Le 6-8

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Voyagez aux quatre coins du monde avec ces suggestions littéraires en livres de poche !

Le voyage et le livre de poche sont mis à l’honneur ce matin dans Le 6-8. A cette occasion, Michel Dufranne vous livre ses meilleures suggestions du genre à dévorer sans modération.

Voyager aux quatre coins du monde par la lecture, le tout en format de poche, définitivement plus accessibles et moins chers, c’est ce que propose Michel Dufranne, chroniqueur littéraire dans Le 6-8. Aperçu des coups de cœur en tous genres du critique.

 

Une série forte sur l’histoire du terrorisme de Frédéric Paulin

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© Folio
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"Je commence par ce livre, car nous sommes le 22 mars", pointe le chroniqueur.

La guerre est une ruse, suivi de Prémices de la chute nous plonge dans l’Algérie des années 90. Alors que les militaires reprennent le pouvoir, plusieurs attentats sont commandités par le GIA. Une situation dans laquelle se mêle la France dénonçant le fait que ces attentats soient téléguidés par les militaires afin d’asseoir leur pouvoir. Une intrusion qui ne plaît pas et risque d’engendrer des conséquences désastreuses.


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"Vous rentrez dans notre histoire contemporaine, celle du terrorisme islamiste. C’est hyper bien écrit. On croit aux personnages, on est à fond, et ça nous éclaire pas mal sur notre société", ajoute Michel Dufranne.

"Ada", une bio décalée signée Catherine Dufour

Ada ou la première femme à avoir créé un programme d’ordinateur à une époque où l’ordinateur n’existe encore même pas.

Véritable pionnière de l’informatique, Ada Lovelace, née en 1815 et fille du poète britannique Lord Byron, est à l’origine de la conception de la logique de programmation.

Dans cette biographie au ton décalé et savoureux, Catherine Dufour, déjà auteure de Blanche-Neige et les lance-missiles, une réécriture des contes de fées fantasque, passe au karcher et dans tous les sens cette société victorienne du 19ème siècle.

"L’héroïne n’a pas un profil parfait, mais ce qui est génial, c’est de voir qu’on peut écrire une biographie, de donner énormément d’éléments fondamentaux et précis sur quelque chose qui a changé et révolutionné notre vie, à savoir l’informatique, car on ne se doute pas que ça vient de cette femme, et de l’écrire avec autant de dynamisme et d’humour", souligne Michel Dufranne.

Direction la Corée avec "Le Jardin" et "Sang Chaud"

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Le Jardin de Hye-Young Pyun, c’est "l’histoire d’un mec alité qui ne peut pas bouger parce qu’il sort d’un accident de voiture qui a tué sa femme. Sa belle-mère s’occupe de lui et du jardin qui était le lieu secret de sa fille à elle. Sauf qu’en regardant un peu plus loin, il constate qu’elle creuse en fait un trou", raconte Michel, en veillant à laisser le suspense le plus complet.

Ce qui est bien dans la littérature coréenne, c’est qu’ils n’ont pas peur d’être dans l’extrême

Sang chaud, quant à lui, est présenté comme Le Parrain, à la sauce coréenne. Une recommandation du chroniqueur qui s’éloigne des formats classiques de polar à la française, du modèle scandinave ou encore américain, où la mort rôde très rapidement. "Ici, c’est complètement l’inverse. On est avec ce gars un peu dépressif, on aurait presque envie de le plaindre avant de se rendre compte que c’est un mafieux en fait", avance le critique.

L’efficacité américaine avec "Gangs of L.A." et "La chaîne"

Provenant lui aussi de South Central, quartier difficile à Los Angeles, l’auteur Joe Ide, nous conte l’histoire de IQ, un détective un spécial qui aide les démunis et se fait payer essentiellement en petits services. En manque d’argent, le détective va alors frapper dans le milieu du rap.

"Au titre et à la couverture, on a l’impression d’avoir un polar dur, mais en fait, pas du tout, c’est une grosse satire du le monde du rap et du bling bling", remarque Michel, enthousiasmé par les aventures de ce "Hercule Poirot décalé".


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La chaîne se caractérise comme l’archétype du polar habilement ficelé et efficace. Le chroniqueur littéraire se contente d’un pitch alléchant : "Une mère de famille est contactée un soir. On lui annonce que sa fille a été enlevée. Pour la revoir, il faut payer une rançon et qu’elle enlève un autre enfant… parce que c’est ça le principe d’une chaîne. Pour sauver votre gamin, vous devez devenir criminel vous-mêmes, c’est hyper tendu et vous passez un super moment".

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Arnaldur Indridason, star du polar, nous fait découvrir l’Islande

"Ce qui est incroyable chez lui, c’est que c’est un fabuleux raconteur d’histoires. Je vous recommande d’ailleurs La femme en vert", explique-t-il.

Dans Les fantômes de Reykjavik, l’auteur nous emmène au cœur de l’Islande, thème principal de ses multiples romans qui nous en dit plus sur ce pays qu’on connaît finalement peu : "Des grands-parents s’inquiètent pour leur petite-fille qui baigne dans le milieu de la drogue. Ils vont faire appel à un ex-flic qui est aussi sollicité par une amie pour résoudre une vieille affaire qui la hante. Les deux enquêtes vont finir par se retrouver et ainsi de suite".

"Mamie Luger", le bon mot et l’humour noir à la française

Benoît Philippon nous présente Mamie Luger, centenaire se retrouvant à canarder l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Commence alors la garde à vue mémorable de la vieille dame, prête à tout balancer ?

"Ambiance Michel Audiart, il y a du bon mot. On ne sait pas si elle nous balade ou si elle nous raconte l’histoire de cette France profonde. C’est absolument jubilatoire, ça vous refile la patate tout en étant du roman noir", finit par conclure le chroniqueur.

Retrouvez les avis littéraires de Michel Dufranne, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur la Une.

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