Le 6-8

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WhatsApp veut-il savoir tout de vous ? Le point sur l’application et ses changements

Au centre de nombreux débats suite à son intention de modifier ses conditions d’utilisation, WhatsApp tient à rassurer ses utilisateurs et s’excuse de la mauvaise presse générée par ce changement, finalement repoussé en mai.

Dans Le 6-8, Caroline Sury, notre experte économie et bon plan, faisait le point sur les changements des conditions d’utilisation que WhatApp entendait bien faire accepter à ses utilisateurs avant ce 8 février, sans quoi votre compte sur la messagerie serait tout simplement supprimé. En fin de compte, il n’en sera rien puisque la date butoir a été repoussée au 15 mai.

Quelles conséquences pour les utilisateurs ? Caroline nous explique.


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La main mise de Facebook

"En acceptant ces nouvelles conditions, vous acceptez que WhatsApp et Facebook, sa maison mère, échangent entre eux davantage d’informations", explique dans un premier temps la chroniqueuse.

Face à cette annonce d’échanges de données, de nombreux utilisateurs à travers le monde se sont rapidement inquiétés quant au type d’échanges, mais aussi et surtout du type de données concernées par ceux-ci.

Les conditions et la "menace" de supprimer le compte des utilisateurs n’y adhérant pas dans les temps, n’ont pas manqué de générer mauvaise presse à la célèbre application de messagerie détenue par Facebook. Quelques jours plus tard, WhatsApp a finalement rétropédalé et tenu à rassurer ses utilisateurs.

Tout comme Caroline Sury : "WhatsApp est une application de messagerie qui chiffre vos conversations de bout en bout. Le réseau social ne peut pas s’immiscer dans vos conversations. Il n’y a que vous et le/les destinataire(s) qui peuvent les lire. Ici, il était question d’échanges de données de contacts et des informations sur votre profil (âge, genre, etc.)."

La modification de la politique de confidentialité de WhatsApp impacte donc moins les Européens, mieux protégés grâce au RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), que d’autres citoyens dans le monde.

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© Getty Images

Faut-il accepter ?

L’intention première de Facebook et Whatsapp est de favoriser le ciblage publicitaire grâce à ces échanges : "Il y a des gens qui sont sur WhatsApp et pas sur Facebook, mais Facebook a des ramifications partout et essaye d’en savoir davantage sur vous", pointe Caroline qui encourage tout de même à accepter les nouvelles conditions.

"C’est un peu bizarre et toujours nébuleux, mais accepter les nouvelles conditions, c’est permettre aux entreprises, qui ont de plus en plus l’habitude d’utiliser cet intermédiaire, d’échanger avec vous, consommateur, et ça ne va pas plus loin que ça finalement", précise-t-elle.

La confusion était donc de mise car les conversations WhatsApp continueront d’être chiffrées de bout en bout et ni Facebook, ni WhatsApp n’auront la possibilité de voir ces messages privés, assure la compagnie. Raison pour laquelle de nombreux utilisateurs s’étaient alarmés dans un premier temps au vu de ce qui était perçu comme un abandon de l’une des valeurs fondatrices de de la messagerie, à savoir la protection des données.

Quelques alternatives

Suite à la mauvaise presse occasionnée par la nouvelle en janvier dernier, la messagerie Signal, recommandée également par Elon Musk, a été l’application la plus téléchargée le week-end suivant.

Viber et Telegram sont également des alternatives moins intrusives sur votre vie privée, mais Signal se distingue pour ne connaître qu’une seule et unique donnée sur vous : votre numéro de téléphone (toutes vos conversations étant elles aussi chiffrées).

A titre de comparaison, Whatsapp et Messenger retiennent vos coordonnées, votre emplacement, vos contacts ou encore vos identifiants. "En gros, si vous ne voulez pas qu’on utilise vos données ou si vous avez peur qu’elles atterrissent dans les mains de quelqu’un de malveillant qui va les revendre à des sociétés pour du ciblage publicitaire, passez sur Signal", finit par conclure la chroniqueuse.

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© Getty Images

Retrouvez les bons plans "économie" de Caroline Sury et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur la Une.

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