Le 6-8

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Le vendredi 13, une date qui peut aussi effrayer les sportifs de haut niveau

Dans Le 6-8 ce jeudi 12 mars, Gilles Goetghebuer, le chroniqueur sports de l'émission, préface la journée du vendredi 13, une date et un chiffre qui inquiètent, même dans le milieu du sport.

Le vendredi 13 se retrouve entre deux et trois fois par an sur le calendrier. Pourtant, le chiffre 13, depuis l'Antiquité, terrifie la population. Hasard du calendrier ou signe maléfique, plusieurs catastrophes se sont déroulées un vendredi 13 encore récemment comme les attentats de Paris ou le naufrage du Costa Concordia.

Dans plusieurs milieux, le chiffre reste un chiffre qui porte malheur. Par exemple, il n'y a pas de version 13 dans les logiciels, pas de rangée 13 dans les avions selon le chroniqueur.

Dans le sport, le 13 interpelle aussi. Gilles Goetghebuer nous propose quelques exemples où le numéro 13 inquiète les sportifs de haut niveau.

L'automobile et les équipes cyclistes

L'un des secteurs où le 13 est depuis longtemps associé au malheur est celui de l'automobile. Ainsi, "dans les courses automobiles, il n'y a pas de voiture 13. On passe de la 12 à la 14" explique Gilles.

Le 13 était au début un numéro bien associé à une voiture de course. Cependant, "dans les années 1920, une voiture numéro 13 a été victime de plusieurs accidents. C'était une voiture de la marque Delage. Coup sur coup, en 1925 elle est impliquée dans un accident qui coûte la vie à Paul Torchy et l'année d'après celle d'un autre pilote, Giulo Masetti. On s'est dit ensuite : 'on arrête avec les voitures numéro 13'" raconte le chroniqueur.

À l'inverse, le chiffre 13, associé au vendredi 13, est souvent un jour où les loteries font le plein de rentrées, les gens jouant souvent à cette date synonyme de malheur ou de bonheur au jeu. Pour les équipes sponsorisées par les loteries par contre, comme l'équipe cycliste de La française des jeux, le 13 reste un chiffre à éviter. Gilles Goetghebuer assure : "Ils ne supportent pas de faire une sortie d'entrainement à 13 coureurs. Quand ils sont 13, ils vont chercher un mécano ou un soigneur pour se faire accompagner à vélo".

La superstition dans l'automobile américain

De manière générale, selon le chroniqueur, tous les sportifs sont superstitieux. La seule différence c'est que certains l'avouent et d'autres le cachent.

Par ailleurs, "il y a des superstitions qui sont devenues de conventions dans le sport" lance aussi Gilles.

Ainsi, dans les courses automobiles de stock-car de l'association de course automobile NASCAR, des courses "extrêmement spectaculaires et dangereuses aux États-Unis" qui se déroulent sur une piste ovale, "il ne faut pas manger des cacahuètes".  Cette mesure farfelue au premier abord s'explique à cause d'une voiture "qui s'est crashée il y a quelques années où on a retrouvé des pelures de cacahuètes".

Dans ces mêmes types de courses, on ne paie rien avec des billets de 50 dollars car un pilote, Joe Weatherly est décédé lors d'une de ces courses en 1964. "Il avait deux billets de 50 dollars dans les poches" détaille Gilles.

Le crash du vendredi 13 octobre 1972

Gilles Goetghebuer revient également sur un événement qui a marqué les esprits de l'époque dans les années 1970 duquel un livre et un film ont même été tirés. Le vendredi 13 octobre 1972 est la date du vol 571 qui transportait une équipe de rugby men uruguayens pour une tournée de matchs au Chili. "L'avion se perd dans la Cordillère des Andes et se crashe au milieu de nulle part. 14 personnes environ meurent sur le coup, les autres survivent mais ils n'ont plus rien" relate le chroniqueur.

25 ans après cette catastrophe, un des survivants a révélé les conditions dans lesquelles lui et ses coéquipiers ont vécu pendant des dizaines de jours. "L'avion s'écrase, une vingtaine de survivants trouvent refuge dans ce qui reste de la carlingue et ils ont un poste de radio. Ils sont à 3600 mètres d'altitude. Il fait super froid, les conditions sont faites pour qu'ils y restent. Ils entendent à la radio qu'on a délégué des secours et que l'on va venir les sauver. Sauf que la Cordillère des Andes est immense, on ne sait pas où ils se sont crashés. Le onzième jour, ils entendent qu'on arrête les recherches" poursuit Gilles.

Manger les morts pour survivre...

Après 10 à 15 jours de famine, deux hommes, Roberto Canessa et Fernando Parrado, étudiants en médecine discutent et disent que "c'est quand même la faute du pilote s'ils se sont crashés. Ils se décident à manger le pilote, décédé lors du crash de l'avion"

Si cette pratique répugne les autres survivants, tout le monde finit par s'y mettre. Ils cherchent également tout ce qu'ils peuvent pour survivre, comme des bouts de bois dans l'armature des sièges qui leur servent à faire du feu ou de nombreux paquets de cigarettes stockés dans l'avion.

Les survivants continuent l'anthropophagie jusqu'au moment "où la météo est un peu meilleure". Canessa et Parado quant à eux "ont marché pendant des jours et sont arrivés au Chili dans une zone habitée" pour annoncer qu'il y avait des survivants et demander l'envoi de secours.

Au final, 16 personnes seront sauvées. Un procès a eu lieu suite aux faits avérés d'anthropophagie. Gilles explique : "Ils étaient tous extrêmement pieux. Pour eux c'était important d'avoir l'avis de l'Église pour savoir s'ils avaient commis un péché ou pas. Finalement l'Église a dit que dans des circonstances exceptionnelles comme celle-là, certes c'était une offense, mais ce n'était pas un péché".

Hasard ou signe de malheur, toutes ces histoires sont-elles vraiment à raccorder au vendredi 13 ?

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