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La semaine de la transmission d'entreprise optimise vos chances de succès

La 5ème édition de la semaine de la transmission d'entreprise se déroulera du 9 au 20 novembre.  La crise du Covid 19 a impacté les entreprises, mais une préparation adéquate à la transmission n'en reste pas moins primordiale pour réussir cette étape cruciale.

Focus, avec Thierry Evens : porte parole UCM, sur les forces vives de cet événement et sur les ingrédients de cette semaine de la transmission d'entreprise dédiée aux cédants ou acquéreurs.

Une entreprise qui trouve un repreneur est une entreprise qui continue, qui retrouve un nouvel élan

La semaine de la transmission d'entreprise

La Semaine de la transmission d'entreprise commence lundi prochain et dure... deux semaines !

C'est un événement qui existe depuis cinq ans et donc, on n'a pas changé la dénomination, même si le nombre de rendez-vous a tellement augmenté qu'ils se répartissent sur deux semaines. Il y avait 125 événements prévus : des informations, des réunions à thèmes, des échanges, des contacts avec des organismes impliqués… Vu le confinement, le programme est devenu beaucoup plus modeste mais il reste des webinaires et des réunions virtuelles. Il reste aussi un élément essentiel : c'est de parler et de faire parler de la transmission d'entreprise.

Un processus qui prend du temps

C'est un processus qui prend du temps. Pour une bonne transmission, on dit qu'il faut cinq ans. Le premier obstacle est psychologique. L'homme ou la femme qui a créé son entreprise, qui l'a fait grandir malgré les difficultés, a une relation affective avec elle. Se dire qu'on va la laisser dans les mains d'une autre personne, même de sa famille, c'est un déchirement. Puis il faut trouver le repreneur.

C'est compliqué de trouver un repreneur ?

Cela dépend des situations. En schématisant, il existe trois cas de figure. Le premier : l'entreprise à transmettre est rentable ; dans ce cas, c'est plus facile ou moins difficile. Le second, et c'est ce qu'on risque de voir souvent dans les mois et même les années qui viennent : l'entreprise à transmettre va mal. Dans ce cas, il faut passer par une case intermédiaire qui sont les centres pour entreprises en difficulté. Le troisième cas de figure : l'entreprise vivote, mais elle a du potentiel. Là, il y a un travail à faire pour, comme on dit, "nettoyer les comptes" et pouvoir proposer une situation claire aux candidats repreneurs.

Le profil des candidats repreneurs 

Il est assez varié. Beaucoup de reprises se font au sein de la famille, ce qui est plus simple d'un côté mais qui pose en même temps des questions difficiles. Il faut maintenir l'équité entre les frères et sœurs, il faut que la situation soit claire entre le cédant et le repreneur. Le recours à un conseiller est très utile pour éviter le risque que la famille ne se déchire. Pour les transmissions en dehors de la famille, le repreneur doit avoir des moyens financiers. Ce sont souvent des "serial entrepreneurs", des personnes qui gèrent ou cogèrent plusieurs entreprises. Ou alors, des cadres autour de 40, 45 ans qui ont envie d'autre chose que d'être salarié. Quand on veut avoir sa propre affaire, c'est beaucoup plus rapide de reprendre une activité existante que de devoir tout créer à partir de zéro.

Comment se faire aider pour se lancer dans un processus de transmission ?

Il existe toute une palette d'intervenants, en fonction notamment de la taille de l'entreprise. L' UCM a des agents transmission qui peuvent guider les PME. Une chose essentielle sera de fixer un prix raisonnable, qui convienne au cédant. Il existe pour cela des bureaux spécialisés d'experts-comptables ou réviseurs d'entreprises. Pour mettre en contact les cédants et les repreneurs, il faut passer par la Sowaccess en Wallonie, la société publique de financement, et par le 1819 à Bruxelles. Il existe une plateforme spéciale, affairesasuivre.be, pour les petites entreprises, avec un chiffre d'affaires de moins de 500.000 euros. Dans tous les cas, la discrétion est de mise. Une des difficultés de la cession d'entreprise est qu'il ne faut pas le crier trop fort, pour ne pas susciter la méfiance des créanciers ou des fournisseurs.

Les bons filons sur le Net

Toutes les informations y afférent sont répertoriées sur le site "semainedelatransmission.be" ou sur le site ucm.be où il est facile de trouver les coordonnées des agents transmission.

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