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5 anecdotes que vous ne saviez peut-être pas sur Jean-Jacques Goldman

Le 11 octobre, Jean-Jacques Goldman soufflera ses 70 bougies. Eddy Przybylsky revient sur son début de carrière et livre plusieurs anecdotes sur l’artiste.

Il est certainement l’auteur-compositeur-interprète par excellence de la variété française.

Plus de 30 millions d’albums solos vendus à son actif. Parolier, compositeur et producteur des plus grands artistes de son temps comme Céline Dion ou Johnny Hallyday, Jean-Jacques Goldman, né à Paris le 11 octobre 1951, a presque tout réussi dans sa carrière artistique.

S’il compte vraisemblablement ne plus remonter sur scène, la RTBF souhaite dans tous les cas se pencher sur son œuvre en lui consacrant ce 9 octobre une soirée anniversaire avec un documentaire exclusif. Quand la musique est bonne, Il suffira d’un signe, Je te donne, Comme toi, ou encore Puisque tu pars, Goldman a en effet été séduit des générations entières par son sens des mélodies, ses textes et sa simplicité.

Mais sait-on vraiment tout de sa carrière et de sa vie ? Grâce au journaliste musical Eddy Przybylsky, découvrez ci-dessous 5 anecdotes à connaître sur la naissance du mythe Goldman.

Son demi-frère a été assassiné en rue

Son père, Alter Mojsze Goldman, travaillait dans un magasin de sport. Juif polonais communiste immigré en 1925 à Paris, il a exercé une influence différente sur ses progénitures.

Si Jean-Jacques a visiblement hérité de son goût pour la solidarité, en étant notamment l’un des fondateurs des Restos du Cœur, son demi-frère, Pierre Goldman, s’est fait remarquer comme militant d’extrême gauche. Ce dernier réalise des braquages pour financer la guérilla au Vénézuela. Il finit par être abattu en rue par trois hommes qui n’ont jamais été identifiés. Règlement de compte ou groupuscule d’extrême droite ont été des pistes envisagées par les enquêteurs.

Il ne voulait pas chanter

Vivant à Montrouge, il suit des études au lycée François Villon, qui compte également Michel Jonasz et Patrick Bruel comme élèves.

Il débute sa formation musicale en 1958 par le piano puis le violon avant de s’initier à la guitare grâce au scoutisme. Il intègre ensuite le groupe de quartier Red Mountain Gospellers en 1967. Le premier disque auquel il participe est produit par… le curé de sa paroisse, le père Dufourmantelle. Il ne chante pas encore mais figure parmi les musiciens.

En effet, comme il l’avait confié à Eddy Przybylsky qui l’a interrogé en 1984, il n’osait pas chanter car on se moquait régulièrement de sa voix aigüe.

Il a même abandonné la musique à 19 ans pour sortir diplômé de l’École des hautes études commerciales à Lille. Il reprend ensuite le magasin de sport de son père.

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© Patrick Aventurier / Gamma-Rapho / Getty Images

Il a tenté de copier "Rockcollection" de Laurent Voulzy

Après ses études, il forme Taï Phong avec deux Vietnamiens. Le groupe sort Sister Jane et rencontre un certain succès. Les autres membres du groupe souhaitent partir en tournée en 1978 mais Jean-Jacques Goldman, père de famille, ne veut pas abandonner ses proches. Il trouve donc comme remplaçant Michael Jones avec qui il devient ami.

La même année, il tente de réitérer l’exploit réalisé par Laurent Voulzy un an plus tôt. Encore inconnu du grand public, ce dernier connaît un succès phénoménal avec Rockcollection, morceau dans lequel il reprend plusieurs tubes de rock anglo-américain.

Goldman s’inspire de cette idée pour sortir Slow Me Again, un titre qui évoque les grands slows, de Only You des Platters jusqu’à Night in White Satin des Moody Blues. C’est un bide commercial : il ne vend que quelques centaines de copies. Aujourd’hui, ce disque vaut une fortune.

Au moment de son premier succès solo, il était déjà marié

Alors que Johnny Hallyday devient déjà l’idole des jeunes lors de ses premiers succès dans la musique en 1960 à l’âge 16 ans, Jean-Jacques Goldman lui ne se révèle au grand public qu’en 1981. Il avait alors 30 ans, était déjà marié depuis 1975 et avait deux enfants.

Il est repéré par l’éditeur Marc Lumbroso et les deux hommes démarchent dans de nombreuses maisons de disques, sans succès. C’est finalement le patron de CBS, qui gère le label Epic, qui oblige cette petite maison de disques à signer Jean-Jacques Goldman pour cinq ans. Sans le savoir encore, Epic met la main sur la poule aux œufs d’or en engageant l’auteur-compositeur-interprète : en quatre ans, il sort en effet 10 tubes dont Il suffira d’un signe, Quand la musique est bonne, Comme toi, Au bout de mes rêves, Encore un matin ou Envole-moi.

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© Jean-Paul Guilloteau/Kipa/Sygma via Getty Images

Il est venu en concert… à Jodoigne

En novembre 1983, Jean-Jacques Goldman, fort du triomphe de ses deux premiers albums solo donne ses premiers concerts en Belgique, deux à Liège et deux à Charleroi.

Il ne passera ensuite plus jamais par ces villes. Pourquoi ? Son succès est tel qu’il ne foulera plus que la scène de Forest National, remplissant même la salle neuf fois en 1988, soit l’équivalent de 72.000 spectateurs.

Sauf que le 4 juin 1995, il passe par le complexe sportif de Jodoigne avec Michael Jones et Carole Fredericks et 12 membres des Chœurs de l’Armée rouge. 1400 personnes assistent à cet événement unique. "Il avait voulu faire une tournée dans les petites villes où il ne se passe jamais rien comme il disait" indique Eddy Przybylsky qui était dans l’assistance.

La Story de Goldman, c'est ce samedi 9 octobre dès 20h50 sur La Une, présentée par Bruno Tummers et Joëlle Scoriels.

Retrouvez les histoires d’Eddy Przybylsky et bien d’autres chroniques tous les jours de la semaine dans Le 6-8 sur La Une.

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