Le 6-8

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Accents et dialectes : les particularités du "West-Vlaams", incompris du reste de la Flandre

Accents, dialectes, expressions typiques : notre pays est certainement loin d’en manquer ! Dans Le 6-8, Gilles Delvaulx, le chroniqueur francophone de Flandre, vous fait découvrir le dialecte atypique de Flandre Occidentale.

Si quelques expressions ou mots sont propres à des régions bien particulières, on remarque qu’en Belgique francophone, tout le monde comprend tout le monde. "Et là, il y a une grande différence entre la partie francophone du pays et la Flandre", annonce Gilles Delvaulx.

"En Wallonie, on parle français et on parlait le wallon qui tend à disparaître. C’est sans doute très dommage, mais les gens qui parlent couramment wallon entre eux, ça fond comme neige au soleil", continue-t-il.


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Côté flamand, la donne est totalement différente. Bien que "l’algemeen Nederlands", c’est-à-dire le néerlandais officiel parlé essentiellement en télévision reste la norme, les dialectes sont toujours bien ancrés. "Je vous parlais l’autre fois du dialecte Limbourgeois qui est très chantant, il y a aussi l’Anversois, mais aujourd’hui, j’aimerais mettre le focus sur le West Vlaams", indique Gilles.

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Le drapeau de la Flandre Occidentale bleu, jaune et rouge reprenant un élément des armoiries. © Getty Images / Montage Vivacité

Les particularités du West-Vlaams

A la côte, à Bruges, Ypres ou encore Courtrai, il est parfois difficile pour les "Flandriens occidentaux" de se faire comprendre… des autres flamands.

Le dialecte, qui pourrait être considéré comme une autre lance, reprend en effet des mots tout à fait spécifiques : "Par exemple, en néerlandais, on dira "een boterham" pour une tartine, en West-Vlaams, on dit "een stutten". Ça n’a vraiment rien à voir, ça n’a même pas la même consonance", fait remarquer le chroniqueur.


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On retiendra également l’emprunt du français pour plusieurs mots. "Een assiet", pour une assiette, "een frein" pour un frein, par exemple. "Dans ce cas-là, c’est plus facile pour nous, les francophones. Mais surtout c’est la façon de prononcer qui est particulière. Ils vont beaucoup avaler la fin de leurs mots, et notamment les syllabes", analyse-t-il.

Le chroniqueur enchaîne ensuite avec des expressions bien flamandes, dont la prononciation est radicalement différente : "C’est presque une autre langue. Ils ne prononcent pas non plus les "g", cela devient des "h"".

Les West Vlamingen sont vexés car ils sont toujours sous-titrés à la télévision

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© Getty Images

Parfois moqués pour leur façon de parler, les West Vlamingen sont également connus pour être très travailleurs, aimant l’argent et assez peu empathiques.

Selon la théorie d’un ami du chroniqueur lui-même provenant de Flandre Occidentale, "plus on se rapproche de Ypres, moins les gens sont empathiques". Une analyse qui résulterait du fait qu’Ypres était l’épicentre de la Première et de la Deuxième Guerre Mondiale. Les gens étant tellement dans le besoin, qu’une culture du 'chacun pour soi' se serait peu à peu développée.

Retrouvez le point de vue du francophone en Flandre Gilles Delvaulx et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur la Une.

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