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Calogero : "Il y a eu une belle connexion avec Benjamin Biolay"

Calogero était l’invité de VivaCité pour aborder son nouvel album Centre Ville, sorti depuis le 4 décembre et qui compte de nombreuses collaborations. L’artiste s’est aussi confié sur son idole, Ennio Morricone.

Trois ans après le succès de son précédent album Liberté Chérie, Calogero est de retour avec un nouveau disque, Centre ville.

Ce huitième album inclus 3 titres déjà bien connus. Le premier extrait, On fait comme si, sorti sur les réseaux sociaux pendant le confinement, nous parle de cette période difficile.

La Rumeur est le second extrait. Un titre signé Paul École qui avait écrit Le portrait, Fondamental et 1987.

Le dernier extrait en date, Celui d’en bas, raconte l’histoire d’amour entre deux ados issus de milieux sociaux différents.

Un album inspiré par le confinement

Le confinement a été propice à Calogero pour sortir son huitième album. Le premier titre a même été produit chez lui et non en studio. "C’était vraiment à la maison avec mon piano, la cour de l’immeuble, les fenêtres ouvertes, les copains en visio pour partager les instruments différents" se souvient-il.

L’auteur-compositeur-interprète français tempère toutefois l’inspiration qui a été la sienne en cette période difficile : "Cela ne m’a pas forcément inspiré de la joie, j’avais comme tout le monde de l’inquiétude mais c’est ma manière de parler à la musique : que ce soit une inquiétude ou de la joie, j’ai besoin de retranscrire tout cela en musique".


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Le titre Celui d’en bas évoque quant à lui un amour de jeunesse pour le chanteur qui reste significatif de sa passion pour la musique. "Quand on vit une histoire d’amour un peu compliquée en étant ado, cela peut être très positif car j’ai eu envie de faire de la musique pour conquérir mon amour (de jeunesse)" révèle-t-il ainsi.

La collaboration avec Benjamin Biolay

Calogero s’est cependant bien entouré pour cet album, malgré les difficultés liées au confinement. Paul École a signé la plupart des textes mais aussi Bruno Guglielmi, ainsi que Clara Luciani qui apparaît dans les chœurs et Benjamin Biolay qui a écrit les paroles de la chanson Centre Ville.

Calo savoure d’ailleurs la collaboration avec Biolay sur ce titre, qui a aussi sorti son album Grand Prix en 2020. Les deux artistes n’avaient encore jamais écrit de chansons ensemble. Le chanteur de Comment est ta peine avait uniquement joué de la trompette sur le projet Circus de Calogero, un groupe formé en 2012 par ce dernier dont fait notamment partie Stanislas.

Cela a été top parce qu’on a plein de points communs et Benjamin Biolay m’a fait chanter des mots, un ton que je n’avais chantés avant. Je crois que lui aussi a été inspiré avec mes musiques. Il y a eu une belle connexion entre nous.

Le titre Centre Ville évoque des soirées bien arrosées… que l’artiste français a souvent vécues en Belgique ! Il dévoile : "Comme j’ai fait quasiment tous les albums en Belgique et que j’ai une histoire forte avec le public belge, je suis souvent sorti avec des amis belges en Belgique. Centre Ville peut parler aussi des soirées du centre-ville de Bruxelles".

C’est en effet dans le célèbre Studio ICP que Calogero a enregistré de nombreux disques, et pourquoi pas y revenir pour les prochaines Sessions privées de VivaCité, qui s’y sont déroulées en octobre dernier ? L’artiste est partant : "Je n’ai qu’une hâte c’est retrouver mon public belge et revenir jouer c’est sûr".

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© Sébastien Berda / AFP

Ennio Morricone, "le maître absolu"

Les remerciements de ce huitième album s’adressent entre autres à Ennio Morricone. Calogero démarre d’ailleurs chaque concert avec la musique du compositeur italien. Il explique cette admiration :

Ennio Morricone j’ai appris la musique avec sa musique. Pour moi, c’est le maître absolu. Je le mets au-dessus de tous.

Il ajoute : "Pour certains spécialistes ce n’est pas de la musique savante (NDLR : terme employé par les musicologues pour l’opposer à la musique dite populaire), mais c’est une musique qui m’a donné le droit d’être compositeur. Parfois, quand on est enfant et que l’on apprend tout de suite Mozart ou Bach on ne peut plus rien faire parce que c’est beaucoup trop savant. Mais Morricone il y a quelque chose d’accessible qui vous donne à la fois une sorte de culture musicale et en même temps une sorte d’ignorance et une naïveté qui vous assure que vous aussi c’est possible avec vos dix doigts de composer de la musique".

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© Bertrand Guay / AFP

Calogero admiratif du travail de sa compagne

Calogero a aussi exprimé tous ses vœux de réussite à Marie Bastide, sa compagne qui a sorti son premier album après avoir été la parolière de plusieurs artistes dont Calo. "Je trouve cela génial qu’elle fasse aujourd’hui son album. Son album est très beau. Elle l’a fait toute seule. Elle a travaillé avec tous les compositeurs pour qui elle avait écrit : Florent Marchet, Carla Bruni, Julien Clerc, moi aussi j’en ai fait deux" déclare-t-il.

Leur collaboration se déroule d’ailleurs "naturellement" affirme Calogero. "Quand cela concerne mes albums je travaille aussi bien avec marie qu’avec Paul École ou Bruno Guglielmi. mais pour ce cas précis marie a fait son album toute seule et n’a pas eu forcément besoin de moi et je trouve cela agréable et lui souhaite beaucoup de bonheur" a-t-il lancé.

On espère bien entendu que l’album Centre Ville sera lui aussi, couronné de succès.

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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