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De Brest à Bruxelles, Sophie Tal Men éveille tous nos sens avec son nouveau roman

Sophie Tal Men était l’invitée du 8/9 pour présenter son nouveau livre Là où le bonheur se respire, un livre enivrant en milieu hospitalier, à mi-chemin entre résilience, amour et complicité, qui plaira assurément aux lecteurs qui ont le nez fin.

Ce roman, c’est le récit de Lily, une apprentie parfumeuse. Alors que Clarisse, sa petite sœur est hospitalisée, Lily fait appel à ses connaissances en parfumerie pour stimuler ses sens.

Pour y arriver, Lily veut retourner dans un endroit bien connu de Clarisse, à la recherche d’odeurs qui lui sont chères.

À l’hôpital, seul Evann, un externe en médecine soutient son projet fou. Un lien fort naîtra entre eux. Quelles vérités révéleront cette expérience ? Qu’apprendront-ils sur eux-mêmes ? Cherchent-ils vraiment à soigner le mal de Clarisse ?

L’univers de la neurologie

Dans Là où le bonheur respire, Clarisse est hospitalisée suite à un accident d’équitation et se retrouve en neurologie, le même service dans lequel Sophie Tal Men travaille dans la vraie vie. Elle est en effet cheffe de service en neurologie dans un hôpital en Bretagne. Tout comme pour ses précédents romans Les Yeux couleur de pluie et Va où le vent te berce, elle s’est inspirée de son quotidien médical pour créer une histoire.


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"On retrouve Clarisse hospitalisée à la suite d’une chute de cheval, dans une chambre qui n’a pas trop d’odeur, aux murs blancs. Sa sœur, qui est parfumeuse, quand elle arrive dans sa chambre, elle se dit : 'Je vais tout faire pour la transformer et recréer son univers'" résume-t-elle.

La force de l’odorat sur le cerveau

Ce livre vous enseignera sûrement certaines théories sur la médecine du cerveau. On y apprend entre autres qu’un cerveau peut être régénéré si on le stimule. La romancière précise cette observation : "Je dis souvent aux patients et aux familles que quand on coupe un bout de foie, il repousse tout seul comme d’autres organes. Le cerveau ne sait pas le faire, on dit qu’il est plastique. À la suite d’une agression il établira de nouvelles connexions autour pour remédier à cette cicatrice. En stimulant le patient avec des choses qui ont attrait à son passé, qui peuvent faire ressurgir des souvenirs, c’est ainsi qu’il facilitera certaines connexions".

Les odeurs sont en effet bien souvent associées à des souvenirs ou peuvent même à l’inverse créer certains chocs émotionnels. "C’est un sens qui est passionnant parce qu’il est le plus connecté à la mémoire, et aux émotions. Qui n’a pas le souvenir d’une odeur de son enfance quand on la retrouve ? Le souvenir est immédiat et précis. Cela m’a inspiré pour cette histoire" déclare Sophie Tal Men.

Dans son service, les familles tentent ainsi de raviver des souvenirs à la personne accidentée. "Les chambres se transforment, sur les murs il y a des photos qui apparaissent, des paquets de gâteaux sur les tables de chevet, parfois des postes de musique et c’est tant mieux c’est ce que je demande aux familles" indique l’écrivaine et médecin. Par contre, l’idée des petits flacons d’odeur a émergé de sa propre imagination.

Des messages d’espoir malgré des histoires dramatiques

Se définissant elle-même comme quelqu’un d’optimiste, Sophie Tal Men aime également conter des histoires d’amour en milieu hospitalier, une nécessité selon elle d’aborder de manière positive des sujets parfois dramatiques. "J’écris le soir pour un peu évacuer mes émotions de la journée, qui ne sont pas forcément toujours roses à l’hôpital et moi j’aime bien si je parle de drames, de choses douloureuses dans la vie, qu’il y ait la lumière autour du tunnel parce qu’on en a besoin aussi pour aller de l’avant, même dans cette conjoncture" glisse-t-elle.

La neurologue se satisfait également que l’utilisation des odeurs, l’aromathérapie, se développe de plus en plus dans les hôpitaux comme en cancérologie ou pour traiter les maladies chroniques.

Neurologue d’abord, écrivaine ensuite

Sophie Tal Men compose donc avec sa double casquette de neurologue et d’auteur. Bien entendu, certains de ses patients reconnaissent la romancière lorsqu’elle exerce sa profession en hôpital et ce, même si elle a choisi de garder une certaine intimité en ne portant pas le même nom d’écrivaine que de médecin. "Des fois à la fin d’une consultation, je vois mon livre qui dépasse de leur sac et ils me le sortent pour une dédicace et c’est toujours un grand plaisir" raconte-t-elle. Elle ne souhaite cependant pas devenir auteure à temps plein. "Je suis vraiment bien auprès de mes patients je veux continuer cela et l’écriture, c’est le soir. Cela m’importe vraiment de continuer à exercer et d’être dans l’échange" assure-t-elle.

Sophie Tal Men se rend toutefois disponible pour ses lecteurs belges lors de séances de dédicaces et a même rendu hommage dans Là où le bonheur se respire à la Belgique, sa maman étant originaire de Nivelles. L’histoire vous emporte par ses effluves à la fois à l’extrémité ouest de la Bretagne à l’île d’Ouessant, ainsi qu’à Bruxelles, dans un bar à parfums du Sablon, Les Nouveaux Comptoirs olfactifs.

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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