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Nos habitudes alimentaires d’hier et d’aujourd’hui : un gouffre conséquent ?

Dans la séquence "C’était mieux avant ?" du jour, Ann Vandenplas revient sur nos habitudes alimentaires d’hier et d’aujourd’hui. L’évolution de nos différents régimes alimentaires est parfois surprenante.

A l’heure où les restaurants sont toujours fermés un peu partout en Europe, se faire plaisir dans l’assiette en a tenté plus d’un. Les habitudes alimentaires et les différents régimes que nous connaissons aujourd’hui sont le résultat de pratiques qui n’ont pas toujours tenu leurs promesses et causé plus de tort qu’imaginé à l’instar de l’augmentation des maladies cardiovasculaires ou de certains types de diabète, rappelle Ann Vandenplas.

Nos repas à travers le temps

Comme le retrace le journal suisse "Le Temps", il y a plus de 4 millions d’années avant JC, "Lucy", la plus célèbre des australopithèques, suivait un régime végétarien accompagné de quelques insectes. Il faudra attendre 2 millions d’années de plus avant que les animaux ne fassent leur apparition dans la nourriture des hommes grâce à la chasse au gibier. Vers 10.000 ans avant JC, l’agriculture commence ensuite à s’installer peu à peu avec l’homo sapiens. Les céréales et le lait font leur apparition dans notre alimentation.


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Bien plus tard, au 18e siècle, la société occidentale se tourne vers l’industrie. On commence alors à investir massivement dans les conserves et à mettre au point des machines à réfrigérer. Conséquence : nous sommes amenés à manger moins frais, mais plus de produits transformés. En 1950, durant l’après-guerre, la consommation de viande et de produits laitiers augmente considérablement. Les plats préparés dans lesquels sont ajoutés sucre, sel et additifs alimentaires font leur apparition et entraînent dans leur sillage une augmentation des maladies chroniques telles que le diabète de type 2, l’obésité ou encore les maladies cardiovasculaires.

Quel verdict ?

"Aujourd’hui, nous avons à disposition toute une série d’aliments que nous n’avions pas il y a 50 ans. Des rayons entiers sont parfois consacrés aux nourritures d’autres cultures, c’est la mondialisation", note la chroniqueuse, mais "plus de variétés et de choix au détriment du goût et de la bonne qualité ?", questionne-t-elle.

Bien que nous ayons pris conscience des aliments les plus favorables pour la santé, notre alimentation est toujours bourrée d’additifs. Les pesticides, également, ont probablement usé nos organismes et un nombre plus conséquent de personnes souffrent aujourd’hui d’intolérances et de soucis digestifs. On observe toutefois une prise de conscience au niveau de la consommation de viande : au cours des huit dernières années, les Belges ont diminué leur consommation de viande de 13%.

Les modes alimentaires

Actuellement, les tendances alimentaires sont nombreuses. On retrouve une liberté dans nos manières de se nourrir qui n’existait pas avant. Pour bon nombre de personnes suivant des régimes stricts, il est indispensable de retourner en arrière pour mieux appréhender le futur car l’industrialisation nous enlève à bien d’occasions les valeurs ajoutées des aliments et abîme notre santé avec les additifs. "C’est aussi pour des raisons de durabilité et d’écologie évidemment", concède-t-elle. Petit tour d’horizon :

  • Le végétarisme : respect des animaux qu’on évite de consommer. Puise son origine des philosophes grecs qui pratiquaient "la diète végétale".
  • Le véganisme : un cran plus loin que le végétarisme car refus total d’impliquer les animaux dans leur mode de vie (cosmétiques ou habillements testés ou fait à partir d’animaux, par exemple)
  • Le végétalisme : régime qui prône une consommation d’aliments issus uniquement du monde végétal. On associe souvent légumineuses et légumes verts pour couvrir les besoins en fer.
  • Le flexitarisme : végétariens mangeant de la viande très occasionnellement si elle provient d’un circuit court et bio.
  • Le crudivorisme : option "tout cru", jamais à plus de 42 degrés de cuisson, car les hautes températures détruisent certains nutriments comme la vitamine C.
  • Le locavorisme : idée de privilégier le local et limiter son impact environnemental en consommant de la nourriture produite à moins de 200 kilomètres de chez eux.
  • Le régime paléo : s’inspire de l’alimentation telle qu’elle aurait été pratiquée dans la préhistoire car, adaptée naturellement aux besoins de l’organisme humain.
  • Le régime macrobiotique : issu d’une philosophie japonaise soucieuse de maintenir l’homme en bonne santé, assurer sa longévité et équilibrer les polarités yin et yang de chacun. En règle générale, certains aliments comme ceux de couleur verte, bleue ou pourpre sont " yin ". Les viandes et les produits d’origine animale sont " yang ". (Source : mavieencouleurs.fr)
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