Le 6-8

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Le coin lecture des vacances : suggestions et coups de cœur littéraires à dévorer sans relâche

Pour appréhender au mieux les vacances de Pâques côté littérature, Miche Dufranne vous fait de sa sélection "coups de cœur" dans Le 6-8.

"En cette période compliquée, c’est aussi bien de lire des romans qui traitent des sujets durs, mais qui transcendent la chose au final. C’est aussi ça la force de la littérature", assure Michel Dufranne avant de faire part de sa sélection littéraire.

A commencer par deux romans, tous deux disponibles au format poche, traitant chacun à leur manière, le thème de la paternité et du deuil.

"La vie en chantier" de Pete Fromm

Plongée dans le décor des montagnes du Montana aux Etats-Unis. On y découvre un couple aux revenus modestes, mais des plus heureux, formé par Taz et Marnie, enceinte. Alors qu’ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, Marnie meurt en couches.

"Nous avons donc l’histoire de cet homme démuni avec son enfant, ou comment un père vit à la fois un deuil et le plus beau moment de sa vie en accueillant son premier enfant. Comment passer à travers cela ?", relate le chroniqueur.

En véritable accord avec la beauté du paysage qu’il nous offre, Pete Fromm nous raconte cette histoire sans pathos, mais tout naturellement. "Ce n’est pas basé sur des faits réels, mais on vit, on sent la forêt, on est dedans et on a envie d’aider Taz. C’est ce qui fait les grands romanciers", continue-t-il, séduit.

"Un poisson sur la lune" de David Vann

Découvert il y a quelques années avec le roman "Sukkwan Island" abordant le thème du suicide, David Vann remet le couvert avec "Un poisson sur la lune". Un sujet particulièrement central dans la vie de l’auteur, ayant perdu son père de la sorte à l’âge de 13 ans.

"On vient au réel parce qu’il raconte l’histoire de Jim. Jim c’est son père. David Vann met en roman ce qu’il pense être les derniers jours de son père", contextualise Michel Dufranne.


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"C’est l’histoire d’une dépression, mais avec des moments drolatiques et puissants. On comprend avec des mots, ce que c’est de l’être. C’est un grand cri d’amour pour son père, ce qui nous apporte beaucoup d’empathie. On retrouve malgré tout de l’espoir même si on sait comment ça se termine", poursuit-il.

Une véritable ouverture de perspectives faisant réfléchir davantage sur ce sujet douloureux, que le critique littéraire conseille d’aborder dans le contexte actuel.

"Leur âme au diable" de Marin Ledun

Habitués des romans mettant en avant des causes sociales fortes ou des sujets sensibles, l’écrivain français Marin Ledun surprend avec deux romans présentant une couverture où le rose est couleur dominante et où l’humour s’imprègne de ses histoires. "On se dit alors que c’est surprenant, que l’auteur a radicalement changé de thème. Mais non, puisqu’il préparait en fait "Leur âme au diable"", retrace Michel.

Une histoire débutant en 1986 par un braquage sanglant où deux camions d’ammoniac sont dérobés sur la route du Havre. Une enquête qui durera plus de 20 ans, car liée à l’industrie du tabac.

"En 600 pages, l’auteur démonte cette industrie sous toutes ses facettes. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il choisit les années 80 : c’est le moment où les procès contre l’industrie commencent à se multiplier"

A travers cette enquête policière passionnante, Marin Ledun nous plonge dans une histoire haletante, où, comme dans un polar, les pages n’en finissent plus de tourner, assure le chroniqueur.

"Casino Amazonie" d’Edyr Augusto

Enfin, Miche Dufranne nous emmène à Belém, au Brésil dans "Casino Amazonie". Lieu de tous les dangers, l’auteur Edyr Augusto a pour habitude de situer ses intrigues dans cette ville crée par les Européens, située à l’embouchure du fleuve Amazone.


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"Ça nous raconte l’histoire d’une ville, d’un pays, de toutes ces relations sociales étranges où vous pouvez être un gamin des rues, percer parce que vous tapez bien dans une balle et vous retrouver par la force des choses dans un autre monde".

Le jeune orphelin se retrouvera sous la protection d’un chirurgien local très important, qui contourne une loi brésilienne interdisant les jeux de hasard en créant des casinos clandestins dans lesquels on retrouve toute la bonne société brésilienne et le monde interlope. Un must, selon Michel Dufranne.

Retrouvez les avis littéraires de Michel Dufranne, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur la Une.

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