La vie du bon côté

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Quand envoyer son enfant chez le psy pour stimuler sa vie du bon côté ?

Quand envoyer son enfant chez le psy ?

Marie-Christine de Wasseige, directrice de publication du " Psychologies Magazine " et Diane Drory, psychanalyste mettent en lumière ces instants où il est bon de se faire accompagner... ou pas pour prendre la vie du bon côté.

Cauchemars, angoisses, problèmes scolaires, ... Comment dissocier les petits cahots de l'enfance des véritables problèmes qui nécessitent un accompagnement ? Pas toujours facile de s'y retrouver dans cet espace d'incertitudes, de panique, de stress, d'inquiétude d'autant qu'on veut être un bon parent. Faire appel à son bon sens est déjà une belle démarche mais jusqu'à quel point ?

Avec la main mise sur la procréation, les enfants de nos jours sont pour la plupart des enfants du désir. Du coup les parents se doivent de donner le meilleur pour ces enfants chéris et donc être un bon parent !. Les enfants intègrent bien ce schéma et deux attitudes différentes comme la colère et le côté introverti peuvent être autant de comportements qui découlent de cet état de fait. L'enfant colérique - non pas capricieux - mais colérique ne comprend pas pourquoi le si bon parent lui refuse un jouet alors qu'il est censé être issu du désir et qu'il estime par lui même ce qui est bon pour lui. L'enfant introverti peut opter pour l'autre attitude et être dans le bon schéma d'attente des parents pour leurs envoyer l'image du si bon parent ! A l'extrême, de tels comportements peuvent être épinglés chez un psy qui clarifie la situation et invite chacun à reprendre sa juste place.

Une personne ressource, une tierce personne comme un grand-parent mais aussi un psy peut être d'une aide précieuse. On est souvent dans des situations où l'affect est très présent, donc une personne qui a le recul, la distance et l'objectivité face à la situation peut être un bel élément déclencheur pour apaiser la vie du bon côté.

On se sent parfois un peu désemparé face à une situation... Notre enfant est plus fragile, perturbé à la suite de la séparation du couple. Le deuil doit se faire effectivement, il faut donner du temps au temps mais se sentir désemparé peut effectivement être une bonne raison pour se faire accompagner par un psy.

Pas toujours évident de reconnaître que nous n'avons pas toutes les réponses face à chaque situation. C'est bien de se reconnaître impuissants face à certaines circonstances ... Percevoir sa limite et l'accepter positivement ou encore se sentir trop partie prenante et donc passer la main et se faire accompagner, c'est d'une grande sagesse, un véritable cadeau de vie !

Et l'après psy ? L'enfant est-il tenu de raconter le contenu de ses séances chez le psy aux parents... Est-ce un bien, un mal ? Le laisser libre de partager ce qu'il souhaite est très serein, sain, léger, respectueux. L'enfant a sa vie privée, son jardin secret qu'il est bon de respecter.

A quel psy se vouer ? Au lieu de prendre le bottin téléphonique et laisser faire le hasard, se renseigner auprès du planning familial, d'un centre de guidance, d'un  CPMS, ... des "spécialistes". Cela dit avoir une formation n'est pas une garantie pour autant . L’enfant doit avoir le sentiment d'être à l'aise, d'être entendu, respecter, ... C'est essentiel. Tout le monde ne peut pas aider tout le monde donc écouter son feeling aussi est bien quelle que soit la renommée attribuée à ce psy. Se faire confiance - à son ressenti, c'est incontournable. 

Seul ou accompagné... CAP sur la vie du bon côté !

 

Les commentaires des auditeurs en image...

Christelle a deux enfants qui sont suivis chez le psy. Son fils pour l'aider à gérer son état de HP et sa fille pour l'éventuel traumatisme à la suite d'un accident de voiture.

Anne a trois enfants suivis chez trois psy différents à la suite de sa séparation. "Accepter que malgré l'amour qu'on leurs donne on ne sait pas toujours leurs venir en aide... Recourir à une aide extérieure est bénéfique."

L'ex mari de Dominique s'est suicidé. L'enfant de ce papa n'a pas souhaité dans un premier temps aller chez un psy, c'est un peu plus tard qu'il a fait la démarche et a estimé par lui même quand il était temps d'arrêter.

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