Le 6-8

Plus d'infos

Pourquoi la ville de Durbuy attire-t-elle de plus en plus de Flamands ?

Durbuy serait-il le nouveau Dilbeek "waar Vlamingen thuis zijn", où les Flamands sont à la maison ? Dans Le 6-8, Gilles Delvaulx, notre francophone de Flandre nous évoque l’intérêt certain de ces derniers pour la plus petite ville du monde.

"Durbuy est peut-être devenue un nouveau bastion flamand", s’exclame le chroniqueur. Après Dilbeek et ses pancartes dont le slogan fait l’objet de discussion, Durbuy serait "the place to be" pour de nombreux Flamands.

"On remarque ce phénomène alors qu’on est en province du Luxembourg, en plein cœur des Ardennes", relève Gilles. C’est en 2006, il y a déjà 15 ans, que le moment de bascule semble s’opérer.


►►► À lire aussi : La culture du "prénom" en Flandre : son évolution et ses particularités


Rob Vanoudenhoven, un présentateur flamand connu, parodie avec beaucoup d’humour le titre "J’aime la vie" de notre Sandra Kim nationale en "J’aime Durbuy". Une reprise qui aura donc visiblement laissé des traces dans les esprits flamands…

"Couckeland"

Depuis qu’il a décidé d’investir à Durbuy en 2016, le milliardaire flamand Marc Coucke est peut-être aussi l’une des raisons de cet intérêt grandissant pour la région aux yeux des Flamands.

"Il a investi plus de 50 millions d’euros dans "La petite merveille", le plus grand parc aventure de Belgique, qui fait 9 fois la taille d’un parc comme Walibi, ça donne une idée du projet pharaonique de l’entreprise", pointe-t-il.

Un domaine gigantesque alors que Durbuy est également connue pour être la plus petite ville du monde, et par conséquent de Belgique. "Mais la commune est assez vaste. Il y a 3 ans, il a de nouveau investi 30 millions d’euros dans un hôtel 5 étoiles, "Le Sanglier des Ardennes". Il continue à investir de l’argent à Durbuy. Dans mon entourage flamand, on parle carrément de "Couckeland", le pays de Marc Coucke", précise Gilles.

Un phénomène que le chroniqueur confirme de par sa propre expérience : "Pour m’être baladé dans le centre historique de la vieille ville, ça ne parle que néerlandais. Plus impressionnant encore, je suis rentré dans une boulangerie et on m’a dit, avec un grand sourire : "Goeiedag, ja zeg het is", donc "Bonjour, je vous écoute". J’ai donc commandé mon pain en néerlandais en plein milieu de l’Ardenne", confirme le francophone de Flandre.

Durbuy est devenu un peu l’équivalent de Knokke pour les francophones !

Si les Flamands sont cependant plus souvent locataires que propriétaires (à l’exception de Marc Coucke, sourit Gilles) pour passer leurs séjours à Durbuy, le phénomène reste intéressant !

"Dernière petite chose", ajoute-t-il, "dans mon entourage flamand, ils confondent la Wallonie et l’Ardenne, c’est-à-dire que dès qu’on est en dessous de Gembloux, et que c’est un peu vert, on est en Ardenne. Quand on le dit, les Flamands sont contents en tout cas", finit-il par conclure.

Retrouvez le point de vue du francophone en Flandre Gilles Delvaulx et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur la Une.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK