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Sport et chaleur ne font pas bon ménage !

Sport et chaleur ne font pas bon ménage !
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C'était ce matin dans le 6/8 sur la Une Télé avec Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef du magazine Sport et Vie...

Le sport se relie pratiquement à tout, même au réchauffement climatique

Tout le monde a été marqué au début du mois de janvier par la publication des chiffres de l'organisation météorologique mondiale. Publication qui faisait des trois dernières années, les années les plus chaudes de tous les temps. En tous cas depuis qu'on procède aux relevés des températures, c'est-à-dire depuis la fin du 19ième siècle. Cela se traduit par toutes sortes de phénomènes étranges et de catastrophes comme les cyclones, les sécheresses, les incendies et même, par contrecoup, les vagues de froid comme celle qui s'est abattue récemment sur les Etats-Unis. Tout est effroyablement compliqué. On mesure des répercussions dans tous les domaines. Y compris dans le sport.

On le voit chaque année avec les matches de l'Open d'Australie disputés dans la canicule. Un tournoi qui donne à voir des spectacles effarants de joueurs qui cuisent littéralement sur les courts. Cette année encore, on a assisté à des scènes surréalistes et des joueurs qu'on devait refroidir avec de la glace aux changements de côté. On a vu aussi la Française Alizée Cornet se coucher quelques instants à l'ombre dans son match contre Elise Mertens et Gaël Monfils râler contre le médecin du tournoi, lors de sa défaite contre Nowak Djokovic, en lui disant : " Donne-moi un truc!" Je suis mort, juste mort. Il fait chaud tellement, tellement chaud."

Malheureusement, ce "truc" n'existe pas. Ou plus exactement si, il existe. Mais les dangers qu'il fait courir à l'organisme sont de loin supérieurs aux bénéfices. Pour ne plus souffrir de la chaleur dans le tennis et dans le sport en général, c'est très simple : on prend des amphétamines...

Mais... C'est interdit par le règlement antidopage !

Et pour cause. Ces médicaments sont très dangereux. Mortels même ! Ils permettent effectivement de ne plus rien ressentir : ni le chaleur, ni la fatigue, ni la douleur. Ce qui ne veut pas dire qu'au sein de l'organisme, des réactions graves ne se produisent pas. Seulement, on a éteint tous les signaux d'alerte. On risque la grosse défaillance. Défaillance soudaine, spectaculaire et parfois fatale.

Les grosses chaleurs de l'Open d'Australie

Chaque année, c'est pareil. Il fait chaud à Melbourne. Très chaud même. Beaucoup de favoris ont souffert ou se sont déjà fait sortir ! Comme David Goffin qui paraissait anesthésié par la chaleur. Le problème de ce tournoi, c'est qu'en 1987, on a pris la décision de le déplacer en janvier pour coïncider avec les congés scolaires et accueillir davantage de monde.

Mais pour les joueurs, c'est l'horreur. On a atteint des températures record de l'ordre de 67 degrés sous le soleil au centre du court. A ces températures, le caoutchouc des chaussures se ramollit, les bouteilles d'eau en plastique commencent à fondre et à coller au sol. Les balles elles-mêmes deviennent très difficiles à contrôler. Elles donnent l'impression de flotter dans les airs, ce qui explique aussi le niveau de jeu assez faible dans l'ensemble.

Certains joueurs ont déjà tiré la sonnette d'alarme estimant que leur vie est en danger dans ces conditions. On se souvient d'Andy Murray qui prévoyait qu'un accident grave pourrait bientôt survenir.

Mais jusqu'à présent, on ne déplore pas de victime de mort subite en tennis comme cela arrive malheureusement dans d’autres disciplines. En vélo ou en course à pied.

Certes, on a en méméoire la mort de Michel Berger. Une crise cardiaque à 44 ans à l'issue d'un match de tennis dans la chaleur en août 1992... Mais on ne peut pas comparer avec les athlètes qui disputent les tournois.

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