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Bruno Solo, concierge dans "Grand Hôtel" : "Mon personnage monte en puissance dans la série"

Bruno Solo était l'invité du 8/9 pour son rôle dans la série Grand Hôtel diffusée le dimanche sur la Une. L'acteur a donné son avis sur la série et a évoqué le soutien à la culture en France.

Anthony Costa, 25 ans est embauché comme serveur au Grand Hôtel pour comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, une femme de chambre qui a mystérieusement disparu. Pendant son enquête, il tombe amoureux de l'héritière de la famille Vasseur déjà promise au directeur de l'hôtel.

Entre secrets de familles, mensonges et trahisons, Grand Hôtel nous plonge dans les histoires tumultueuses de plusieurs familles dont les destins sont étroitement liés.

Cette fiction, qui est déjà un succès en télé en Belgique, est une adaptation en 8 épisodes de la série espagnole Gran Hotel avec Carole Bouquet, Solène Herbert (Demain nous appartient), Victor Meutelet (Le Bazar de la Charité), Alain-Fabien Delon, Anny Duperey et… Bruno Solo !

Si vous avez manqué les deux premiers épisodes, rendez-vous sur Auvio. Pour la suite, il faudra patienter jusqu'à dimanche soir, à 20h55 sur la Une.

Le concierge au service des riches familles

Dans Grand Hôtel, Bruno Solo incarne Benjamin Marchand, le concierge de cet établissement de luxe, cadre de cette disparition inquiétante. L'acteur se dit admiratif d'un tel métier peu évident à effectuer tant ils doivent être dévoués aux clients. "Depuis que je gagne ma vie, je sais à quel point ces gens-là sont précieux, essentiels et c'est pour cette raison qu'ils ont deux clé sur leur revers de leur costume parce qu'ils détiennent les clés de tout. Il parait que l'on peut demander à un grand concierge absolument tout, que rien ne peut lui échapper. C'est vrai que c'est un métier charnière, au sein d'un hôtel et c'est pour cela que mon personnage monte en puissance dans les épisodes" déclare-t-il.

Bruno savoure également la réalisation de cette série. "Il y a un côté Downtown Abbey (NDLR : série britannique sur une famille aristocratique anglaise et de ses domestiques du début 20ème siècle) que j'aime beaucoup : il y a de temps en temps une petite critique sociale sur la vie de ceux d'en haut et de ceux d'en bas. C'est assez bien vu, on voit la condescendance de ces gens qui vivent dans le luxe et la volupté, la direction de l'hôtel et même les gens qui sont censés être les héros ne sont pas nécessairement si sympathiques que cela. Je crois que de ce point de vue-là c'est assez bien vu et observé" se réjouit-il.

Une série mise entre parenthèses suite au confinement

Le tournage de Grand Hotel a été interrompu un temps en raison du confinement. Bruno Solo se confie sur cette mise en parenthèses qui peut s'avérer déroutante pour les acteurs : "C'est plus difficile de garder la même allure physique. Personnellement je fais beaucoup de sport donc je n'ai aucun souci avec cela mais par contre, ma pilosité est capricieuse : je perds mes cheveux par poignées depuis quelques années maintenant". Autre exemple donné par l'acteur, il a dû faire attention à ne pas trop bronzer en vacances pour garder le même teint de peau qu'au début du tournage.


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"Mais ce n'est pas difficile de se replonger. On a quand même une base solide qui est le scénario qui nous permet de nous replonger dans une histoire sans trop d'efforts. C'est plus difficile pour le théâtre que je vais reprendre bientôt à Paris : là on n'a pas joué la pièce depuis six mois. Il va falloir que l'on répète, que l'on retrouve des mécanismes parce que l'on reproduisait à chaque fois beaucoup la même chose alors qu'au cinéma, c'est à chaque fois une scène différente. La difficulté est moindre il me semble" lance-t-il.

Le soutien à la culture en France

Bruno Solo a enfin évoqué les difficultés que connaît le secteur culturel en France. Celui-ci paraît plus soutenu à première vue tant la culture est mise à l'avant-plan en France. Deux milliards sur 100 ont ainsi été alloués pour la culture même si l'acteur ignore encore comment cet argent sera réparti. "Il semblerait que l'on soit soutenu dans les mots. Maintenant on attend les actes. Mais c'est vrai qu'il y a un effort qui a été fait (...) C'est un département qui a a beaucoup souffert et qui est une économie très forte en France, c'est 1,3 million d'emplois donc il faut le soutenir" commente-t-il.

Il déplore aussi la reconversion et l'adaptation forcée de certains métiers qui ont dû se réinventer malgré eux. Les métiers de techniciens du spectacle rencontrent ainsi de nombreuses difficultés économiques : "Ma femme est maquilleuse dans le cinéma, je peux vous dire que c'est difficile pour eux. Nous nous ne comptons pas nous n'avons pas d'autres espèces de revenus, pas de chômage partiel (...) Je connais plein de camarades garçons et filles pour qui cela a été un enfer ces trois derniers mois".

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

 

Grand Hôtel c'est le dimanche à 20h50 sur La Une et également sur Auvio.

Programme disponible aussi en version sous-titrée (CC)

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