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Cri du cœur des Frères Taloche pour le Voo Rire de Liège : "Tout le monde politique s'en fout"

Les Frères Taloche espèrent un assouplissement des mesures liées au monde du spectacle au prochain CNS à quelques semaines du Gala du rire de Liège apprend-t-on dans la DH dans la revue de presse du 8/9.

Les Frères Taloche marquent leur déception et pour cause : alors qu'ils devaient fêter leurs dix ans du Festival International du Rire de Liège, du 17 au 26 octobre, ils sont obligés de revoir leurs plans. La règle oblige en effet toujours un maximum de 200 spectateurs en intérieur pour freiner la pandémie.

Incompréhension envers la gestion politique

Les deux humoristes belges sont forcément amers comme ils le déclarent à la DH :

Au-delà du fait que les gens ont plus que jamais besoin de rire, l'humour est la seule forme d'art qui a fait 'fois dix' ces dernières années. Mais tout le monde politique s'en fout. C'est pourtant un des premiers vecteurs d'accès à la culture.

Vincent Taloche, membre d'un collectif de producteurs indépendants a été reçu par différents gouvernements pour défendre la situation de leur secteur : "Que ce soit chez Ducarme au fédéral ou chez Jeholet à la Région, on a été bien reçus. On a énormément parlé de culture mais j'en avais un peu marre que seuls les théâtres subventionnés puissent reprendre leurs activités. Nous, privés, on ne peut pas redémarrer de la sorte. Je n'ai rien contre personne mais il y avait un truc qui n'allait pas. Je me suis donc mis dans ce collectif, non pas pour le Voo Rire, ni pour les frères Taloche, mais pour le métier".


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Un événement comme leur festival qui rassemble chaque année jeunes talents et la crème des humoristes francophones, n'est donc pas bien soutenu selon les deux frères.

Une dérogation demandée à la ville de Liège

Mais Bruno et Vincent assurent que le festival se fera qu'importe les conditions comme ce dernier l'avait déjà affirmé début de l'été. Ils ont d'ailleurs demandé une dérogation à la ville de Liège pour augmenter la capacité de la salle. Willy Demeyer, le bourgmestre, admet l'absence de logique dans ces règles : "Elles s'appliquent secteur par secteur et ce sont ensuite les virologues qui calculent les jauges en fonction des contacts sociaux. Les frères Taloche se battent pour obtenir des dérogations et ce festival est un exemple de la volonté de continuer à transmettre la culture coûte que coûte. Et un signal de la vitalité de Liège".

Fort d'un budget habituel de 900.000 euros, le festival joue donc des risques sur un accueil du public limité alors que la billetterie correspond normalement à un tiers de ce budget. "Pour l'instant, on ne sait mettre que 200 personnes dans une salle de 1 000 places, ce qui est un épineux souci économique" résume Bruno Taloche.

Le problème financier se pose aussi au niveau des droits de télévision. "La chaîne française C8 qui diffusait le Gala s'est retirée en disant qu'un festival ainsi avec des masques on ne veut pas cela sur notre chaîne, donc on ne paiera pas" souligne Cyril.

Soutenez donc le festival en réservant votre place ! À l'affiche notamment : Arnaud Tsamère, Jarry, Olivier De BenoistViktor Vincent ou encore notre chroniqueur et humoriste du Cactus, Fabian Le Castel.

Pour plus d'informations, suivez Le 8/9

D'autres informations sont développées dans la presse du jour comme Jean-Pierre Pernault qui quitte le JT de TF1 dans la DH, la communication de Sophie Wilmès sur le coronavirus dans Le Soir, Élisabeth qui a intégré l'armée les 34,6 degrés relevés à Gosselies et les 27% de Belges qui achètent des produits emballés depuis la pandémie dans Sudpresse.

La revue de presse, c'est tous les jours de la semaine à 8h30 dans le 8/9 en radio et en télé sur la Une.

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