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Louis De Funès se confie en 1971 entre deux prises, sur sa carrière : "Je deviens trop sérieux"

Il y a 38 ans, le 27 janvier 1983, disparaissait Louis De Funès. Hugues Hamelynck a ressorti une archive d'une interview de l'acteur français dans Le 6-8 pour lui rendre hommage.

Louis De Funès succombait à un infarctus dans un hôpital nantais le 27 janvier 1983. C'était donc il y a 38 ans. Hugues Hamelynck, lui aussi comédien, a tenu à saluer l'un des plus grands, si pas le plus grand comique du cinéma français. 

La télévision belge s'est souvent intéressée à l'humour véhiculé par les grands du rire du cinéma français, par exemple avec Coluche et ses blagues sur les Belges, ou Bourvil et ses répliques dans La cuisine au beurre.

Dans cette archive audiovisuelle de la Sonuma, Sélim Sasson de la RTB interroge Louis De Funès en 1971 sur son souhait de ne jouer que des comédies, en plein sur le tournage du film Jo, de Jean Girault... dans la chambre à coucher de son personnage d'Antoine Brisebard. Hugues Hamelynck explique que "simplement entre deux prises il est sur le lit et n'a pas bougé pour l'interview".

Loin d'être au sommet

Louis De Funès raconte d'abord que certains acteurs comme Fernandel ou Raimu sont doués pour jouer aussi dans des drames, contrairement à lui. "Il y en a qui le font tellement mieux, comme le drame c'est tellement mieux joué que par moi. Je préfère les scènes comiques et apprendre pour me perfectionner car croyez-moi, j'en ai beaucoup pas faire. C'est ce qui m'intéresse et me passionne" avance-t-il.


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Le plus célèbre des gendarmes français estime en effet, alors qu'il a déjà joué dans ses plus grands succès comme quatre films de la série du Gendarme de Saint-Tropez, la Grande Vadrouille, la trilogie Fantômas, le Corniaud ou le Grand Restaurant, qu'il est encore loin d'être le sommet du cinéma français tel qu'on le lui prétend. "J'ai encore plein de choses (à apprendre) et heureusement j'en suis très content. Je compte après le film de Gérard Oury (NDLR : La folie des grandeurs qu'il tourne aussi en 1971), m'arrêter une petite année" confie-t-il.

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© AFP

Revenir à l'absurde et au burlesque

Louis De Funès déclare vouloir revenir à ses fondamentaux : jouer des scénarios burlesques. "C'est un esprit que j'avais au début que j'ai tendance un petit peu à perdre. Dans Le Gendarme en ballade on a trouvé des petits passages burlesques qui portent terriblement" pointe-t-il.

Il ajoute :

Je me laisse aller trop dans une chose sérieuse, cela ne doit pas rester sérieux le comique.

"Le comique est une chose sérieuse mais je deviens trop sérieux aussi. Je ne perds pas mon enthousiasme mais je m'égare un peu. Je voudrais me retrouver comme dans ce que je jouais dans Ah les belles bacchantes (NDLR : sorti en 1954, réalisé par Jean Loubignac) où je faisais un poulet. Cela m'amuse, c'était cela le vrai truc, mon vrai comique c'est cela (le burlesque), avec beaucoup d'absurde, un absurde logique" poursuit-il.

Et le comédien de conclure de manière cinglante sur les scénarios qui lui sont proposés : "Je ne reçois rien de bon. C'est toujours la même chose, ou il y a de la drogue ou des choses sexuelles ou des gangsters ou des espions. Alors je n'en sors pas".

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Retrouvez l’entièreté de cette archive sur le site de la Sonuma mais également désormais sur Auvio.
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