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Les rencontres amoureuses, est-ce que c'était mieux avant ?

C’est haut les cœurs ce jour que Ann nous propose une petite réflexion sur l’amour, sur les couples d’hier à aujourd’hui. Les modes de rencontres virtuels, qui étaient déjà la norme depuis un bout de temps, deviennent carrément incontournables en cette période "Corona" et qui plus est, on semble poursuivre aussi la relation en cet espace virtuel. Pas beaucoup d’autres choix direz-vous en ce temps de pandémie.

Mais finalement, comment faisait-on avant Meetic ou Tinder pour rencontrer quelqu’un ? Et, est-ce que c’était mieux avant ? Ann Vandenplas nous propose une petite pause attendrissante sur cette question qui titille nos cœurs.

Du village au monde entier, du bal populaire à Tinder !

Ça, c’était avant :

Il y a 40 ans de cela, c’était tout simplement 2 ou 3 possibilités, 2 ou 3 perspectives de couple qui étaient alors issues de notre quartier natal. Aujourd’hui, ce sont plus de 7,7 millions de célibataires qui s’affichent sur le Net. Rien que ça !

"Est-ce que nos grands-parents étaient si malheureux d’avoir pris une des premières personnes qui se présentait comme partenaire potentiel " ? Est-ce que le " trop de choix " aujourd’hui tue le choix comme s’interroge Ann ?

Selon notre chroniqueuse, Ann, c’était pour elle une autre expérience qui devait convenir davantage à certaines personnalités plutôt qu’à d’autres. L’énergie investie pour renouveler des rencontres et recommencer des histoires était probablement utilisée autrefois pour prolonger la relation et réparer certaines choses, ou pour compenser des manques dans la relation. Il y avait un sens du devoir ! On ne partait pas facilement mais, si le partenaire n’était pas quelqu’un de bien, on gâchait probablement toute sa vie sentimentale. Les gens avaient des histoires plus longues mais elles n’étaient pas forcément synonymes de bonheur.

Selon une analyse sur radio canada qui s’est penché sur la question, les sociologues qui s’intéressent au développement des relations via Internet estiment que le principal changement dans la manière de rencontrer des gens à l’ère des applications réside dans le contexte social. Autrefois quand on allait faire des rencontres amoureuses, c’était forcément toujours dans un contexte où on partageait les liens avec les gens, à l’école, dans le voisinage, dans le milieu de travail et forcément, il y avait tout un univers social qui venait avec la personne qu’on rencontrait. Et si quelque chose nous plaisait moins chez l’autre (un rire bizarre, des maladresses,..), on apprenait finalement à le connaître car on le recroisait et on passait au-dessus de ça pour découvrir parfois un trésor.

Au jour d’aujourd’hui

Aujourd’hui, il y a la froideur des questionnaires, les cases que l’on coche. Ou encore le mode speed dating où ce fameux questionnaire prend beaucoup de place. Le speed dating serait le compromis entre le bon vieux verre d’un premier rendez-vous et Tinder. Du face-à-face en 7 minutes pour convaincre.

L’amour en ligne

Les relations sentimentales sur le Web ne répondent pas aux mêmes règles que les rencontres dans la vraie vie, et le passage à la réalité peut être parfois décevant.

Il est vrai qu’on peut avoir conversé des semaines avec quelqu’un virtuellement et être déçu lors d’une rencontre dans le réel. La raison est simple, on est coupé des phéromones, de tout ce que dégage une personne en vrai, de sa voix, de son odeur, de sa façon de bouger… Tout peut avoir collé en théorie et s’effondrer dans le champ de la réalité. Or, au début des rencontres par internet, il y a 15 ans, on conversait sur les sites un peu comme si on s’écrivait des correspondances. Il pouvait même se passer des mois avant que les personnes franchissent le pas de la rencontre. Ça fonctionnait pour les gens très cartésiens mais pour ceux plus instinctif, ça s’apparentait quand même à faire les choses à l’envers. Et, après des mois de discussion, c’était assez compliqué de renoncer même si la personne ne nous transcendait pas en vrai. Il y avait déjà une forme d’engagement quelque part comme le souligne Ann.

L’ère zapping via Tinder, Happn.

Là, il n’est plus question de s’échanger de longues correspondances. C’est physique tout d’abord puisqu’il faut le fameux match et ensuite, on se rencontre très vite. Ça passe ou ça casse, pas de prise de tête, on ne s’embarrasse plus du tout de contraintes. Ça va vite, on ne prend pas le temps de s’embêter avec quelqu’un qui ne convient pas tout à fait à nos fameux critères.

Le retour en force des agences matrimoniales

Parallèlement à ça et depuis le confinement, il est un véritable revival des agences matrimoniales comme le souligne Ann. La journaliste Marina Laurent disait ceci dans l’écho du mois de septembre :

"Si le Covid est une catastrophe sanitaire, économique et sociale, son impact est encore plus durement ressenti par les célibataires, les isolés ou les divorcés. L’opportunité est donc là pour les agences de rencontres. Pour celles que nous avons contactées, le constat est le même : les inscriptions ont triplé et le chiffre d’affaires du mois de septembre est trois fois supérieur à celui de janvier. Un véritable "déclic Covid" pour ceux qui, enfermés seul chez eux durant deux mois, ont eu le temps de réfléchir sur leurs choix de vie".

Une situation comme celle que nous vivons rappelle le côté plus éphémère de nos existences et nous a confrontés à la solitude. Certaines personnes habituées des aventures ont peut-être décidé de se fixer.

Pour l’amour durable, le Covid a du bon les amis ! Tout sera forcément plus sérieux, plus intense, on va prendre plus soin les uns des autres.

Petit message d’espoir donc :

Et si les rencontres amoureuses, c’était idyllique dans l’ère après-covid ?

Vive l’amour.

Ann Vandenplas

 

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