La Grande Forme

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Est-ce que mon jardin peut accueillir un potager ?

L’équipe de "La Grande Forme" a voulu savoir si un potager pouvait être créé n’importe où. C’est donc tout naturellement que la question a été posée à Virginie Hess, notre raconteuse de nature.

Avant de commencer, Virginie Hess insiste sur l’importance de connaître la qualité du sol du futur potager. C’est grâce à cela que vous pourrez avoir une production saine pour votre santé et pour l’environnement.

Par exemple, dans des régions anciennement industrialisées ou fortement urbanisées, il se peut que certains terrains soient pollués.

Les polluants du jardin

Il existe 4 types de polluants dans les potagers :

  • Les métaux lourds comme le plomb. A Bressoux, un potager a été pollué aux métaux lourds.
  • Les hydrocarbures aromatiques polycycliques que l’on peut retrouver notamment dans des résidus de cendres
  • Les huiles minérales provenant du mazout de chauffage, des carburants ou d’huile de graissage pour véhicules ou engins de jardinage…
  • Les pesticides

Connaître la teneur de son sol

On peut consulter la Carte de l’état du sol, disponible gratuitement sur le site de Bruxelles Environnement pour les Bruxellois. Cet outil permet de savoir si votre terrain est potentiellement pollué et si oui, de quelle manière. Un outil similaire existe en Wallonie, à la Banque de données de l’état des sols wallons.

Il peut être intéressant également de mener une petite enquête sur son terrain : l’observer, demander des informations aux voisins ou à la commune sur son historique.

Orienté solution

Si vous suspectez une pollution du sol, il possible de faire analyser un échantillon par un laboratoire agréé. Certains d’entre eux sont spécialisés dans l’analyse des sols des jardins. Leurs coordonnées sont reprises sur les sites web de " Sols et déchets en Wallonie " et de " Bruxelles Environnement ". Comptez environ 60 euros pour l’analyse d’un échantillon de sol sur les métaux lourds, HAP et huile minérale et un délai entre 2 et 4 semaines avant de recevoir les résultats.

Une fois, les résultats reçus, trois cas de figure peuvent se présenter :

  • Votre sol n’est pas pollué : vous pouvez démarrer votre potager sans inquiétude.
  • Votre sol est légèrement pollué. Vous pouvez cultiver sans crainte moyennant le respect de certaines recommandations comme le fait d’ajouter régulièrement à votre sol de la matière organique (fumier et compost) et de la terre propre pour favoriser la dégradation de certains polluants. Il est également recommandé de peler les légumes-racines avant de les manger ou de les cuisiner.
  • Votre sol est pollué et cela peut représenter des risques : éviter de cultiver en pleine terre.

Attention, en Wallonie comme à Bruxelles, il est impératif d’informer le propriétaire du terrain sur lequel vous effectuez une analyse de sol car, en cas de pollution avérée, celui-ci se verra obliger de respecter des obligations légales comme l’assainissement du site.

La Grande Forme, c’est du lundi au vendredi de 13h à 14h en direct sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio.

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