Le 6-8

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Aya Nakamura et AC/DC : grand écart en musique pour les sorties événements de novembre

De nouvelles sorties d’albums affluent quelques semaines avant les fêtes dont celles de AC/DC et Aya Nakamura. Bruno Tummers a analysé ces nouveaux disques dans Le 6-8.

Deux disques, deux ambiances : cela résumerait bien la cohabitation entre le hard rock d’AC/DC, s’adressant à plusieurs générations d’adultes et la chanteuse de pop urbaine Aya Nakamura dans une musique pour la jeune génération. Pour cause, les fêtes de fin d’année approchent et plus que jamais les nouveaux albums affluent sous le sapin quel que soit l’univers musical répertorié.

Une musique qui fait la part belle à l’argot adolescent

Aya Nakamura, "c’est LE phénomène du moment" remarque Bruno Tummers. Les chiffres de vente et de téléchargements sont colossaux, même en dehors de la francophonie.

Si le nom de cette artiste ne vous dit rien, soyez assurés qu’il est très familier à vos enfants ou petits-enfants. L’auteur-compositrice-interprète française d’origine malienne utilise beaucoup de termes argotiques comme son fameux tube, Djadja, qui signifie menteuse. "Il y a beaucoup de ces termes d’argot qui nous viennent de la Côte d’Ivoire dans ces textes d’Aya Nakamura, c’est pour cette raison que les adultes sont parfois un peu perdus car on ne comprend pas cet argot" relativise le chroniqueur.

Après Nakamura, elle marque son retour avec un troisième album, Aya et un nouveau titre qui reste dans l’argot : Doudou. "Elle fait beaucoup de titres avec un mot pour marquer les esprits puisqu’un autre de ses tubes s’appelle Pookie" souligne Bruno.

La reine de la polémique ?

Aya Nakamura marque aussi les esprits par le biais de sa personnalité. En dehors de la musique, chaque sortie d’album "s’accompagne comme toujours de polémiques" qui ne laissent pas la presse insensible, note Bruno Tummers.

La chanteuse a en effet suscité de nombreuses réactions indignées après avoir célébré la sortie de cet album lors d’une fête "où ils étaient plusieurs et où ils n’étaient pas masqués" en pleine pandémie et elle a posé un lapin à l’une des émissions les plus suivies en France, Quotidien de Yann Barthès, une émission "qui est en plus un peu hype, qui fait partie du petit cénacle parisien, donc évidemment cela fait énormément de bruit" constate le chroniqueur.

Bruno Tummers explique d’ailleurs pourquoi Aya Nakamura se permet ce genre d’impolitesse médiatique : "La musique d’Aya Nakamura est le reflet d’une société qui est de plus en plus celle des apparences et des réseaux sociaux : elle n’a absolument pas besoin des médias traditionnels, parce que son audience est sur les réseaux donc cela ne lui pose aucun problème de poser un lapin à l’une des plus grosses équipes de télévision". Ce comportement renforce l’image d’une femme forte, influente, qui n’a pas besoin des médias pour se débrouiller. "C’est cela aussi que son public recherche".

Le public justement, restera le même que pour l’album précédent selon le chroniqueur, à savoir un public d’ados de moins de 18 ans avec une musique aussi répétitive pour celle qui n’est pas la 'catin Djadja' des médias.

Le retour d’AC/DC

Le 'vieux' public, lui, se contentera sûrement plutôt du nouvel album d’AC/DC, Power Up, sorti le 13 novembre, tout comme les sorties récentes de Bruce Springsteen et de Bon Jovi.

Les rockeurs australiens reviennent en effet avec un 17ème album. C’est un come-back après notamment le décès du guitariste rythmique Malcolm Young en 2017, ou encore la sortie du groupe du bassiste Cliff Williams la même année. Ce dernier est revenu dans la barque en 2020 avec toujours Angus Young, 65 ans et Brian Johnson, 73 ans, pour les emmener.

L’album est plutôt réussi selon Bruno Tummers car le groupe reste finalement sur leurs thèmes fondamentaux : drogue, diable et mort. "AC/DC, ils ont un son, ils ont une identité, c’est vraiment leur force" estime à ce sujet le chroniqueur. Outre leurs thèmes centraux, AC/DC conserve en effet malgré tout la voix perçante et criarde de Brian Johnson et la rythmique faite de nombreux silences et cordes étouffées de feu Malcolm Young. Bruno constate à ce titre que comme d’autres groupes formés dans les années 60 et 70, "ils étaient un peu dans la marge mais ils ont quand même réussi à imposer des tubes dans le grand public".

Retrouvez l’actualité musicale avec Bruno Tummers, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur la Une.

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