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Assistant(e) au journal parlé en radio : découvrez les dessous de ce métier au cœur de l’info

Bénédicte Duval vous emmène à la rencontre de deux assistants des journaux parlés en radio de la RTBF : Ziad et Lorraine. Ils vous expliquent leur métier de l’ombre mais ô combien important.

Ziad Ben Ayed et Lorraine Bacq travaillent conjointement avec les journalistes de la RTBF, pour les journaux parlés de La Première et de VivaCité. Ils parlent de leur métier, de la représentation qu’en ont leurs proches, des aptitudes nécessaires à la fonction et des difficultés rencontrées dans leur quotidien professionnel.

Le métier d’assistant au journal parlé et ses a priori

Loin du cliché de la personne qui apporte le café et les notes au journaliste, ces personnes effectuent un travail très important pour la réussite d’un journal en radio explique l’éditrice Inside de la RTBF.

L’assistant au journal parlé en radio fait le lien avec l’ingé son qui diffuse sur les ondes le journal, et "le journaliste qui choisit le sujet et écrit le journal" résume Lorraine. Ziad ajoute aussi l’attention apportée au respect de la conduite, à savoir la structure qui détaille dans l’ordre les sujets à aborder à l’antenne par le présentateur.


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Malgré ces explications formulées aussi à leurs proches, difficile parfois de bien leur faire comprendre la tâche qui leur incombe au quotidien. Les proches de Ziad le considèrent ainsi comme un pré-journaliste qui se lève tôt le matin pour travailler et ceux de Lorraine croient qu’elle passe à l’antenne.

"Peut-être que le métier en radio et télé est un peu associé au côté paillettes" ajoute à ce sujet Bénédicte Duval. "Il y a un côté média qui fait un peu plus rêver alors qu’au final c’est un boulot normal" confirme par exemple Lorraine.

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© Getty Images

Les aptitudes et difficultés du métier

L’une des difficultés du métier d’assistant au journal parlé est incontestablement l’horaire décalé. Ceux-ci doivent se réveiller très tôt pour travailler. "Je déteste cela et je pense que je n’arriverai jamais à le supporter mais je n’ai pas le choix, cela fait partie du travail. L’avantage c’est que je termine tôt, en début d’après-midi" déclare Ziad.

Lorraine n’a quant à elle pas de problème si elle doit se lever à 6h mais son travail l’oblige souvent à se réveiller à 4h30 pour débuter à 5h30. "Je pense que personne n’aime ça" sourit-elle.

Mais l’organisation et la ponctualité ne sont pas les seules qualités requises pour embrasser cette profession. "Il faut être résistant au stress. Cela n’a l’air de rien, mais c’est un métier qui peut être stressant puisqu’on a des contraintes horaires importantes et notre travail aboutit dans l’heure voire même un peu avant. Par exemple je commence à 5h30 du matin. Ma première contrainte est de faire en sorte que le 6h soit sur les rails. Quand j’arrive, j’ai 20 ou 30 minutes pour que ce journal se passe bien" dévoile l’assistant.

"Il faut être organisé, minutieux, car il peut toujours se passer quelque chose d’imprévu" résume sa collègue.

Les situations habituelles de stress

Au cœur de l’info, les assistants aux journaux parlés doivent être réactifs. Ziad se souvient d’un grand moment de stress : "Il est 5h35, François Kirsch qui va présenter le 6h m’annonce l’arrivée d’un reportage du Japon avec deux traductions à faire et qu’en plus il faut gérer un direct. J’ai 20 minutes pour faire beaucoup de choses".

Un objet aussi commun qu’une imprimante peut aussi générer de l’angoisse même si elle ne définit pas son travail. "Souvent on imprime la conduite 3 à 4 minutes maximum avant le journal et si l’imprimante ne fonctionne plus et qu’une page se cale dedans on se rend compte qu’on n’est pas grand-chose face à cette machine" explique Lorraine.

Sara De Paduwa, amenée aussi à collaborer avec ces personnes ne tarit pas d’éloges envers ce "boulot magique mais compliqué parce que les journalistes sont très stressés et ils doivent prendre parfois toute cette mauvaise énergie". Bénédicte Duval ajoute aussi la polyvalence et l’adaptation envers l’actualité.

Pour plus de coulisses de la RTBF, retrouvez Bénédicte Duval d'Inside et bien d'autres chroniques dans Le 6-8 sur La Une.

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