Le 6-8

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Découvrez l’ange de mer, ce mollusque marin aussi rare que mystérieux

L’ange de mer, aussi appelé papillon de mer est une espèce comme on n’en a pas l’habitude de voir. Dans Le 6-8, Sophie Brems vous fait découvrir ce mollusque marin unique en son genre.

Mollusque invertébré et translucide faisant partie de la famille des limaces de mer, l’ange de mer porte bien son nom, tant par les tons à la fois bleutés et orangés qu’il dégage, mais aussi pour ses nageoires en forme d’ailes et sa manière très gracieuse de se déplacer.

"Je suis tombée sous le charme. C’est un ange. Mais il est parfois appelé 'démon' au vu des petites cornes au-dessus de sa tête", souligne Sophie Brems.


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Une espèce que l’on retrouve tout aussi bien dans l’hémisphère sud que nord : "Il est cependant plus grand au nord avec une taille allant jusqu’à 8cm", avance a chroniqueuse, tandis que sa taille moyenne tourne autour des 2,5cm. On le retrouve aussi bien jusqu’à 350-500m de profondeur qu’à la surface.

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© Getty Images

Pour capturer ses proies, le gastéropode utilise ses trois cônes buccaux et s’en sert pour s’alimenter de manière tout à fait extraordinaire. "Ces cônes buccaux, c’est un peu comme un grappin, une cuillère à mollusques. Grâce à sa langue râpeuse munie de petites dents qu’on appelle la radula, il va gratter dans la coquille après avoir tourné l’ouverture à sa bouche", explique-t-elle.

Voyageant en banc, l’ange de mer est également un organisme hermaphrodite. C’est uniquement lorsqu’ils se rencontrent que le rôle du mâle ou de la femelle est attribué.

Tout comme le plancton, il constitue l’un des éléments importants dans l’alimentation des cétacés, et notamment de la baleine à fanons.

Un robot "mou" et nouvelle génération pour les observer

Pour explorer encore plus les fonds marins, les scientifiques planchent aujourd’hui sur des robots "mous" et plus maniables. L’un des derniers prototypes, montré par la chroniqueuse, est directement inspiré du poisson limace. "On dirait qu’il a la forme d’une raie", ajoute Sara. Tous ses éléments électroniques à l’intérieur sont ainsi enveloppés dans du silicone pouvant se former et déformer suivant la pression.


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"Un test a été fait dans la fosse des Mariannes, l’endroit le plus profond au niveau marin, ça s’est bien déroulé si ce n’est qu’ils se sont rendus compte que ce petit robot est assez sensible au courant marin, il n’est peut-être pas assez lourd et se laissait emporter. Mais il peut tout de même aller jusqu’à 3km de profondeur", finit-elle par conclure.

Voyez la vie au vert avec Sophie Brems, et retrouvez bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur la Une.

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