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Laissez les animaux tranquilles !

Virginie Hess nous revient pour vous sur un rapport publié par le WWF. Il met en lumière le lien entre l’apparition d’épidémies et de pandémies, la destruction des forêts et le commerce illégal d’espèces sauvages.

Pour prendre le cas du COVID 19, il existe une forte probabilité que le virus provienne au départ de chauves-souris asiatiques. Mais la transmission de ce virus à l’homme n’aurait pas été directe : elle se serait faite par l’intermédiaire du pangolin, un petit mammifère insectivore qui figure parmi les animaux les plus braconnés au monde. Or une fois capturés, ces pangolins finissent dans des marchés à bestiaux qui drainent énormément de monde. On se trouve donc dans des situations où l’homme entre en contact avec des virus qu’a priori il n’aurait jamais dû côtoyer.

La transmission aux humains d’un virus qui circule dans le monde animal est un phénomène bien connu. Le virus du SRAS est lui aussi apparu chez les chauves-souris puis s’est transmis aux civettes des palmiers avant d’infecter les badauds des marchés aux bestiaux du sud de la Chine. Toutes ces maladies sont appelées des zoonoses. L’OMS en compte plus de 200, parmi les plus célèbres : la rage, la fièvre jaune, Ebola ou encore le sida.

Qu’est-ce que tout ça nous dit ?

Le gros problème se situe avant tout dans la manière dont l’homme exploite les milieux naturels et entre en contact avec la nature sauvage. Par la déforestation, les humains se mettent en contact avec des " nouveaux " animaux qui portent des virus méconnus. En parallèle, le commerce illégal des espèces sauvages augmente également les rapprochements avec des nouveaux microbes. Enfin, la modification des milieux ou des écosystèmes peut favoriser la migration des virus vers d’autres espèces ou bien entraîner leur mutation pour s’adapter aux nouvelles conditions et à leurs nouveaux hôtes.

La maladie de Lyme est un autre exemple édifiant. Selon des recherches récentes, le risque de contracter la maladie est plus élevé dans les zones où la diversité d’animaux vertébrés est faible et là où les habitats naturels sont plus morcelés. Selon le Rapport planète Vivante du WWF, les populations de vertébrés dans le monde ont pourtant chuté de 60% en 40 ans !

Et la Belgique ne fait rien pour améliorer les choses

La Belgique joue en plus un rôle de plaque tournante dans le commerce illégal d’espèces sauvages. En décembre 2019, le SPF Santé publique annonçait que 44 tonnes de viande de brousse arrivent ou transitent encore chaque année par Brussels Airport ! Alors que l’UE interdit la viande de brousse sur son territoire car elle peut contenir des agents pathogènes potentiellement dangereux pour la santé humaine. Le WWF parle de potentielle bombe virale !

Donc tant pour notre santé que pour la protection des milieux et espèces menacés, il devient urgent de prendre ce problème au sérieux en luttant efficacement contre le trafic illégal d’espèces sauvages et en renforçant la protection des écosystèmes et des zones vierges de la planète, qui sont de véritables antivirus !

Découvrez l’entièreté du rapport du WWF sur www.wwf.be/pandemies

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