Le 6-8

Plus d'infos

"Elles" : plongée en adolescence dans cette BD au style graphique des plus efficaces

Il y a de ces BD dont le dessin relève de la prouesse technique : "Elles", disponible en librairie dès ce 26 mars, en fait certainement partie. Mathieu Van Overstraeten revient sur cette BD 100% belge au style déjà très prononcé.

Au-delà d’une couverture qui attire directement le regard, "Elles : la nouvelle(s)" est le premier tome d’une série "qui va cartonner auprès des adolescents", assure le chroniqueur BD du 6/8.

Disponible dès ce 26 mars, elle est signée par un duo belge : Kid Toussaint, déjà auteur et scénariste de plusieurs séries de BD à succès (Love Love Love, Magic 7, Ennemis, Télémaque) et Aveline Stokart, illustratrice dont le succès n’est plus à faire (elle compte plus de 320.000 abonnés sur Instagram), mais pour qui les dessins se retrouvent pour la première fois dans une bande-dessinée.


►►► À lire aussi : "Les Enfants de la Résistance" : la BD à succès revient dans un 7e tome avec une nouveauté à la clé


Dotée d’un graphisme léché, expressif et très moderne, la BD nous plonge dans le quotidien d’une adolescente… dont les humeurs et états d’esprit, bien caractéristiques à cet âge, changent d’une manière plutôt étonnante.

Elles plutôt qu’Elle

Elle, c’est une fille un peu comme tout le monde mais pas tout à fait comme les autres. Jeune fille pétillante et équilibrée, c’est tout naturellement qu’elle est intégrée dans une joyeuse bande d’amis aux personnalités bien marquées.

"Jusque-là c’est une histoire assez classique qui parle de la vie quotidienne dans un collège, mais là où la BD devient intéressante, c’est quand on se rend compte que les petites contrariétés que rencontre Elles vont réveiller progressivement ses différentes personnalités", raconte Mathieu.

Puisqu’Elle n’est pas seule, elle serait même plutôt cinq. Cinq personnalités hautes en couleurs et pas toujours amicales. Qui est Elle, réellement ?

"Ce qui est génial dans cette BD, c’est qu’ils utilisent un procédé graphique très simple pour permettre au lecteur de repérer immédiatement l’état d’esprit d’Elle : sa couleur de cheveux", remarque le chroniqueur.

L’adolescence, une période où tout change

Si la BD se veut tout public, elle trouvera certainement davantage preneur dans un public adolescent faisant face aux mêmes réalités que l’héroïne : "Je trouve que c’est une manière super efficace de parler de la période de l’adolescence puisque c’est un âge où on construit sa personnalité, où on est confronté à des émotions parfois très fortes, on ne comprend pas toujours ce qui nous arrive. Le graphisme fort permet aussi de très bien expliquer cette période de la vie", analyse le chroniqueur.


►►► À lire aussi : "1984" de George Orwell se décline enfin en BD pour revivre en images ce livre culte


Un graphisme et des dessins réalisés à la tablette graphique, outil communément utilisé par bon nombre de dessinateurs actuels, qui est non sans rappeler ceux des plus grands films d’animation signés Pixar ou encore Dreamworks, tend à souligner Mathieu. "Même au niveau de la thématique, on pense aussi un peu à Vice-versa, avec des personnages émotions comme la joie, le dégoût, la tristesse, la colère qui étaient aussi représentés sous forme de couleur", conclut l’expert BD visiblement conquis par cet aspect.

Retrouvez Mathieu Van Overstraeten pour d’autres idées bandes dessinées, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur La Une.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK