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Cathy Immelen sur "Benedetta" : "Virginie Efira est géniale mais le film en lui-même est assez grotesque"

En direct de la Croisette, Cathy Immelen, a livré son compte rendu et ses coups de cœur ciné après une semaine bien chargée au Festival de Cannes : elle est déçue de Benedetta mais complètement séduite par le film belge Un Monde.

La 74e édition du Festival de Cannes se déroule en ce moment avec son parterre de stars. Si les films français ont beaucoup de chances d’être primés cette année, d’autres films ont aussi plu à notre experte 7e art du 8/9, qui livrait ses premières impressions il y a une semaine, après l'ouverture du célèbre Festival.

Titane, premier film choc de la 74e édition

Certaines projections n’ont également pas manqué de surprendre le public. C’est même une habitude au Festival de Cannes selon Cathy Immelen, où l’on voit "des films aussi incongrus qu’un long-métrage japonais qui dure trois heures ou qu’un film russe de 2h30 auxquels on ne comprend rien".

Cette année c’est le film français Titane, dans lequel joue Vincent Lindon, qui s’impose dans cette étonnante 'catégorie'. Celui-ci commence par une scène d’une femme faisant l’amour avec… une voiture et qui tombe enceinte suite à cette relation. Le film raconte comment se déroule cette grossesse sortie tout droit d’un film de science-fiction. "C’est un film assez gore, façon Quentin Tarantino, avec du sang qui gicle de partout. Des scènes vraiment sanguinolentes et en même temps très drôle. C’était le premier choc pour les festivaliers qui nous a un petit peu réveillés de tous les autres films plutôt tristes, sociaux et déprimants il faut bien le dire" informe la chroniqueuse cinéma.

Benedetta, un film "loupé"

Impossible de parler de cette 74e édition du Festival de Cannes sans aborder la grosse sensation du moment, Benedetta, avec Virginie Efira dans le rôle principal, réalisé par le sulfureux Paul Verhoeven, connu notamment pour son thriller érotique Basic Instinct.

Ce film n’échappe pas aux remous habituels des longs-métrages du réalisateur néerlandais puisqu’il évoque sans beaucoup de pudeur, l’histoire réelle d’une nonne lesbienne au 17e siècle.

Mais ce n’est pas cet aspect qui a déplu à Cathy Immelen"Personnellement, depuis le temps qu’on voit des poitrines dénudées, et des scènes d’amour entre femmes au cinéma, je n’ai pas du tout été choquée mais ce qu’il faut dire, c’est que le film est loupé. Cela me fait un peu de la peine de vous le dire" lâche-t-elle.

Virginie Efira est géniale mais le film en lui-même est assez grotesque : il y a beaucoup d’humour au second degré. On est donc plutôt proche du nanar que du film primé au Festival de Cannes.

Plusieurs coups de cœur dont un film belge

Le film coup de cœur de cette 74e édition pour la chroniqueuse cinéma de la RTBF et "pour les festivaliers"… est belge !

Il s’agit du long-métrage Un monde signé Laura Wandel, présenté dans la catégorie 'Un certain regard' qui met en valeur les jeunes talents du milieu. La jeune réalisatrice nous emmène dans une cour de récréation afin de traiter du harcèlement moral vécu par des enfants à 8 ans et la manière dont ceux-ci l’absorbent.

Ce qui touche particulièrement, c’est l’émotion suscitée grâce à la position de la caméra. "Il a été filmé à hauteur d’enfant : la caméra est placée très bas, et on ne voit pas les visages des adultes, on les entend à peine. On a l’impression d’être avec eux à la piscine, dans la cour de récré et de ressentir toutes les cruautés de la cour de récré" explique Cathy Immelen, qui se montre extrêmement élogieuse :

C’est formidable, c’est mon film préféré de tout ce que j’ai vu au Festival de Cannes et je ne dis pas cela par chauvinisme.

Il y a d’ailleurs d’autres films qui ont bouleversé notre experte lors de cette 74e édition, même si elle n’a pas encore visionné tous ceux en compétition, dont celui de Joachim Lafosse : le film iranien Un héros, qui devrait être primé prévoit-elle, tout comme celui de François Ozon qui traite de l’euthanasie, avec André Dussollier et Sophie Marceau, "un film magnifique où Sophie Marceau nous prouve enfin, qu’elle sait jouer des beaux rôles quand ils sont bien écrits".

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