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Quand ne pas désencombrer sa maison accentue les risques du burn-out

Assistante sociale, Audrey Demeyere s’est reconvertie dans le home organising, avec une approche plus thérapeutique qu’esthétique. Pas question pour elle de transformer les maisons en décors de magazines. Son but ? Aider les gens à se reconnecter avec eux-mêmes en soignant leur intérieur.

Désencombrer sa maison conforte le soin de soi

Audrey Demeyere parle de la maison comme levier de guérison, comme outil thérapeutique dans le cadre d’une dépression ou d’un burn-out. L’idée c’est "d’amener la maison comme levier de changement, levier de guérison, dans un processus qui va  permettre aux gens d’amener cette douceur vraiment nécessaire. "

Dans son histoire, Audrey Demeyere a traversé un burn-out et s’est retrouvée coincée chez elle, face à tout ce qu’elle devait faire, ce qu’il fallait faire.  Elle a fini par craquer parce que sa maison ne la ressourçait absolument pas. Rien n’avait sa place, les choses étaient partout. C’était vraiment le reflet de ce qui se passait dans sa tête.

C’est extrêmement compliqué de se retrouver chez soi à ne rien faire surtout quand on a été très active. Comment gérer " ne rien faire " avec toute la culpabilité que ça amène.

Audrey Demeyere essaie de comprendre et d’amener une solution au moment où les gens se retrouvent chez eux, d’amener le regard sur " et si votre maison pouvait vraiment apporter ce réconfort, ce ressourcement qui est indispensable. "

Quand on est dans une période de profond bouleversement comment doit se faire ce changement dans la maison ?

" Il faut avoir à la fois la douceur et à la fois pouvoir permettre d’avoir ce regard extérieur pour pouvoir cibler les moments où l’énergie est là.   Si je mets, au moment où j’ai un peu d’énergie, des petites choses en place, ça me permettra, au moment où j’ai décidé de ne rien faire, de le faire en pleine conscience et sans culpabilité. "

"C’est vraiment amener cette nuance-là, parce qu’à un moment donné quand on est chez soi en burnout la temporalité n’existe plus, la journée passe et c’est extrêmement compliqué parce qu’on a toujours fonctionné avec une certaine organisation. Se retrouver du jour au lendemain catapulté dans son fauteuil alors qu’on en a pas envie, qu’on a peut-être ce sentiment d’abandonner ses collègues, de ne pas être d’accord avec cet arrêt, il y a toute cette gestion mentale de se retrouver soi avec soi et si en plus on a le nez sur tout ce qui traîne, sur tout ce qu’on aurait dû faire, qu’on c’était dit qu’on allait faire mais qu’on a pas fait, on peut devenir complètement dingue. "

Quand on nettoie, on se nettoie un peu

Avant de se lancer dans le métier de " home organiser ", Audrey Demeyere était assistante sociale.  Elle a voulu, à travers sa réorientation professionnelle, trouver une continuité à tout ce qu’elle avait expérimenté, ayant travaillé avec des enfants placés en famille d’accueil, elle s’est rendu compte que la maison est le fil rouge dans la vie des gens.  Tout se passe à la maison que ce soit l’éducation, les joies, les peines, les pleurs.  Il y a vraiment un lien d’attachement avec sa maison qu’on le veuille ou non.   Elle parle de la maison comme si c’était une personne ou quelque chose qui a une importance et un rapport important dans cette relation qu’on va avoir avec soi-même.  Comme on dit " Quand on nettoie, on se nettoie soi un peu ".

Prendre conscience du triangle

Audrey Demeyere a personnellement pris conscience du triangle qui existe entre le parental, le professionnel et l'intérieur, et des interactions entre chacun. Elle a compris que si on n'a pas d'ancrage dans sa maison, si on ne peut pas ressentir un sentiment de bien-être et de confort quand on rentre chez soi, le reste ne fonctionne pas non plus : tout est étroitement lié !

La maison est vraiment un pôle extrêmement compliqué à gérer et c’est vrai que le retour qu’on a sur l’estime de soi est vraiment à ne pas négliger.  Désencombrer est un outil qu’on va utiliser.  C’est une des premières étapes.  Il faut qu’on puisse faire le vide pour pouvoir mieux restructurer et organiser.

Audrey Demeyere

Maman de 3 enfants, assistante sociale, thérapeute de la maison aujourd’hui. Elle a créé sa propre activité qui s’appelle " Vivement chez moi ".  Retrouvez-la aussi sur Facebook.

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Audrey Demeyere © https://www.facebook.com/vivementchezmoi/

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