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Qu’est-ce que le Trouble du Spectre de l'Autisme et comment le reconnaître ?

La différence fait la richesse de notre monde. Nous devons absolument accepter que certaines personnes soient différentes, interagissent et communiquent différemment que "la norme".  Ce sont d’ailleurs ces personnes, qui se retrouvent "hors normes" qui nous apprennent le plus sur l’être humain et sur ses potentialités. Dans ce podcast, Sylvie Honoré et son invitée Louise Abraham, logopède et thérapeute de la communication, nous parlent du Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA).

Etre c'est communiquer. 

Tout refus de communiquer est une tentative de communication; tout geste d'indifférence ou d'hostilité est appel déguisé. - Albert Camus

Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme ?

Le trouble du spectre de l’autisme est un trouble neurodéveloppemental présent à la naissance. Les premières manifestations peuvent apparaître lors de la petite enfance, généralement vers l’âge de 2 ans.

Ce trouble touche plusieurs aspects du développement de l’enfant. Il influe sur la capacité de l’enfant à communiquer et à entrer en relation avec les autres en plus de restreindre ses champs d’intérêt.

L’autisme est une façon différente de voir le monde qui nous entoure. Les personnes ayant un Trouble du Spectre de l’Autisme ont une perception surdéveloppée et de ce fait, ne perçoivent pas du tout la même chose que les personnes non-autistes, au niveau des différents sens : visuel, auditif, tactile, proprioceptif, etc.  Et ces particularités sensorielles expliquent énormément de choses, que ce soit des comportements un peu "bizarres", en tout cas que l’on juge bizarres car on ne peut pas les comprendre, et des façons différentes de communiquer. On ne parle pas d’absence de communication et d’interaction mais plutôt de différences dans la façon de communiquer et d’interagir.  En effet, tout le monde communique et interagit car sans communiquer, l’être humain meurt.

Dès que nous naissons, nous communiquons, avec tous les moyens dont nous disposons. Les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme ou tout autre individu ayant un développement un peu différent, n’ont pas les moyens dont nous disposons tous et donc développent leurs propres moyens pour communiquer. Et parfois, ça passe par des cris, des comportements "particuliers", … avant que le langage oral apparaisse, bien plus tard. S’il apparaît évidemment car, malheureusement, il peut y avoir des comorbidités associées à l’autisme rendant difficile l’accès à la parole (par exemple : trouble moteur tel que la dyspraxie verbale qui est très fréquente dans l’autisme).  Dès lors, il est indispensable au plus tôt de donner aux personnes des moyens pour communiquer autrement que par le langage oral. On parle de systèmes de Communication Alternative Améliorée

Quelles sont les causes ?

Il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental, pas une maladie, qui ne se guérit pas. La personne se situant donc dans le spectre se développera avec ses différences, toute sa vie. Les causes sont multiples, différents facteurs sont à ce jour mis en évidence : le facteur génétique (prédisposition génétique), le facteur neurobiologique (anomalies qui viendraient du système nerveux central et un surdéveloppement de connexions proches qui ne s’élimineraient pas, et des connexions distantes moins développées) et le facteur environnemental (troubles du cerveau venant de troubles intestinaux causés par la pollution, des agents infectieux, métaux lourds, …).

Quels sont les signes d’alerte qui peuvent donner un soupçon d’autisme ? Et dès quel âge apparaissent-ils ?

Au niveau des signes majeurs : inquiétude des parents concernant le développement de leur enfant, notamment en termes de communication sociale et de langage. Ensuite, une régression des habiletés langagières ou relationnelles, en l’absence d’anomalie à l’examen neurologique. Absence de babillage, de pointage à distance ou d’autres gestes, sociaux pour communiquer à 12 mois. Absence de mots à 12 mois. Absence d’association de mots (non écholaliques) à 24 mois.

Ensuite, avant 18 mois, d’autres signes : niveau de vigilance inhabituel (trop calme ou irritable), sommeil perturbé, diversification alimentaire difficile, régulation des émotions difficile, difficulté d’ajustement tonico-postural, développement particulier du répertoire moteur, exploration inhabituelle des objets de l’environnement, humain et physique, quelle que soit la modalité sensorielle mobilisée.

Autour de 18 mois, engagement relationnel difficile, manque d’attention et de réciprocité sociale, de réactivité sociale, pas de langage oral réceptif et expressif, peu ou pas de jeu socio-imitatif et symbolique, réponses sensorielles particulières.

Au-delà de 18 mois jusqu’à l’adolescence, difficultés relationnelles : à créer des liens amicaux, à engager, suivre et participer à une conversation, à prendre des initiatives sociales, à comprendre ou interpréter des intentions, des expressions langagières, le second degré, etc. Particularités dans le comportement et les intérêts prenant un caractère anormalement répétitifs, restreints et stéréotypé. Utilisation inappropriée du langage. Pauvreté du contact voire indifférence ou familiarité excessive. Difficultés à reconnaître émotions d’autrui, balancements et/ou autres mouvements stéréotypés, résistance au changement, mise en place de rituels, troubles du comportement.

 

Vers qui les parents doivent-ils se tourner afin de pouvoir mieux comprendre ce qu’est l’autisme ? 

Si les parents souhaitent un diagnostic, ils doivent s’orienter vers les centres de référence en autisme. Ils sont au nombre de 4 en Belgique francophone : Saint-Luc et l’Huderf à Bruxelles, La fondation SUSA à Mons et Le CRAL à Liège. Ils seront sans doute mis sur une liste d’attente. Si celle-ci est trop longue, ils peuvent en attendant ou indépendamment s’ils ne souhaitent pas de diagnostic tout de suite s’orienter vers un médecin (c’est-à-dire un neuropédiatre et/ou pédopsychiatre) qui les relayera ensuite vers les professionnels qualifiés dans le but de créer une équipe autour de la famille (logopède, neuro/psychologue, kiné/psychomoticien).

Qui est Louise Abraham ?

Logopède 
Thérapeute de la communication

 

Le développement du tout-petit l’ayant toujours passionné, Louise Abraham est logopède (Master en logopédie) et travaille principalement en intervention précoce afin de découvrir les compétences cachées des petits bouts et de leur famille pour les aider à communiquer. 

Elle essaie au mieux de former, d’informer, de guider les parents, l’entourage, les professionnels aux techniques et stratégies efficaces. En effet, les parents sont les experts de leur enfant, le connaissent mieux que quiconque et sont dès lors indispensables pour favoriser le développement du langage et la communication de leur enfant.

Elle travaille avec des enfants tout-venant, présentant un retard de langage, un Trouble Développemental du Langage (TDL), un handicap, un Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA), un syndrome génétique, une dyspraxie verbale… tout enfant ayant des difficultés de communication. 

Elle donne également des formations sur le thème de l’autisme, aux logopèdes mais aussi aux enseignants, aux équipes pluridisciplinaires et propose des supervisions pour les logopèdes et équipes éducatives.

Vous pouvez la contacter par email à : louise.abraham@hotmail.be

 

Pour infos-contact : https://www.louiseabraham.com/ 

Pour des infos concernant les services et formations : https://www.louiseabraham.com/

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