La Grande Forme

Plus d'infos

Journée mondiale contre la maltraitance des seniors : faites-vous entendre !

Nous ne sommes pas toujours au courant que les seniors peuvent subir de la maltraitance et à quoi elle peut ressembler. L’équipe de "La Grande Forme" a voulu mieux comprendre ce qui peut exister en cette journée mondiale contre la maltraitance des seniors. Dominique Langhendries, directeur de l’ASBL Respect Seniors nous en parle.

En région wallonne, on compte environ 3000 appels par an et 850 d’entre eux nécessitent un suiviOn constate que 30% de ces appels concernent des attaques psychologiques et 10% des violences physiques.

L’OMS, organisation mondiale de la santé annonce que seulement 1 cas sur 25 de maltraitance des aînés est dénoncé.

En règle générale, ce type de maltraitance touche principalement la tranche d’âge au-delà de 80 ans qu’il soit homme ou femme. On remarque aussi que c’est essentiellement à domicile que les situations de maltraitance se déroulent. A noter que seulement 5% de la population de plus de 65 ans vit en maison de repos.

Qui blesse nos aînés

Étonnamment, dans 60% des cas, c’est la famille, surtout les enfants et les petits enfants, qui a un mauvais comportement. Les professionnels de soin ou l’entourage peuvent eux aussi être responsables de ces actes.

Si vous pensez être témoin d’une maltraitance, il est important d’en parler et de ne pas laisser les personnes âgées seules face à leur détresse. Il est indispensable de mettre en place cette dénonciation avec l’aval de l’aîné, surtout au sein de sa propre famille. Les associations spécialisées existent pour pouvoir extérioriser ces situations et notre ressenti par rapport à celles-ci.

Ne jamais rester seul face à cette maltraitance.

Les associations comme l’ASBL Respects Seniors, agence wallonne de lutte contre la maltraitance des Ainés offre un accompagnement psychosocial. Elles tenteront de faire évoluer des situations critiques. Il faut être conscient qu’elles peuvent évoluer de façon favorable. Par exemple, c’est souvent des cas de cohabitations difficiles.

Lutter contre la maltraitance 

Le conseil que nous donne Dominique Langhendries est "de penser au plus tôt à plus tard". En anticipant, on peut réfléchir de manière plus détachée à ce qu’on veut faire en fin de vie, comme aller dans un home ou rester chez soi. Cela permet d’anticiper les problèmes futurs en ouvrant le dialogue et en discuter avec les personnes de confiance avant les moments difficiles.

Il est important de souligner que la maltraitance, ce n’est pas toujours une volonté de faire du mal. Parfois en voulant bien faire, on fait du mal. Par exemple, les aidants proches peuvent être épuisés et perdre patience.

La Grande Forme, c’est du lundi au vendredi de 13h à 14h en direct sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio.

Newsletter Vivacité

Recevez chaque vendredi matin les événements, concours et l’actu Vivacité.

OK