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Un lapin à la maison ? : quelques conseils avisés pour l'accueillir dans les meilleures conditions

Ils sont petits, mignons et peu bruyants. Un budget raisonnable et un besoin de place limité… Voici quelques ingrédients qui pourraient vous motiver à accueillir un lapin à la maison. Dans Le 6-8, Bénédicte Flament vous explique comment en prendre bien soin.

L’arrivée du printemps rime parfois avec celle d’un nouvel animal de compagnie à la maison. Si vous recherchez un animal doux et calme, le lapin peut se révéler être un compagnon de choix. Peu enclin aux environnements brusques, il le sera peut-être moins au sein d’une famille avec de petits enfants qui ne maîtrisent pas encore leurs gestes, commence la vétérinaire.


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En résumé, les besoins du lapin se résument comme suit :

  • Besoin d’un espace maîtrisé pour pouvoir se défouler les pattes
  • Besoin de calme, car il déteste passer de mains en mains
  • Ne nécessite pas de bain, car il déteste l’eau
  • Enfin, il peut se sentir rassuré avec un compagnon de jeu, comme un hamster ou un autre lapin​​​​​​​

Une vie à l’intérieur ou à l’extérieur ?

"Tout dépend vers quel type de lapin vous allez vous orienter. Si c’est un lapin rustique, une vie à l’extérieur toute l’année va plutôt lui convenir", précise Bénédicte Flament. Attention tout de même à lui aménager un certain espace "confiné".

"Le lapin est un animal très sensible au stress. Si on le sort du clapier, il va se retrouver à un environnement très vaste. Il faut rester vigilent à la manière dont on va l’y préparer car tout stress chez lui peut engendrer la crise cardiaque", avertit-elle.

Le lapin nain sera lui plus adapté à la vie en intérieur, dans une pièce relativement calme. "Oui, vous pouvez le caresser de temps en temps, mais ça reste un animal très indépendant, qui a besoin de son espace à lui", ajoute Bénédicte.

Quel que soit le choix posé, il sera opportun d’accueillir votre lapin à l’âge de 7 semaines et de lui prévoir son espace de confort (une cage ou un clapier avec un espace en hauteur, pas d’ensoleillement direct, pas de courant d’air ni de source directe de chauffage, hors des zones de bruits intenses). "

S’il est bien nourri et soigné, un lapin peut vivre sans aucun problème jusqu’à dix ans : "C’est aussi, il faut le savoir, une décision qui va nous entraîner pour quelques années", relève la chroniqueuse.

A table lapinou !

Doit-on vraiment nourrir son lapin avec des carottes ?

Totalement herbivore, le lapin présente une particularité dans son comportement alimentaire appelée la "caecotrophie". Pratiquée par tous les lagomorphes (lapins, lièvres…) et par quelques rongeurs (comme le castor), elle consiste à produire deux types d’excréments au cours de la même journée et à ingérer systématiquement l’un des deux types tout en rejetant l’autre. De cette manière, le lapin récupère des vitamines et protéines bactériennes de bonne qualité.

La digestion de l’animal reste très sensible. Un dérèglement dans l’alimentation peut provoquer de graves troubles digestifs (parfois mortels) chez le lapin, incapable de se réguler lui-même.

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© Getty Images

"Le lapin a deux incisives qui ont la particularité de pousser continuellement. Dans son alimentation, il faut lui donner des aliments qui permettent une mastication horizontale pour que ses dents se liment naturellement", explique Bénédicte.

La carotte a moins d’effets sur l’usure naturelle de ses dents. La première chose à lui donner, c’est du foin, qui favorise la mastication horizontale

On lui donnera alors la même quantité de foin que le poids du lapin par jour. S’il lui faut donc une grande quantité, le foin reste très abordable. En complément, on ajoutera en quantité limitée de la verdure fraîche comme les fanes (carottes, navets ou radis), le basilic, la menthe et les salades afin de favoriser son hydratation. Les fruits, par contre, sont à éviter.


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Les granulés que l’on retrouve en commerce de qualité très variable sont eux aussi des compléments. Ils ne constituent en aucun cas, comme l’emballage le prétend parfois, un aliment complet à donner à volonté, sans rien d’autre à côté, finit la vétérinaire.

Retrouvez les conseils vétérinaires de Bénédicte Flament et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur la Une.

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