La vie du bon côté

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Chacun d'entre nous peut trouver "Le Bonheur à sa fenêtre"

Ce vendredi Sylvie Honoré reçoit Thierry Faymonville, l'auteur du livre "Le Bonheur à sa fenêtre". Nous courons tous après le bonheur et celui-ci semble malgré tout inaccessible.

Pourtant le bonheur, nous le vivons parfois dans certains moments sans s'en rendre compte. Que nous manque-t-il alors pour le vivre pleinement, et particulièrement en 2020, et prendre ainsi enfin la vie du bon côté ?

Thierry Faymonville nous en livre une part des réponses grâce à son livre, "Le Bonheur à sa fenêtre", un essai sur le bien-être.

Sylvie Honoré évoque avec lui plusieurs réflexions.

Qu'est-ce qui nous empêche d'être heureux ?

Telle est l'une des questions que pose Thierry dans le chapitre 5 de son livre. Il propose d'ailleurs une première piste : si on partait de nos besoins pour répondre à cette question ? N'est-ce pas nos peurs qui nous en empêchent ?

Souvent, les besoins fondamentaux insatisfaits entraînent des peurs qui nous empêchent d'être heureux, Thierry fournit son propre avis : "je pense que cela dépend de chacun. On sait très bien que les peurs sont en fonction de nos besoins selon la pyramide de Maslow. On sait bien que quand les besoins principaux ne sont pas satisfaits on a des grandes peurs: la peur de mourir, la peur de ne pas être aimé etc."

Il ajoute à cela :

Pour moi, les peurs c'est aussi dans notre enfance qu'on peut aller les rechercher.

L'appréhension face à la peur n'est pas la même non plus selon chacun  : "tout le monde n'est pas blessé et n'a pas peur au même stade" dit-il en se basant sur le psychothérapeute Thierry Janssen.

Selon Thierry Faymonville, on ne résout pas tous nos problèmes car "on a des choses sur notre dos depuis l'enfance". Il est d'ailleurs persuadé que "si on connait ses blessures d'enfance, on parvient à les identifier et à les résoudre".

Thierry livre également son avis sur la peur du conflit, qu'il faut entreprendre en le gérant sans impact physique, pour mieux se connaître et mieux connaître l'autre et sur la peur de la solitude, une peur qu'on n'a jamais appris à gérer :

On n'est pas obligé de vivre avec quelqu'un toute sa vie.

Il commente : "je pense qu'on a fait du couple et de la famille une sorte du couple idéal qui n'est pas toujours le plus épanouissant. On doit pouvoir s'épanouir tout seul à un moment donné".

Mettre en place la Communication Non Violente en 2020

Et si on s'écoutait mieux en essayant de se comprendre (mieux) ? L'empathie est une des choses les plus difficiles au monde ! L'écoute est un apprentissage !

"Il faut d'abord choisir le moment pour parler avec quelqu'un" estime Thierry. Il ajoute :

Je pense qu'on n'a pas été formé à l'écoute et qu'on écoute très mal, moi en premier. C'est un art d'écouter.

On n'a pas des conditions favorables à l'écoute aujourd'hui d'après lui.

La base de tout c'est de partir d'une situation commune. Il faut déjà être dans le même langage alors qu'on n'a pas tous les mêmes émotions ni le même vécu.

Une fois qu'on a reconnu la situation, on doit "accepter de se remettre en question" mais sans "tomber dans la culpabilité morbide".

Qu'est-ce qui influence notre vision de la réalité ?

Vous serez étonné d'apprendre que c'est d'abord notre morphologie qui l'influence explique Thierry Faymonville dans son livre.

L'auteur parle par exemple de "la ligne d'horizon" chez les adultes et les enfants ou bien la perception des mots et des couleurs. Thierry annonce ainsi :

Quand on est malade ou quand on est de mauvaise humeur, on ne voit pas la même chose.

Pour exemple, on prendra une décision différemment si on est déjà de mauvais poil ou si on respire la bonne humeur.

Il y a aussi les humeurs, les sentiments, la maladie, parfois notre imagination ou bien l'héritage trans-générationnel.

"Quand on est enfant on n'a pas nos idées à nous, ce sont celles de nos parents, on est conditionné" assure Thierry. Même à 50 ans, on ne s'en est parfois pas détaché.

Outre l'éducation de nos proches ou du milieu socio-culturel dont nous sommes issus, les médias ont bien sûr une influence sur notre vision de la réalité.

Le concept de la roue du changement de regard

Et si on changeait notre regard ? Cette question est aussi abordée dans le livre de Thierry. Cette roue, elle nous prouve que rien n'est jamais noir ou blanc.

Sur cette roue, "il y a l'autre et moi d'un côté et de l'autre".

"Par dessus cette petite roue on met un filtre qui correspond à notre vision à nous" explique-t-il.

Si on raie l'autre, "dans son regard, cela peut devenir de la violence physique ou psychologique parce que cela veut dire que je ne me raie pas du tout" déplore-t-il.

Donc dans ce cas la communication n'est pas possible. C'est le premier cas de figure. À l'inverse, c'est soi-même qui est rayé par l'autre.

Thierry Faymonville évoque ainsi le bonheur par le regard qu'on porte sur la vie, sur soi et sur les autres. Pour faire bref, si on a une faible estime de soi, on va surestimer les autres et peut-être les jalouser. In fine, ça empêche d’être heureux.

Et si nous pratiquions plus l'humour en 2020 ?

L'humour est une forme de détachement, de recul face à une réalité souvent triste ou dramatique.

Qu'est-ce qui nous empêche alors d'avoir de l'humour ? L'éducation certes mais le regard qu'on pose sur une situation aussi.

"On ne peut pas avoir du détachement tout le temps c'est sûr" commente-t-il. Les maladies et les décès nous entourent à chaque instant. Mais Thierry trouve effrayant que l'on se tracasse pour des problèmes plus futiles, par exemple avec notre voiture alors que certains pays "n'ont pas l'eau potable".

Il faut donc relativiser.

Enfin, et si nous redevenions plus "enfant" en 2020 ? Ces enfants qui ne connaissent pas la peur de l'avenir ou la peur de l'échec ? La simplicité est une de leur qualité essentielle !

"Il faut garder les qualités de l'enfant pour l'adulte", comme "leur curiosité, leur envie d'apprendre ou leur joie" voire leur créativité ou leur empathie pense Thierry. On doit toutefois rester conscient de ce que l'on vit.

Thierry Faymonville propose sa vision du bonheur

Thierry, originaire de Wanze, n'est ni psychologue, ni thérapeute. Il enseigne le dessin, l'audiovisuel et les techniques d'expression à Marche-en-Famenne. Ce sont juste des réflexions personnelles et livrées sans prétention. Il ne souhaite pas imposer sa vision mais la propose comme piste de réflexion. C'est son idée du bonheur qui est en nous, dit-il, et pas dans les choses extérieures. Il part de son expérience et s'inspire d'écrivains du bien-être.

"J'avais déjà écrit un bouquin il y a une petite dizaine d'années qui parle du bien-être avec certaines personnes et puis ma vie personnelle m'a donné des expériences qui m'ont donné envie d'écrire" raconte Thierry.

Il ajoute : "son expérience personnelle n'a pas trop d'intérêt sans la relier avec des choses de personnes qui pensent pareil ou à différemment".

C'est dans ce but qu'il a écrit son dernier livre sur le bonheur : "j'avais envie d'aller un peu plus loin et de partager (tous ces points de vue)".

"Le bonheur est derrière la fenêtre". Il suffit de l’ouvrir. Mais souvent, elle est fermée en plus d’être fumée, ce qui empêche de voir les couleurs du bonheur.

Envie d'ouvrir votre fenêtre ? Vous pouvez vous procurer le livre de Thierry Faymonville, soit via son adresse mail t.faymon@outlook.fr ou via son numéro de gsm, le 0477/543995, ou via son facebook.

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