Le 6-8

Plus d'infos

"Western Spaghetti" : 3 films pour (re)découvrir ce genre tout particulier au cinéma

"Le Bon, la Brute et le Truand", ce film culte s’inscrit comme la référence ultime du "Western Spaghetti". Un genre cinématographique à part que Nicolas Buytaers tenait à mettre en avant ce matin dans Le 6-8.

Voilà 32 ans que l’immense Sergio Leone nous quittait. L’icône du 7e art, réalisateur dudit film, est particulièrement connue pour avoir magnifié un genre tout particulier : le western spaghetti.

Alors que le western hollywoodien est en déclin dans les années 60, les producteurs et réalisateurs italiens, lassés des péplums devenus ringards, réinventent le genre… à leur sauce. Une sauce qui lui prêtera ensuite son nom et dont le premier film "Duel au Texas" sortira en 1963.

"Il y a plusieurs différences avec le western classique. Les tournages se font exclusivement dehors et non pas en studio, comme ils en avaient l’habitude. Ils aiment désormais faire de la poussière. C’est un western sale et plus "réaliste"", indique Nicolas Buytaers.


►►► À lire aussi : "Sound of metal" et "La sagesse de la pieuvre" : coups de cœur de Cathy aux Oscars


Le héros se veut lui aussi un peu veule, lâche et poussiéreux. "Une sorte de gentil méchant comme on les aime. Qui n’a pas de nom, ou bien un qui se termine par "a" ou par "o"", ajoute-t-il.

Dans ce genre, il faut respecter la règle des 3 V : violence, vengeance et vénalité

Saupoudrez le tout d’une bonne dose d’humour noir, de cynisme sur un air à la Ennio Morricone, et vous avez là la recette parfaite du western spaghetti !

"Par contre, s’il y a bien une chose à ne pas faire, c’est de dire à un Italien que vous aimez les Western Spaghetti, c’est un terme péjoratif là-bas. Ils préféreront dire, et on les comprend, western à l’italienne", ajoute Nicolas avant de passer à son traditionnel top 3 des films du genre.

Disparu dans les années 80 au profit des films "kung-fu", le Western Spaghetti est brillamment représenté par la célébrissime Trilogie du Dollar ou de l’homme sans nom, à savoir la trilogie contenant les trois plus grands films du genre : "Pour une poignée de dollars" (1964), "Et pour quelques dollars de plus" (1965) et "Le Bon, la Brute et le Truand" (1966), tous réalisés par Sergio Leone, joués par Clint Eastwood et mis en musique par Ennio Morricone.

En faisant abstraction de ces films de légende, Nicolas Buytaers nous livre son top 3 subjectif.

"Mon nom est personne" (1973)

"Cette scène de baffes est célèbre. Ce bruitage est assez culte. C’est un peu grotesque, surréaliste et surjoué, mais c’est aussi ça le western", indique le chroniqueur cinéma.

Un film porté par Terence Hill, de son vrai nom Mario Giroti, les plus beaux yeux du cinéma italien et Henry Fonda, mettant face à face deux générations de cowboys.

"Le grand silence" (1968)

Changement de décor dans "Le grand silence" (1968). Klaus Kinsky et Jean-Louis Trintignant en cow-boy muet nous proposent une magnifique course-poursuite dans la neige et nous emmènent dans une ambiance glaciale parfaite, loin des déserts poussiéreux.

"Le spécialiste" (1969)

C’est bien Johnny Hallyday que l’on reconnaît dans "Le spécialiste", ce film sorti en 1969. La star a touché à tous les genres et tous les styles, mais s’épanouit tout particulièrement dans celui-ci, et avec brio !

Retrouvez les conseils ciné de Nicolas Buytaers et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur La Une.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK