Le 6-8

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Des personnages marginaux dans de belles histoires

Des personnages marginaux dans de belles histoires
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Des personnages marginaux dans de belles histoires - © Tous droits réservés

La sélection de Michel Dufranne, c'était ce matin au rayon livres du 6/8 sur la Une Télé...

De l'expression de la différence !

Déséquilibres ordinaires. Premier roman de Françoise Steurs. Cactus Inébranlable Editions.

C'est l'histoire de Max, un garçon pas vraiment comme les autres. Un jeune malade mental qui vit seul de manière autonome, qui tourne en rond dans son monde avec ses TOC, qui traîne dans son quartier et qui est passionné de photographie. Il aime faire des photos de femmes parce qu'il sait que les femmes ne l'aimeront jamais. 

Dans le regard de Max, toute sa différence s’exprime et ses clichés s’en ressentent. C’est ce que va découvrir le docteur Picard, qui est amené à un moment donné à s'occuper de Max…

C'est très bien écrit avec une approche très sensible et très humaine de la pathologie mentale et de cette relation entre réalité dite normale et réalité dite anormale.

Mais derrière cette histoire, il y a aussi l'activité de l'auteure.

Françoise Steurs travaille en effet avec des adolescents marginaux qui sont dans des situations psychologiques compliquées.

Le roman est né du dessin qu'il y a sur la couverture du livre. Un dessin réalisé par l'un de ces ados au cours d'un atelier.

Cet ouvrage vient de recevoir le prix Mon's Livre 2017.

Le récit de ce photographe marginal devrait intéresser le milieu de l'art, de la psychanalyse et de l'art-thérapie. 

Soit vous allez adorer, soit vous allez détester !

Une histoire des Loups. Premier roman d'Emily Fridlund. Gallmeister Editions.

L'histoire se passe dans le Minnesota. Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles une famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur jeune enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du petit garçon, de passer l'après-midi avec lui, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que quelque chose ne va pas dans cette famille...

Ce roman a marqué la rentrée littéraire d'une part parce qu'il arrivait auréolé d'un succès américain totalement inattendu pour un premier roman et d'autre part parce que l'auteure a une écriture très particulière.

Sur Internet, ça a déchaîné les passions. Le pourquoi ? C'est le ton ! C'est un roman d'ambiance.

L'intrigue, on la comprend très vite... Mais la façon dont Emily Fridlund raconte les choses est hypnotisant. Ce qu'elle parvient à faire, c'est créer du huis clos dans les grands espaces.

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