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Vivre mieux, plus vieux : comment nourrir nos gènes de longévité ?

Il y a vivre plus longtemps et vivre plus longtemps sainement. Depuis 1960, nous avons ajouté une vingtaine d’années à nos vies, mais pas autant de vie à nos années. Nos gènes y sont d’ailleurs pour quelque chose.

Vivre vieux et vivre bien dépend pour 20% de nos gènes et pour 80% de notre style de vie. C’est en tout cas ce que nous apprend Chantal van der Brempt, nutritionniste attitrée du 6-8.

Ainsi, la chroniqueuse se laisser aller à une métaphore pour introduire le sujet du jour : "Les gènes, c’est quelque chose de très codé. C’est comme les touches d’un piano et aussi longtemps qu’il n’y a pas de pianiste, il ne se passe rien. A nous, les pianistes de jouer la meilleure partition en activant certaines touches et en évitant d’autres", explique-t-elle.

Il s’agit là des gènes sirtuines, contrôlant à la fois notre survie, notre santé et notre vitalité : "On va apprendre à les titiller d’un point de vue alimentaire. C’est comme la douche froide le matin. Elle active aussi ces sirtuines qu’on appelle également gènes de longévité ou vitalité", avance Chantal.

Pour les activer d’un point de vue alimentaire, la nutritionniste avance deux façons de le faire :

  • Maintenir nos taux de deux molécules indispensables : le NAD + et le resvératrol.
  • Adopter le jeûne périodique : "Cela va activer nos circuits de survie. On a un peu faim, il y a comme un petit danger et nos gènes de longévité se mettent en route".

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En pratique, cela veut s’apparente à l’adoption des grands principes du régime de nos centenaires, à savoir une alimentation pure qui évite entre les pesticides et les transformations industrielles. "Il y a aussi les aliments riches en végétaux évidemment (légumes, fruits, grains, noix, etc.), mais aussi un peu de viande, voire du vin en petite quantité et sans sulfites ou encore du café", énumère la chroniqueuse.

Mais aussi le hara hachi bu et bien d’autres

La nutritionniste préconise également le hara hachi bu. Une expression assez étrange désignant en fait une discipline alimentaire qui impose de s’arrêter de manger à 80% de sa satiété : "C’est difficile pour les gourmands, aussi parce qu’on nous apprend à manger notre assiette jusqu’au bout", pointe-t-elle.

Ce sont des astuces pour vivre mieux, plus vieux, parce qu’à la base de toute maladie, on retrouve le vieillissement cellulaire

Pour enrichir nos gènes de longévité, via la molécule NAD +, la nutritionniste recommande de manger :

  • Plus d’aliments crus riches en vitamine B : avocat, céréales germées ou cuit à la vapeur à viande, poisson et produits laitiers
  • Des céréales complètes à raffinées
  • Des lentilles, et plus particulièrement les haricots de Lima, l’edamame
  • De légumes comme le chou, le brocoli, les concombres ou les champignons
  • De noix et de graines (cacahuètes non grillées, graines de tournesols/de sésame
  • De cacao et de levure alimentaire.

Pour enrichir la molécule de resvératrol, le raisin et ses dérivés (raisins secs, jus, vin) sont des alternatives. Il en va de même pour les baies (mûres, cassis, framboises, canneberges), les grenades ou encore la rhubarbe, conclut Chantal.

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© Getty Images

Retrouvez les conseils nutrition de Chantal Van der Brempt et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur la Une.

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