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"Sous la ceinture", polar sensation "à la belge" : "C’est une perle, ce serait dommage de le rater"

Grand amateur du genre polar, Michel Dufranne était particulièrement enthousiaste de présenter en avant-première dans Le 6-8 "Sous la ceinture", premier roman du Belge Philippe Gustin. "Un énorme coup de coeur", selon le critique littéraire.

"Comment oser aborder un sujet sérieux avec un humour belge qui ne tombe pas à plat, dans une période hyper terne qu’on connaît en ce moment" ou la définition même du roman de Philippe Gustin dont les premiers écrits ont pu être remarqués et appréciés grâce au concours "Fintro Ecritures noires".

Une claque que Michel Dufranne tenait à présenter en avant-première, soit une semaine avant sa sortie en librairies, dans Le 6-8.

Le terrorisme, traité à la sauce belge

Faisant partie du jury du concours dans lequel Philippe Gustin participait, Michel Dufranne avoue : "On reçoit des tapuscrits de gens qui n’ont encore jamais écrit de roman, souvent c’est compliqué parce que ce sont des romans qui ne sont pas encore passés par les mains d’un éditeur, mais il y a des perles, et ça, ça en était une", commence-t-il.


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Un djihadiste, un suprémaciste et une fonctionnaire des Nations Unies. C’est autour de ces trois personnages, pour le moins atypiques, que tournera ce polar bien ficelé. "On se demande vers quoi on va et comment ça va se terminer", précise le critique qui retient avant tout ce roman pour l’écriture qu’il juge "couillue" : "Surtout venant de la part d’un Belge, qui sort à vrai dire de nulle part de la sphère de la littérature. Ce n’est pas un politologue non plus. Mais il s’est dit qu’il allait écrire sur le terrorisme, avec second degré, cynisme, causticité, en prenant avec humour les revers et les excès de tout", explique-t-il.

Orné d’une couverture tout aussi représentative que son contenu, "Sous la ceinture" s’impose comme une grande réussite : "Je trouve que ce décalage, c’est vraiment une perle, ce serait dommage de le rater, ça sort la semaine prochaine", finit par rappeler le chroniqueur.

Le retour d’un cador du polar français

Pour compléter sa sélection du jour et assurer le grand écart polar, Michel Dufranne recommande également "L’âge de la guerre", dernier roman de Patrick Raynal "qui revient en grande forme".

Septuagénaire niçois, Philippe Clerc se réveille un jour au côté d’une femme, morte. Il comprend assez vite qu’il s’est fait piéger dans une sale affaire. "C’est dur pur polar à la française, ici. Avec un personnage qui ose défoncer les portes… sauf qu’il a 70 ans", remarque-t-il.

Le papy flingueur va lors décider de mener l’enquête dans cet envers du décor de Nice où regorge magouilles et activités mafieuses.

"En gros, c’est l’affaire Nethys à Nice.
C’est savoureux au possible, il y a une qualité d’écriture et une maîtrise de la narration qui n’est plus à faire
", finit par conclure le chroniqueur.

Retrouvez Michel Dufranne pour plus de conseils lectures, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur la Une.

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