Le 6-8

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Votre budget soins de santé va-t-il vraiment augmenter ?

Face aux coûts liés à une potentielle hospitalisation et face à l’évolution des coûts des soins de santé en général, l’inquiétude des Belges grandit. À juste titre ?

Les Belges seraient inquiétés par l’évolution des coûts des soins de santé… Caroline Sury journaliste à l’Echo et chroniqueuse 6/8 apporte toute une série de réponses à vos questions. C’est le bon plan de Caro en ce lundi 2 novembre.

Covid-19 : un belge sur deux inquiets

"D’après les résultats du nouveau baromètre DKV, 1 Belge sur 2 est inquiet en raison des coûts liés à une possible hospitalisation causée par le Covid-19" commente Caroline Sury.

Ils estiment que leurs finances personnelles ne leur permettraient pas de payer les soins liés à cette hospitalisation. Mais c’est une préoccupation qui n’a pas lieu d’être. Même si le montant individuel peut varier fortement d’un cas à l’autre, en particulier en fonction de la sévérité de la maladie, le coût d’un patient est surtout élevé pour la sécurité sociale, vu que les suppléments d’honoraires sont interdits.

Une autre conclusion importante est qu’ils craignent une hausse des coûts de soins de santé : 80% redoutent une hausse des frais liés à une hospitalisation, 60% pensent que les prix des médicaments vont augmenter ainsi que les tarifs des consultations chez les médecins spécialisés.

Comment rassurer les Belges qui s’inquiètent ?

Ceux qui craignent pour leur budget peuvent recourir davantage à un médecin conventionné, c’est-à-dire, qui respecte les tarifs officiels fixés par l’Inami. Notez que c’est le cas pour la grande majorité des médecins et prestataires de soins (kinés, dentistes). Il existe des outils en ligne des mutuelles ou de l’Inami.

"Pour rappel, dans le cas d’un médecin non conventionné, vous allez payer des suppléments d’honoraires en plus de votre ticket modérateur. Ce dernier correspond au montant des frais médicaux qui reste à charge du patient après l’intervention de l’assurance obligatoire."

Si vous devez être opéré, en cas d’hospitalisation, les suppléments d’honoraires ne peuvent être réclamés que si le patient séjourne en chambre individuelle. "Pour réduire la note, privilégiez au moins une chambre double."

Bon à savoir : ces suppléments sont interdits si vous êtes admis aux urgences/soins intensifs puisqu’en pareilles circonstances, vous n’avez pas le choix du médecin qui s’occupera de vous/type de chambre.

Caroline Sury : "notez que certains prestataires sont partiellement conventionnés. Cela signifie qu’ils s’engagent à respecter les tarifs officiels certains jours et/ou dans certains créneaux horaires, à l’hôpital par exemple."

Bientôt opéré ou hospitalisé : rassurez-vous !

Vu l’état d’urgence dans les hôpitaux, de nombreux patients qui devaient être opérés et/ou hospitalisés sont désormais victimes d’un report de soins, comme cela avait déjà été le cas lors de la première vague.

Selon Caroline, "ils vont être hors délai pour la prise en charge par leur assurance de certaines factures pré et post-hospitalisation".

Si c’est votre cas, rassurez-vous, car les mutuelles et les compagnies d’assurance privées ont pris leurs dispositions : elles ont décidé à titre exceptionnel de rallonger les périodes pré et post-hospitalisation prévue dans leurs contrats pour le remboursement des frais ambulatoires (examens, consultations, médicaments, kiné, matériel, etc.) liés à l’hospitalisation.

"Toutefois, prenez la peine de vous renseigner, car les délais et conditions varient d’un assureur à l’autre" note encore Caroline.

Soins dentaires… Bon à savoir

En principe, les patients de 18 ans ou + qui ne prennent pas rendez-vous régulièrement (une fois par an) pour un examen buccal préventif doivent s’acquitter d’un ticket modérateur plus élevé l’année suivante.

Cette règle destinée à favoriser la prévention pour éviter des surcoûts ultérieurs provoque traditionnellement un afflux des demandes de rendez-vous en fin d’année en raison des oublis.

Cette année, en raison de cette période troublée par le Covid, elle n’est (temporairement) plus obligatoire. Il suffit d’être allé chez un dentiste en 2019 pour avoir droit au remboursement en 2021. La prestation requise peut avoir été effectuée en 2019 ou en 2020.

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