Le 6-8

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Le cinéma italien : histoire et films à visionner de ce précurseur de nombreux genres du 7e art

Nicolas Buytaers retrace l’histoire du cinéma italien et vous sélectionne ses trois films préférés du genre à regarder d’urgence, à l’occasion de la Semaine italienne sur la RTBF.

Depuis le 26 mai et jusqu’au 9 juin, c’est la Semaine italienne sur tous les médias de la RTBF. Celle-ci commémore l’immigration italienne dans le plat pays, lancée il y a 75 ans par les Accords charbon entre la Belgique et l’Italie.

Découvrez notamment à cette occasion plusieurs reportages sur cette période historique en compagnie de Patrick Weber dans Le temps d’une histoire. Nicolas Buytaers vous propose de son côté, un retour aux sources du cinéma italien dans Le 6-8.

Le tout premier film italien

Le cinéma italien a cette particularité de rires et de larmes intenses jusqu’à l’exagération par rapport aux films d’autres nations. Cette caractéristique remonte à la Commedia dell’Arte du 16e siècle selon Nicolas Buytaers. C’est d’ailleurs ce caractère excessif qui plaît au public.

Ce cinéma démarre dans la foulée de l’invention du cinématographe des Frères Lumière en 1895. En 1896, les deux ingénieurs français "imposent leur machine en Italie". Dans la Botte, le futur réalisateur Vittorio Calcina est séduit par cet objet encore peu répandu et se l’approprie pour réaliser le tout premier film de cinéma italien.

Celui-ci est tourné dans les jardins encore secrets du Vatican avec le vrai pape de l’époque, Léon XIII. Ce documentaire fait de lui le premier pape filmé de l’Histoire.

L’explosion des genres

Précurseur dans la diffusion, le cinéma italien est l’également dans les genres cinématographiques rapporte Nicolas Buytaers : ils inventent le futurisme à la fin de la Première Guerre mondiale et le néoréalisme, "un cinéma où on montre la vie telle qu’elle est, une fiction sans artifice", à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce nouveau genre apparaît en 1948 avec Le voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. Ce film évoque l’histoire d’un père de famille à qui on vole son vélo, véritable outil de travail pour nourrir sa famille dans une Italie en pleine crise économique de l’après-guerre.


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Le cinéma d’auteur est également en plein essor dès les années 50 et 60 dans la Botte, avec Luchino Visconti, Michelangelo Antonioni et Federico Fellini, réalisateur de la célèbre La Dolce Vita, Palme d’Or en 1960. Personne n’a oublié la scène mythique dans la Fontaine de Trévi avec Anita Ekberg et Marcello Mastroianni qui incarne l’élégance italienne.

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© Belga

Le cinéma italien se démarque aussi par les genres alternatifs qui ont dompté Hollywood comme le péplum, le fameux western spaghetti et le Giallo. Ce dernier, qui signifie 'Jaune' en italien, en référence à la couverture de cette couleur des romans policiers de l’époque, est un "polar teinté d’horreur, d’érotisme, plus tendu que d’habitude" pointe le chroniqueur cinéma du 6-8. Le premier du genre est signé Mario Brava en 1963 avec La fille qui en savait trop. Ce véritable mélange de genres fonctionne justement grâce à cette exubérance du cinéma italien selon Nicolas Buytaers.

Top 3 des remakes italiens

Nicolas Buytaers vous propose également un classement des films italiens à visionner. Pour ceux relatant l’immigration italienne en Belgique, le chroniqueur vous conseille Déjà s’envole la fleur maigre.

Ce film de Paul Meyer paru en 1960 retrace la première journée d’une famille d’immigrants siciliens dans les charbonnages du Borinage. "Ce film est poétique, terriblement touchant, fait sans artifice, sans cadre". Ce film devait normalement être un reportage sur cette immigration de masse mais le réalisateur "touché par ce qu’il voyait, a laissé tourner sa caméra et en a fait un long-métrage". On y observe le travail des hommes dans les mines mais aussi l’acclimatation de leur famille en Belgique.

Pour son top, le chroniqueur vous propose un genre décalé, le Faux, à savoir des "faux vrais films".

3. Killer crocodile

Il s’agit d’un remake de 1989 à la sauce italienne des Dents de la mer.

2. Le destin insolite de John Travolto

Pas de doute, ce film est bien le remake italien de La fièvre du samedi soir.

1. Opération frère cadet 

Ce film est un 'vrai-faux' James Bond dans lequel l’acteur principal est le frère cadet de Sean Connery, Neil Connery. Certains acteurs qui ont joué dans de vrais films de la sage reprennent également leur rôle dans ce remake italien.

Retrouvez les conseils ciné de Nicolas Buytaers et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur La Une.

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