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Comprendre et se libérer de la dépendance affective et émotionnelle dans le couple

Avoir besoin d'amour ou d'amitié, c'est tout à fait normal.  Mais quand cela devient une dépendance que l'on assouvit parce qu'on a peur d'être seul et besoin d'être aimé, alors on est dans la dépendance affective. Et, au coeur de la dépendance affective, que ce soit en amour, en amitié ou au travail, se cache un manque de confiance en soi.  Comment faire pour la regagner et être enfin bien avec soi-même ?  Sylvie Honoré en parle dans ce podcast avec son invitée Nathalie Fontaine, Conseillère conjugale et familiale.

Qu'est-ce que la dépendance affective ?

Une personne qui souffre de dépendance affective ne peut se sentir exister qu’au travers de l’autre. On parle de dépendance quand, dans une relation, notre estime de soi est entièrement dépendante du regard que porte l'autre sur nous. On n'existe que dans son regard. On retire rarement de la satisfaction d'une relation de dépendance. On a l'impression de toujours devoir en faire plus pour susciter l'intérêt de l'autre personne souvent distante, non disponible.

Qu’il s’agisse d'une relation amoureuse ou amicale, le dépendant affectif sera toujours dans l’attente et analysera la moindre chose que peut dire ou faire la personne dont il dépend. Ainsi, même si la relation est saine, que l’autre personne apprécie vraiment le dépendant et le lui montre, le dépendant sera aux aguets et s’inquiètera au moindre signe d’essoufflement de la relation – pourtant inévitable sans être grave. Le dépendant est donc souvent une personne très jalouse qui fait de nombreux reproches et peut ainsi mener lui-même à la fin de la relation.

Dans d’autres cas, quand la relation est malsaine, par exemple dans une relation amoureuse effectivement déséquilibrée, le dépendant souffrira de la situation sans se sentir capable d’y mettre un terme, persuadé qu’il reste un moyen de la sauver.

Quels sont les symptômes ?

La dépendance affective peut se traduire par différents signes d'intensité variable selon les personnes :

  • la peur d'être abandonné
  • une jalousie excessive
  • une insatisfaction chronique
  • l'incapacité à prendre des décisions seul
  • un manque d'estime de soi
  • l'anxiété et de la dépression
  • comportements compulsifs.
La dépendance affective a aussi tendance à favoriser les conduites addictives (alcool, drogues, jeu) pour fuir la souffrance. 

Quelles sont les causes ?

La dépendance affective touche principalement les personnes fragiles, hypersensibles, qui manquent de confiance en elles. Dans certains cas elles ont subi un manque d'affection pendant l'enfance ou ont vécu un choc émotionnel, mais ce n'est pas systématique. Les femmes sont généralement plus affectées par la dépendance affective que les hommes.

Elle est plus fréquence chez les personnes qui manquent de confiance en elles.

 

Comment s'en sortir ?

Cela passe tout d'abord par une prise de conscience de cet état de dépendance. C'est souvent quand cela va mal lors d'une consultation chez un psychologue que les dépendants affectifs comprennent leur "handicap sentimental". Si on ne peut pas complètement changer la personnalité d'un dépendant, on peut en revanche réduire ce trait grâce à un travail de développement personnel et éventuellement une psychothérapie. Le dépendant doit réussir à intégrer le fait qu'il faut d'abord s'aimer pour réussir à vivre une relation amoureuse saine. La peur de se retrouver seul doit être vaincue par quelques exercices simples comme s'exposer à des moments de solitude ou d'éloignement de l'autre, s'engager dans des activités pour soi et par soi-même et mieux accepter les émotions et les frustrations. Le sport, l'expression artistique ou la méditation sont autant d'activités qui pourront l'aider à se connaître davantage et donc, à gagner en confiance.

Qui consulter ?

Face à des signes de souffrance, d'anxiété et de dépression, il est recommandé de solliciter un avis médical (médecin traitant, médecin psychiatre ou psychologue). Les répercussions de la dépendance affective peuvent nécessiter une prise en charge spécifique au moyen d'une thérapie de couple ou d'une Thérapie Comportemantale et Cognitive. (TCC)

Les TCC

Les TCC sont indiquées pour traiter les troubles tels que l'anxiété et les comportements addictifs, elles sont recommandées aux personnes qui souffrent de dépendance affective et qui souhaitent s'impliquer dans le processus de guérison. Les objectifs de la prise en charge sont avant tout de changer le schéma de personnalité de dépendance et réapprendre une conduite adaptée afin de retrouver autonomie et équilibre dans la relation de couple.

Nathalie Fontaine

Conseillère Conjugale et Familiale - Sexothérapeute

Nathalie Fontaine reçois depuis plusieurs années des couples en thérapie et elle est véritablement passionnée par son métier ainsi que le domaine conjugal. Sa passion l'a amenée à créer L'Académie du Couple. Sa première motivation étant dans le fait qu'il existe aujourd'hui un ensemble de projets en soutien à la parentalité mais par contre en ce qui concerne le soutien à la conjugalité, en dehors de la thérapie classique, il y a très peu de projets pour mobiliser le couple conjugal.

L'Académie du Couple a pour objectif principal d'aider les couples à se libérer de leurs difficultés et/ou problématiques conjugales en recréant aussi du lien entre l'homme et la femme pour aboutir à leur propre sphère et dynamique conjugale.

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Du 100% digital… La Vie du bon côté, c’est tous les jours, quand vous le voulez du matin au soir, en PODCAST et dans la bonne humeur sur Vivacite.be, sur auvio, sur spotify, sur votre smartphone ou votre iPhone. C’est partout, tout le temps, où vous le voulez comme vous le voulez ! Sylvie Honoré vous invite à ce rendez-vous Bien Etre et Santé en présence d’experts en développement personnel. La vie du bon côté, c’est aussi un second rendez-vous dans "LA GRANDE FORME" du mercredi au vendredi sur VivaCité.



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