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Bernard Werber : "Il faut que l'écrivain s'amuse pour que le lecteur s'amuse"

Bernard Werber était l'invité du 8/9 pour évoquer son roman La Planète des chats livre sorti le 30 septembre qui clôture son Cycle des chats, qui nous transpose dans une guerre entre humains et chats opposés aux rats.

Après l’effondrement de la civilisation humaine et l’envahissement de l’Europe par une armée de rats, Bastet, la reine autoproclamée des chats, n’a pas d’autres choix que de fuir direction New-York. Elle emmène avec elle ses fidèles serviteurs : Champollion, le perroquet traducteur, Nathalie, sa servante humaine, et Pythagore, le chat encyclopédique.

Problème, l’arrivée à New-York est un cauchemar : la Statue de la Liberté est recouverte de rongeurs et les hommes ont disparu de la surface de la terre.

Bastet et ses compagnons devront affronter une armée de rats impitoyables, faire alliance avec les humains ou encore désamorcer une bombe atomique.

Alors que les rats sont nombreux et que les humains ne sont pas d’accord sur la manière d’agir, Bastet et son équipe devront faire régner l’ordre. La reine parviendra-t-elle à rallier les Américains à ses côtés ?

Un raconteur d'histoires

La Planète des chats est le troisième tome de cette histoire, après Demain les chats et Sa Majesté des chats, centrée sur nos compagnons à quatre pattes qui agissent parfois comme des êtres humains. 

Bernard Werber, 59 ans, assume cet univers totalement décalé, lui qui est aussi connu pour sa trilogie des Fourmis : "Avec l'âge je vais de plus en plus dans les effets spéciaux, le spectaculaire, les figurants, c'est-à-dire je m'amuse de plus en plus avec l'objet roman".

L'auteur dévoile d'où provient chez lui cette inventivité débordante. "Déjà vers l'âge de 7 ans et 8 ans, vu que je n'étais pas très bon au football, et que je n'étais pas très bon élève non plus, la seule manière d'être admis dans la classe, c'était de raconter des histoires à tout le monde. J'ai commencé à écrire des nouvelles et des histoires fantastiques vers l'âge de 8 ans. Et après, comme on disait on t'accepte tant que si tu fais ça je n'ai jamais arrêté, et tant que je continue à avoir des lecteurs je continue" déclare-t-il.

L'influence de son chat

Bastet est directement inspirée par la propre chatte de Bernard WerberDomino, qui lui a été offerte par son amie écrivaine, Stéphanie Janicot"C'est une chatte prétentieuse, de mauvaise foi, diva, avec une très haute estime d'elle-même, je me suis dit cela fera très bien une héroïne : c'est elle qui raconte l'histoire et c'est une héroïne un peu surprenante. On est souvent habitué aux chats gentils, mignons, qui se laissent caresser, les petites peluches mais la mienne est égocentrique, mégalomane mais c'est ce qui fait son charme" observe-il.


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L'idée-même de La Planète des chats résulte des observations de l'écrivain français sur Domino qui le regardait quand il travaillait et scrutait aussi ce qu'il se passait à la télévision. "Qu'est-ce qu'elle peut penser ? C'est à partir de là que m'est venue l'idée du roman. C'est très amusant de se mettre dans la peau d'un chat (...) À partir de là, chaque fois que j'écrivais j'allais au cinéma et je rigolais tout seul en écrivant" assure-t-il.

Je crois qu'il faut que l'écrivain s'amuse pour que le lecteur s'amuse. Je trouve que ce métier est génial, je n'en reviens pas de la chance que j'ai et que le public me suit.

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© Joel Saget / AFP

"Un métier où on a le droit de vieillir"

Après 51 ans d'histoires racontées, Bernard Werber ne se refuse donc rien dans ses romans. Il précise ainsi : "C'est un métier où on a le droit de vieillir. C'est un grand avantage. Plus j'écris, plus je vais loin dans les délires parce que tant qu'à s'amuser autant y aller à fond".

Pour ne pas non plus choquer le lecteur, l'auteur révèle ainsi qu'il autorise lui-même son éditeur à le censurer s'il va trop loin, que ce soit en matière de sexualité ou de politique. "Mais je vais de plus en plus loin dans la violence, même dans les scènes spectaculaires, tout simplement parce que je n'ai pas envie de m'ennuyer et d'avoir l'impression que j'écris le même livre" estime-t-il.

Dans La Planète des chats, le romancier se base sur des personnages existants et des expériences réelles. Hillary Clinton profite ainsi de l'apocalypse ambiante pour reprendre le pouvoir. L'auteur aborde le fait que dans la ville lumière, on dénombre selon lui deux rats par habitant. Qu'arriverait-il avec une mauvaise gestion des déchets dans les rues ? Il y aurait eu aussi des cas d'attaques de rats dans des parcs. "Il y a une vraie menace des rats et je pense réellement que les chats peuvent nous aider dans plein de domaines, ne serait-ce que nous apprendre une certaine forme de sagesse" pense ainsi l'auteur.

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© Joel Saget / AFP

Un prochain roman sur la vie antérieure

La Planète des chats clôture ce Cycle des chats pour Bernard Werber. "Pour le reste c'est un peu au lecteur d'imaginer ce qu'il arrivera à Bastet car à la fin elle est encore vivante à la fin du roman et organise encore plus la résistance" révèle-t-il.

Un prochain roman est déjà en préparation. Il confie : "Je parle d'hypnose et de vie antérieure, c'est un peu, la suite de La Boîte de Pandore et c'est un sujet qui me plait beaucoup de dire qu'on aura des vies avant et après".

Et pourquoi ne pas découvrir ce qu'aurait pu être notre vie trépidante de chats si les rats envahissaient le monde dans La Planète des chats ?

Du lundi au vendredi, retrouvez l’invité du jour dans Le 8/9 à suivre sur VivaCité et en télé sur La Une. Pour connaître le programme de la semaine, c’est par ici.

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