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Rencontre avec Jul, l'auteur du nouveau Lucky Luke : "Un cow-boy dans le coton"

C’est LA sortie du moment, un album BD très attendu : "Un cow-boy dans le coton", le nouveau Lucky Luke que nous présente Mathieu. C’est l’une des BD les plus vendues au monde avec "Tintin", "Asterix". Ce sont plus de 300 millions d’albums écoulés depuis la création du personnage par Maurice en 1946 mais depuis la mort de ce dernier, en 2001, c’est Achdé qui assure le dessin de la série.

"Un cow-boy dans le coton" est le troisième album du tandem Achdé et Jul.

« Un cow-boy dans le coton »

Ce nouvel album commence de façon assez inédite, assez inhabituelle. Notre cow-boy est en vacances, une situation bien exceptionnelle pour notre personnage ! Lucky Luke se trouve dans le patelin le plus calme de tout le Kansas afin de se ressourcer en toute tranquillité sauf que, vous l’imaginez bien, cela ne va pas se passer comme cela.

Ce sont les inévitables frères Dalton qui débarquent mais aussi, un peu plus tard, un notaire qui arrive dans le saloon et qui annonce à Lucky Luke qu’il est désormais l’un des plus riches de Louisiane. Une vieille dame qui n’avait pas d’héritier, une grande admiratrice de notre cow-boy décide alors de lui léguer son immense plantation de coton. Ce qui n’arrange pas vraiment notre cow-boy mais qui se rend, malgré lui, en Louisiane pour prendre possession de son héritage et le redistribuer aux employés de l’exploitation de coton. Il se rend compte de la triste réalité, de la ségrégation raciale. Et là… Il était une fois…

L’auteur s’attaque ici au sujet sensible du racisme, Lucky Luke est emmené sur des terrains inattendus, c’est une première dans l’un de ces albums mais l’auteur trouve le ton juste pour aborder cela comme le souligne Mathieu.

Les dessins d’Achdé sont parfaitement dans la lignée de Maurice, les codes sont respectés.

Rencontre avec Jul, le scénariste

Jul, sa carrière ne se limite pas à Lucky Luke. Il adore utiliser l’histoire pour se moquer de nos sociétés modernes. "50 nuances de Grecs", "Silex and the city", des titres qui en disent long.

C’est en 2016 qu’il a repris la série Lucky Luke. Un cow-boy dans le coton est ainsi son troisième album.

Pas simple de reprendre le flambeau ?

"C’est à la fois très naturel car, comme des millions d’enfants, j’ai inventé des suites de Lucky Luke dans ma tête toute ma vie et donc c’est peut-être mon 38e album ! Quand on nous donne la chance de le montrer à un public plus vaste, il y a une responsabilité. Il faut être digne de cet héritage, fidèle à l’ADN de la série mais en même temps présenter des trucs complètement nouveaux".

Un sujet délicat, de l’inédit pour Lucky Luke ?

"L’histoire de la communauté noire, ce n’est pas évident mais c’est étonnant car ça tombe en pleine élection américaine. En Europe, on parle beaucoup de ces sujets mais ça fait 4 ans que je travaille sur cet album…

C’est un peu une coïncidence, les auteurs ont une sorte de flair pour l’air du temps mais je pense que cet album était attendu, on en avait besoin pour sortir d’une certaine panade dans laquelle on est enfoncé et qui est tout ces débats de la mémoire de l’esclavage. On a l’impression qu’on a besoin de quelque chose qui rejoint tous les publics, toutes les communautés, … Et Lucky Luke est capable de donner ça".

Vous respectez les codes mais en même temps ce n’est pas lui qui sauve la situation !

"Il faut être très fidèle au personnage et en même temps on peut on peut changer un peu le canevas. Ce n’est pas un antihéros, il est toujours le justicier il a toujours ses pouvoirs extraordinaires mais au départ il est dans le pétrin, il est coincé avec cet héritage et c’est d’autres qui vont l’aider".


 

Envie d’autres bulles ? Retrouver les chroniques BD de Mathieu sur son site web : AGE-BD. com

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