1996 à 200 m de profondeur au Groenland et qui ramène dans son prélèvement, cet animal vivant, pour le présenter au lecteur. Cet animal microscopique est assez extraordinaire car il résiste presque à tout environnement hostile. "Quand les circonstances de sa survie ne lui paraissent pas optimales, il vide 90% de son eau, il se lyophilise. Quand il analyse le fait qu’il peut revenir à des conditions normales de vie, il absorbe l’humidité ambiante et il repart" résume ainsi l’écrivain.

Découvert par Frank, le tardigrade est confronté à quelque chose qu’il ne connaissait pas encore avec les humains : les émotions, dont celles suscitées par l’amour. "L’explorateur qui l’a découvert cherche dans son ordinateur son origine. Cela ressemble à un tardigrade. Il trouve Wendy, une biologiste d’Oxford qui arrive en tête dans la case de recherche. Il l’appelle, elle débarque aussitôt avec le premier avion et il se passe un coup de foudre dans la glace entre ces deux chercheurs".

Mais leur histoire ne sera pas simple. Frank, outre son exploration des glaces, est un généticien de l’université d’Harvard qui tente de cloner le mammouth pour régénérer le sol en Sibérie, pour le Pleistoscene Park. Là aussi cette expérience est réelle, le mammouth étant "compatible à 99% avec l’éléphant d’Asie d’où l’idée d’un clonage hybride pour ramener cette espèce".

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© Lionel Bonaventure / AFP

En apprendre sur soi grâce aux animaux

Didier Van Cauwelaert cherchait à donner un autre point de vue en faisant parler ces deux animaux.

Après L’inconnue du 17 mars qui traitait du confinement face au covid-19, l’auteur aborde une nouvelle fois les conséquences de l’action humaine sur la planète.


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"L’être humain n’est pas en très bonne forme. Ce côté prédateur suicidaire que nous avons développé, cette réflexion sur nous-même, ce nombrilisme pernicieux qui nous a coupés de nos racines, qui a fait de nous nos propres fossoyeurs. On se rend très bien compte, pendant les périodes de confinement, que les gens qui avaient des animaux ont réussi à le vivre beaucoup mieux" avance-t-il.

Quand on s’intéresse à la conscience animale, on en apprend infiniment plus sur nous puisque nous sommes des animaux.

La différence entre l’Homme et l’animal, selon lui, c’est que ce dernier a "le besoin de lien gratuit, cette espèce d’amour inconditionnel". Il est stressé uniquement quand on ne le comprend pas.

La chance de la race humaine

Le romancier confronte donc le point de vue de deux animaux dans ce nouveau roman, l’infiniment petit et l’immense. "Je veux rentrer dans la tête de ces chercheurs passionnés par ces animaux et qui rentrent en rivalité" précise-t-il.

Une rivalité certes mais qui pourrait être le dernier espoir de l’humanité. "Le tardigrade est sans doute le plus grand espoir pour la santé humaine, pour renforcer les résistances face à toute forme d’agression" déclare l’auteur, se référant notamment au cancer ou à l’Alzheimer qui pourraient être soignés grâce à une protéine de cet animal microscopique qui parvient à réparer son ADN.

Seule invention scientifique du livre, la fondation qui choisit le projet de recherche entre les deux scientifiques. "Que devient une histoire d’amour lorsqu’on se retrouve en concurrence ?" interroge ainsi Didier van Cauwelaert dans ce roman qui prouve que l’animal est bien plus que le meilleur ami de l’homme.

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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